Un site remarquable !

Nous sommes sur le causse du Larzac et la randonnée que nous amorçons va nous faire découvrir un grand site de France.

Nous partons du village de Vissec et suivons la rivière la Vis dont le lit est asséché. À tort lecteur tu vas dire que cela vient encore de ce dérèglement climatique tu pourrais avoir raison, mais la rivière disparaît par une perte, puis parcourt 8 kilomètres sous le causse par des galeries souterraines pour ressurgir dans un lieu où nous nous dirigeons.


Hier soir après avoir bénéficié d’un extraordinaire lever de lune voilà que ce matin le ciel se badigeonne de formes, de teintes, de nuances et de couleurs nous permettant de développer nos pareidolies.

Ne serait-ce pas l’oeil d’un cyclone ?
La mer moutoneuse avec une vague s’elevant sur la gauche.


Après ce spectacle notre attention va se porter sur la végétation soumise à la rudesse du climat, du vent sec et froid qui peut durer plusieurs semaines quelque soit la saison.

L’orpin de Nice


Des hivers glaciales, des étés très chauds marqués par la sécheresse. Les végétaux du lieu sont xérophiles c’est-à-dire leurs racines sont très développées pour pouvoir puiser l’eau en profondeur, leurs tiges sont ligneuses et coriaces, leurs feuilles de surface réduites peuvent être juste un piquant. Cette végétation change très vite selon l’altitude.


Le sentier qui sinue dans cette végétation sèche nous permet d’admirer quelques insectes spectaculaires et à certain moment nous marchons au milieu d’une nuée de papillons.


Face à nous des conifères aux épines gris-vert nous étonnent, nous apprenons que ce sont des cèdres de l’Atlas.

Les jeunes pousses sont des cônes qui poussent à la verticale et l’on peut s’imaginer que l’arbre se décore de centaines de petites bougies.


Nous arrivons au niveau du moulin abandonné de la Foux où la Vis sort avec force de sa résurgence.


Quelques centaines de mètres plus loin elle se glisse silencieusement avec des couleurs incroyables et d’une transparence exceptionnelle entre les chênes verts, les châtaigniers et les noisetiers qui occupent ses berges.


Nous sortons de ce milieu boisé et nous nous élevons au-dessus des gorges, devant nous, un panorama qui nous raconte l’histoire de la terre en million d’années.


Les calcaires caussenards sont des sédiments marins datant de 150 millions d’années. Il y a trois millions d’années le soulèvement des causses provoque l’effondrement de La Vis modelant des gorges profondes.


Mais roche depuis combien de temps es-tu coincé entre ces deux falaises ? Laetitia y met tout son cœur, rien ne bougera, elle ne sera pas déçue car convaincue que cela était seulement du ressort Hercule.


Nous arrivons après 11 kilomètres dans ce site classé par l’Unesco le cirque de Navacelle.


Il est tellement simple de rejoindre ces lieux, de descendre de voiture au premier point de vue, de prendre quelques photos bien souvent dans un brouhaha avec d’autres touristes. Nous préférons effectuer une marche d’approche qui nous permet de créer un lien avec le lieu grâce à la découverte de sa fone, sa flore ; nous nous imprégnons de l’histoire de la terre qui nous fascine et nous conduit vers un immense respect.


Au milieu de la végétation se présente un pont moutonnier spécialement construit pour les périodes de transhumances.


Depuis le bas du cirque les falaises nous dominent et nous impressionnent.


Cette fois-ci nous nous élevons dans les éboulis de pierre et plus nous prenons de l’altitude plus le cirque nous dévoile sa majestuosité.
Cette fois-ci, il est à nos pieds et il est facile de deviner l’ancienne boucle de La Vis.

L’érosion de la roche à permit à la rivière de couper au plus court.
La Vis poursuit sa trajectoire dans un train de méandres quant à nous il ne nous reste plus que 9 kilomètres pour retrouver notre maisonnette.


Nous croisons des lavognes qui sont des réserves d’eau pour le bétail, vue la déprise agricole elles existent toujours mais non plus d’utilité alors certaines s’enorgueillissent de nénuphars.


Nous revenons par le bois de Calo Rouge où une légère bruine nous accueille.


Belle rando de 21 kilomètres.

Nos périples sur le Larzac vont se poursuivre alors abonnez-vous pour ne rien rater.

A demain !

4 commentaires sur « Un site remarquable ! »

  1. Salut Thierry,

    Comme nous avons effectué cette rando par un temps plutôt maussade les touristes étaient absents. Mais je pense qu’à d’autres périodes cela est différent.
    Ce qui est intéressant vu l’étroitesse des routes la région à créé des parkings sur les plateaux du causse et des navettes gratuites sont mises en place pour amener les touristes dans différents lieux du site.
    A bientôt !

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  2. Très bel endroit que nous avons aussi découvert il y a quelques temps sous une chaleur de plomb…cependant nous n’avons pas fait d’aussi belles photos.

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  3. Très belle randonnée donnant envie d’aller la découvrir également !
    Quels paysages magnifiques, quelle richesse végétale et patrimoniale, merci beaucoup pour ce partage.
    D’autant plus que l’endroit et ce GR ne semblent pas menacés de surtourisme.

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