Deux gros orages

Comme nous sommes toujours confinés et que cela risque de durer jusqu’au mois d’avril , nous continuons à vous raconter des anecdotes de nos voyages précédents.

Deux tempêtes lors de nos voyages en vélos.

En 2016, nous remontons le Rhin et poursuivons jusqu’à la mer du Nord en Allemagne.
Un soir nous installons notre bivouac face à la mer.
Le vent vient de la terre et nous roulons à la force de nos bras des balles de foin afin de nous protéger du vent.


Assis pour notre souper, en face de nous la mer et plus loin la côte des Pays-Bas;

A l’horizon s’accumulent d’énormes nuages d’orage, le ciel se zèbres d’éclairs trop loin pour que le son du tonnerre nous parvienne.

Tranquille nous regardons ce spectacle en nous disant que nous sommes bien ici. Rassuré par le vent soufflant de la terre vers la mer et logiquement poussant cet orage loin de nous.


Serein nous partons nous coucher; le sommeil nous emporte vite; que ça dort bien un cyclo voyageur.😴
Au milieu de la nuit le vrombissement du tonnerre,⛈ la violence de la pluie 🌧sur la tente et la force du vent 🌬nous réveil en sursaut.
Le vent à dû tourner, nous sommes en pleine tourmente.


Le ciel n’est plus que lumière, un roulement de grosses caisses🥁 incessant, le vent fait un concours de puissance, la tente est ballotée dans tous les sens, la violence des gouttes à l’extérieur se transforme en bruine à l’intérieur!!

La nature nous offre un son et lumière dont nous ne sommes plus spectateurs mais nous voici contre notre gré acteur.
Nous maintenons les arceaux de la tente car même si nous avons du matériel de qualité nous ne souhaitons pas nous retrouver sans toit dans cette tourmente.
Le ciel est en feu, l’orchestre ne sait que donner du tambour, les vannes sont grandes ouvertes, il ne pleut plus c’est un déluge et le vent développe sa puissance pour flatter le dieu Eole.
Combien de temps dura le spectacle, pas le moment de regarder la montre.
C’est long, c’est très long, mais nous savons que cela va se terminer, juste un peu de patience.🧘‍♂️
Les éclairs s’espacent, les grondements s’éloignent, le vent s’apaise, le calme revient mais il fait encore bien nuit.
Enfin pas de dégâts, tout est un peu mouillé dans la tente, nous verrons bien demain. Qu’une chose à faire continuer notre nuit.
Au matin nous sommes réveillés par un soleil éblouissant, un ciel immaculé.


Avons nous rêvé?
Il ne sait rien passer?
L’humidité à l’intérieur de la tente nous prouve que ce cauchemar était bien réel, mais tout est bien qui fini bien, car avec ce grand soleil nous pouvons faire sécher nos affaires.
En plus cette tempête nous a permis de mesurer notre sang froid et constater que notre materiel est de bonne qualité.

L’année suivante nous venons de terminer la traversée des grandes Alpes, nous sommes dans les Alpes de hautes Provence.
Au loin des nuages d’orage, nous passons Manosque, les autochtones ne semblent pas inquiets.

Des parents jouent dans un parc avec les enfants, sur une autre place les parties de boules se déroulent passionnément, des personnes de tous âges se promènent paisiblement.
Nous faisons confiance à ces gens du pays qui doivent bien connaitre la météo locale et partons tranquillement monter le col de la mort d’Imbert.


Nous aurions du nous méfier car avec un nom pareil, il y avait anguille sous roche.
A mi pente quelques gouttes, nous ne sommes pas en sucre et comme c’est un col pas trop dur nous montons à un bon rythme.
Le sommet!

Nous sommes accueillis par un roulement du tonnerre un éclair puis un nouveau coup de tonnerre et un ouragan de vent et de pluie s’abat sur nous.


Aucun abris, on se blottit l’un contre l’autre, nos vélos sont renversés par le vent.

La pluie arrivant avec force sur un sol très sec ne pénètre pas et rapidement se sont des ruisseaux qui dévalent les pentes et convergent vers le col.


Tout se termine aussi subitement et violement que cela à commencé;
La route est une rivière, nos pancho non pas supporté l’importance de cette pluie et nous sommes trempés.
Comme nos vélos étaient au sol de l’eau en à profité pour s’infiltrer dans nos sacoches.
Rien ne sert de faire une tête de chien mouillé, nous relevons nos montures et repartons dans au moins cinq à dix centimètres d’eau, la route est transformée en torrent.
Nous descendons très doucement, c’est surement le seul et unique col que nous avons descendu aussi doucement mais avec toute l’humidité ambiante nos freins ne répondent plus ou très mal.

Nous ne pouvons pas dire que nous souffrons du froid car dans le sud de la France en ce mois de juillet même après un orage la température reste agréable.
Arrivés au pied du col, le soleil est de retour et aura la gentillesse de faire sécher nos affaires.


Si il y a un col dont nous n’oublions pas le nom c’est le col de la Mort d’Imbert.
Mais au fait pourquoi un tel nom?
Ma curiosité me permet de vous raconter l’histoire.
« Il y avait dans la région une auberge, la fille de l’aubergiste Laure est très belle.
Tous les dimanches Imbert que la nature n’a pas gâté mais qui en l’occurrence est riche passe la journée à l’auberge.
Un jour il demanda au patron la main de sa fille, ce dernier voyant une affaire juteuse accepta.
Laure hurla et s’enfui à cheval avec celui qu’elle aimait.
Imbert leur tandis un piège dans lequel le cheval tomba.
Imbert arriva pour tuer l’heureux élu, des brigands de passages kidnappèrent Laure qui réussit à s’enfuir.
Elle couru et revint sur le lieu du piège au moment où Imbert allait donner l’estocade final au charmant jeune homme.
Laure n’hésite pas saisi un poignard qui était au sol et tua Imbert.
Sa funeste fin lui permis de garder à tout jamais un col à son nom.
On se doute que Laure et son charmant amoureux vécurent une belle histoire »…


Quand à nous, notre histoire aussi fini très bien, affaires séchées. Morphée nous emmène dans ses bas pour une douce nuit.

Et quelques jours plus tard nous aborderons les Pyrénées.

2 commentaires sur « Deux gros orages »

  1. « Que d’eau, que d’eau » comme disait Mac-Mahon face aux inondations de Toulouse ! En tout cas, je retiens de vos 2 aventures humides que le soleil répare généreusement les dégâts des orages. encore faut-il être en juillet 🌞 !
    Merci pour vos conseils de dégustations dans votre espace gastronomie, j’y vais rarement mais on commence à connaître vos penchants pour la roborative cuisine portugaise.
    Amitiés, Thierry

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    1. Salut Thierry,

      Et oui les voyages en vélos c’est quand même mieux en été.
      J’ai toujours du mal à comprendre des gens qui partent de France en plein hiver.
      Surement doivent-ils bosser dans de bureaux surchauffés et il leur faut s’affronter à la dureté de la nature.
      Comme nous sommes confiné que faire d’autres que de profiter de la gastronomie, un peu de sport pour ne pas prendre trop de poids!🤣
      Amicalement
      Pascal

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