Flâner sur les petites routes de France.

Nous nous sommes isolés pendant trois jours pour préparer la sortie de mon livre  » Tête à tête avec la Sierra Nevada  Andalouse  »  qui paraît aux éditions Unayok à la fin du mois d’août.


Vous pourrez profiter de petites vidéos à partir du 20 août !



En attendant nous reprenons la route comme les voyageurs en bohème que nous sommes.
D’ailleurs, nous nous rendons compte qu’il faut vite repartir, car isolés au cœur de cette forêt, nous nous attachons vite à ce petit coin de nature et nous voici écartelés entre l’attachement et l’appel du grand large.

Alors nous préférons larguer les amares avant que le lien ne se consolide de trop et que nous nous trouvions dans l’obligation d’utiliser une pince monseigneur ( expression du XVI ème siecle) des bandits d’autrefois pour libérer nos ailes et nous laisser à nouveau emporter par le vent.


Nous sommes sur la route des lacs dans les Monts de Lacaune, du premier le lac de la Ravierge nous ne verrons que des panneaux propriété privé, sens interdit, interdit de pénétrer et des barrières.
À la Salvetat sur Agout, petite bourgade, un panneau indique centre historique cela nous incite à partir et découvrir !
L’histoire n’a rien de bien marquant, des maisons sans cachets, mais pour les valoriser un mosaïste s’est amusé aux quatre coins de la ville.

Enfin l’homme contemporain à sauver l’honneur en ayant un peu d’humour.


Nous reprenons le volant, enfin je te rassure lecteur l’un de nous deux reprend le volant, dans ce cas, cela sera Laetitia et je me laisserai bercer pour une sieste.


Je ne perdrais rien du paysage, la route  qui longe le lac de Laouzas traverse une forêt de feuillus bien dense et nous n’avons aucune vue sur le lac.
Nous arrivons dans le petit village de Nages pas d’indication alléchante et pourtant dès l’entrée, l’église et les maisons nous surprennent par leurs cachets.

Nous lambinons dans ces ruelles et nous découvrons la brasserie artisanale du Castel, dégustation d’une bière triple, bien typée ayant du goût, délicieuse !


Sortir des sentiers touristiques et des routes annoncées à grand renfort de panneaux, se laisser porter par son intuition et se laisser surprendre, voila une pratique qui nous sied.


Enfin nous repartons pour nous poser en altitude, car ce soir c’est la nuit des étoiles et nous souhaitons profiter du spectacle offert par l’univers. 💫🌟

Nous voici au pic du Montalet à 1259 mètres d’altitude.


Une marche pour parvenir au sommet et nous sillonons au milieu des roches de granit de 300 million d’années.

J’observe d’autres promeneurs et malgré les panneaux explicatifs, plus usés par les intempéries que la lecture du visiteur, les gens marchent sur ces roches , sautent, crient, mais qui prend conscience de leur vie ? De leur histoire qui est un peu la nôtre !
Avec Laetitia  nous portons une admiration, un respect pour tout ce qui est présent ( heureusement nous ne sommes sûrement pas les seuls) dans cette ascension, car nous sommes connectés à cette nature.

Caché sous les deux papillons qui sont côte à côte une araignée ( le point blanc) leur injecte sont venin. J’ai eu l’impression que le troisième papillon tentait de sauver ses compères.


C’est triste de voir que pour certains la rupture est complète et ils sont justes dans un terrain de jeu où seront abandonnés mégots, papier etc.


Pour conclure cette journée je vous retranscrit ce qui est écrit sur la table d’orientation :


 » Impression étrange de « domination » paisible…se sentir grand et petit à la fois, apprécier la solitude tout en regardant la vie active des vallées. Sentiments parfois contradictoires que nous éprouvons en découvrant ce panorama « 

En mauve la bruyère illumine les flancs de la montagne.

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