L’histoire des Canoles.

Un site façonné par l’érosion du calcaire.

Décidément, pas après pas, nous découvrons à chaque randonnée des facettes merveilleuses et magnifiques de notre Terre mère.

Nous arrivons de bon matin pour éviter l’affluence dans un lieu hors du commun :

LES CANOLES

C’est une série de failles créée il y a des dizaines de millions d’années lors de la formation des Pyrénées.

L’érosion du calcaire qui façonne les Causses depuis des années a provoqué des fractures profondes qui peuvent aussi s’appeler « canalette ».

Nous avons le sentiment de pénétrer dans une partie intime de la vie de notre planète.

Dans ces goulots très étroits, nous sommes obligés de nous faufiler, de nous baisser. Nous dérangeons une chauve-souris, pourtant nous faisons le moins de bruit possible. Affolée, elle fera plusieurs va-et-vient avant de trouver une anfractuosité où elle se sentira en sécurité. 

Ici, la roche est travaillée, sculptée, sans être un spécialiste en géologie, on ressent la force de l’érosion. 

La force humaine, bien peu de choses à côté.

La présence humaine date de la préhistoire, soit – 70 000 ans.

Lors des fouilles furent retrouvés des ossements de chevaux, d’ours, rhinocéros, hyènes ainsi que des pointes et des racloirs.

Par la suite, la région fut régulièrement habitée, les grottes servaient de refuge, les canoles de pièges pour les animaux et l’eau étaient présentes en de nombreux lieux.

Nous n’omettons pas de nous émerveiller devant la force des plantes, que ce soit cette Capilaire des murailles ou ce lierre qui finit par trouver le chemin de la lumière. 

Dans les canalettes nous remarquons l’omniprésence des mousses qui contraste avec la sécheresse des pelouses caussenardes. 

Les mousses sont des végétaux pionniers capables de pousser sur la roche dans des endroits où il n’y a pas de sol. La mousse retient l’humidité qui permet le développement d’autres plantes ainsi que de minuscule être vivant indispensables à la vie de ces milieux extrêmes.

Les amoureux retrouvent de la similitude dans tous les environnements telles ces roches qui se font un câlin ou des bisous. 

Un papillon nous surprend et après recherche nous trouvons que c’est la pyrale du buis, il est originaire d’Extrême-Orient et introduit accidentellement en Europe dans les années 2000.

C’est un papillon de nuit que l’on arrive à voir le jour lorsqu’il est dérangé.

Je vous en reparlerais bientôt.

Nous arrivons au crâne du géant

et de l’un des ces yeux j’aperçois une fée

qui vite part se cacher dans la roche pyramide.

Celle-ci avec sa forme me fait penser à une pâtisserie locale 

« le gâteau à la broche », je ne suis pas gourmand pour rien.

Mais où est donc cette fée ? Elle m’attend sous une arche, je me plonge dans le romantisme en chantant une sérénade.

Ensemble, nous repartons et je n’ai pas besoin de la grotte éclairée pour rayonner de bonheur en compagnie de l’enchanteresse des « canoles ». 

Et c’est la fin de la journée où le soleil en se couchant brille aussi puissamment que nos cœurs réunis.

2 commentaires sur « L’histoire des Canoles. »

  1. Oui, oui en Aveyron. Tu as bien raison pourquoi aller à l’autre bour du monde alors qu’en fouinant on trouve des coins incroyables. Tu verras dans quelques jours je vais parler d’un village inconnu alors qu’à deux pas tu as Meyrueis, mais il faut aussi avoir l’oeil .

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  2. C’est où ce coin ? En Aveyron ?
    Curieux endroit dont je n’avais jamais entendu parler, du moins en France.
    Inutile d’aller en Jordanie ou dans l’ouest américain !
    Merci pour la balade (si romantique) et les photos toujours aussi bien cadrées.

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