À l’aube, le ciel doucement s’illumine, puis l’aurore pointe son nez et fête l’arrivée de celui qui réjouit nos journées vacancières.
La réflexion suivante qui fait plaisir quand elle nous est adressée confirme les propos ci-dessus « Tu es rayonnante comme le soleil « .

Le voici à présent dans un jeu de lumière, majestueux, il nous souhaite une belle journée. Face à ce spectacle, elle démarre sous de bons augures.
Mon regard dérive en direction du sol, voici une fleur anodine Thapsie Rouy. En règle générale on ignore son nom, mais on en trouve presque partout et bien souvent elles sont écrasées, piétinées, ignorées. Seul peut-être l’enfant de 3 ou 4 ans en cueillera pour sa maman.

Et pourtant en approchant le bout de son nez…

Lorsqu’à un autre moment de la journée, pour me détendre mon regard à nouveau s’élève, la contemplation me regagne en voyant ce nuage qui tente de copier la forme de l’arbre.

Devant moi un vol, mais non une danse, il monte, descend, s’élève pour redescendre, forme des arabesques invraisemblables dans les airs à une allure folle qu’il en est difficile à suivre. Il hésite sur le choix d’une fleur ou du brin d’herbe. Il repart de droite, de gauche, enfin il trouve son lieu idéal et s’arrête.
Le papillon a trouvé sa fleur.

Ses ailes sont abîmées, celles-ci sont constituées de minuscules et fragiles écailles. Le vieux papillon a les ailes usées, il porte des cicatrices des prédateurs, pour lui c’est déjà le crépuscule.
Nous poursuivons notre odyssée quant au détour de la route, nous apparait un tableau champêtre. Abrité des arbres, un pont à partir duquel le village se dresse fièrement. Dans notre véhicule, un cri : c’est adorable !

Il n’en faut pas plus pour nous arrêter, couper le moteur et partir nourrir notre curiosité. Nous sommes à Montlaur et ici au premier panneau, nous comprenons qu’il parle une langue particulière. Voici ce que nous lisons : la calade bombecul ?!
Heureusement, on nous gratifie d’explications :
La calade est une ruelle empierrée avec de gros galets de la rivière.
Bombecul ? Cette calade descend vers la rivière et dans des temps plus anciens toute la population allait laver le linge, chercher de l’eau ou abreuver les bêtes ; nombreux etaient ceux qui glissaient sur les galets et se retrouvaient sur leurs fesses, tout s’explique !

Sur la place de la mairie se dresse une statue menhir, cinq autres statues identiques furent retrouvées sur le banc communal, elles représentent toutes un personnage soit féminin ou masculin.

Les archéologues supposent que ces menhirs évoquent des divinités tutélaires, leur datation est de -2400 et – 1850.
Voici pour le moins une sculpture originale qui évoque la guerre de Cent Ans. L’an 1369 dans la plaine de Montlaur l’armée anglaise se bat contre les troupes du roi de France. Les Anglais sont mis en déroute. Ouf notre honneur est sauf ! (Ndr)

Cette victoire fut décisive pour la région du Rouergue.
Partout où nous passons, tôt ou tard, on retrouve un monument parlant d’une guerre à chaque fois de périodes très différentes.
La paix connue par une seule génération est récente, très récente, cela concerne toutes les personnes nées après 1945.
N’oublions jamais toutes ces atrocités, ces souffrances et agissons chacun comme nous le pouvons pour que la paix continue à régner dans notre Europe et si possible sur l’ensemble de la planète.
Le tour du village se prolonge et sur le mur d’une maison est présente cette publicité, nommée en des temps pas si lointains promotion.

Une maison typique, une ruelle bombecul et au revoir Montlaur.


Une soirée d’août, nous sommes isolés sur une colline pour une bonne nuit avec un panorama imprenable.

Cette fois-ci, le ciel nous convie à une fête sans son, mais aux lumières incroyables. Seraient- ce des éclats divins ?


L’orage ne sera pas pour nous, bonne nuit !
Pour vous aider à bien dormir, voici en cadeau un poème.
