En cette belle soirée d’été nous admirons le Roc Castel et le Pic D’anjeau, destination de notre sortie de demain.

La nuit doucement enveloppe les monts et vallons et les cigales cessent leurs chants, même la fourmi arrête sa besogne.
La lune se lève, son disque parfait nous illumine en cette nuit du 1 au 2 août, nous sommes dans un cycle où elle se rapproche de la terre soit 357 309 kilomètres contre une moyenne de 382 900 kilomètres, nous la voyons 30% plus brillante et nous paraît 14% plus importante ; c’est ce que l’on nomme » La superlune « .

Ce phénomène sera visible deux fois en ce mois d’août la prochaine édition sera au 30 août.
Lors de nos randonnées nous adorons partir à l’aube, cela signifie que le réveil sonne alors que le silence de la nuit est toujours présent. Nous disons bonsoir à la lune qui part se coucher, je me remémore une chanson tombée dans l’oubli que fredonnait ma mère :
» Bonsoir Madame La Lune « . De Reda Claire en 1951.
Les gros avantages de ces départs matinaux?
- Nous évitons les grosses chaleurs,
- la foule à l’approche de lieux touristiques.
- Et enfin cela nous donne l’après-midi pour prendre du temps pour nous, lire ou écrire par exemple.
Petit déjeuner absorbé nous nous rendons au bourg de Montdardier d’où part notre balade du jour.
Une piste large monte légèrement ce qui nous permet de nous mettre doucement en mouvement.
Rapidement nous arrivons à un carrefour nommé la Baraquette, trois sentiers se présentent à nous, l’un évite les sommets par la droite, le second par la gauche nous emprunterons le troisième qui est le sentier de crête.
Celui-ci sillonne dans une forêt dense pour nous mener aux différentes roches.
Il est très escarpé et rapidement nous accédons à une première roche.


Pour atteindre les 789 mètres du Roc Castel il nous faut fournir quelques efforts, une pente raide et quelques passages vertigineux sur des rochers.
Nous y voici et le panorama est grandiose.

Nous redescendons vers ce que nous pourrions nommer un col qui nous sépare du Pic d’Anjeau.

En nous retournant nous profitons de la majestuosité de ces pains de sucre.

Le sentier se complique il doit être peu fréquenté la végétation est de plus en plus dense. Il faut autre chose pour nous arrêter.

La pente se redresse, les troncs des chênes qui doivent avoir de la peine à pousser en ce lieux venteux et pierreux nous aide à nous hisser. Nous franchissons plusieurs passages rocheux où nous avons besoin de nos mains.
Quand se présente à nous une paroi digne de l’escalade, d’ailleurs un piton est planté au milieu de celle-ci, haute d’ environ quatre mètres. Les prises sont bonnes et je l’a franchie assez aisément.
Laetitia se sent moins sûr, je vais un peu en reconnaissance et cela se complique nous n’atteindront pas le sommet du Pic d’Anjeau et ses 862 mètres.
Une roche au forme particulière retient mon attention.

Nous rebroussons chemin celui-ci étant compliqué à distinguer nous nous égarons et finissons par suivre des traces de gibier. La descente dans une végétation épaisse est fastidieuse. Nous sommes plus souvent accroupi, ou sur notre derrière pour passer sous les branchages que dans la position noble de l’Homme.
Enfin nous retrouvons une piste large ou une multitude de papillons nous enveloppent de leurs vols.
Un Machaon ou grand porte queue prend la pause.

Mais l’objectif de cette sortie n’est pas atteint, nous poursuivons pour arriver à la grotte d’Anjeau.

Pour y descendre le terrain est bien glissant, une fois que nos yeux s’habituent à l’obscurité et que nos frontales éclairent les parois, nous sommes époustouflés par les couleurs, sa hauteur est impressionnante.


Nous comprenons les sensations du spéléologue.




C’est extraordinaire ce que cette planète peut nous offrir comme tableaux différents où l’émerveillement guette à chaque pas de celui qui sait observer.
Nous effectuons notre retour par des sentiers sportifs mais plus facile que lors du trajet aller. Et nous retrouvons le lieu nommé la Baraquette, car effectivement une petite cabane en dur est présente pour abriter le randonneur ou lui permettre de se reposer.
Laetitia me propose de poursuivre notre sortie jusqu’au rocher de la Tude. Pourquoi ne pas aller à la découverte d’une roche remarquable ?

Nous marchons pendant deux kilomètres dans une forêt de pins où nous manquons d’air, la chaleur est pesante. Nous passons quelques points de vue où chaque fois nous admirons le paysage et les montagnes aux courbes douces. Le sentier est de plus en plus envahit par la ronce. Nous arrivons au lieu où un panneau nous indique rocher de la Tude 862 mètres mais point de roche remarquable. Un rocher est bien présent envahit par la végétation lierre et ronce rien qui ne mérite ce détour. Il ne reste plus qu’à redescendre sur un sentier très étroit et enfin nous retrouvons après 15 kilomètres notre véhicule. Il est un peu plus de midi et l’estomac nous rappelle que le casse-croûte pris en milieu de matinée est bien loin.
Le passage du Roc Castel et du Pic d’Anjeau est magnifique

et nous sommes ravis d’avoir pu pénétrer dans une grotte.

Nos sens ont imprégné notre cerveau de cette beauté.