Lorsque je regarde une carte routière ou IGN, apparaissent des lignes, des points, des noms et toutes sortes de symboles.
Mon choix se fait un peu au hasard, aux envies, au feeling, aux avis des autres et alors le doute germe… est ce un bel endroit ? que vais-je y voir?
C’est alors que l’imaginaire entre en jeu, bien avant de chercher des infos sur Google, je laisse mon ressenti me guider.
Les Corniches du Méjean, j’y voit des falaises dominant une gorge profonde, dans les gorges de la Dourbies, des flots impétueux dévalant en rapides rugissant.. etc
Mais qu’en est il quand je me retrouve là, sur ce point tant imaginé, dans ce village si réputé, au-dessus de ce gouffre ?
Et bien, j’efface tout ce que je me suis imaginé et je vis le moment comme une primauté, LA découverte dans l’état actuel avec la météo, les bruits, les odeurs et ce souvenir sera le mien. Mes émotions sont liées au contact de ce que je vis avec la nature.
Quand je me renseigne trop sur un endroit avant d’y aller, je n’apprend rien, mon regard n’est pas neuf.
Texte de Laetitia.
Ce matin, nous partons à la découverte de la corniche du causse Noire. Pour cela, nous laissons le véhicule au village de Peyreleau.
Pas de temps de préparation, la montée est de suite impitoyable. Avec une connaissance de soi, ce n’est pas un problème, on s’engage doucement et au fur et à mesure que l’on sent le corps s’échauffer on trouve le rythme de croisière, dans de tels dénivelés nous marchons entre 3 et 3,5 km/h.

Cette région des causses est une terre de trail. Les circuits sont nombreux et très bien balisés. L’envie de courir nous taquine (voir sur ce blog mon défi du mois de mars où j’ai couru 315 km),

Mais nous faisons le choix de la randonnée ce qui nous donne le temps d’admirer ces paysages fabuleux. Tel que le rocher Capluc que nous observons sous un autre angle ou encore la vallée du Tarn qui est rejointe par la Jonte.


Cet environnement est fantastique et nous ne nous lassons point de ces roches dominant les gorges avec majesté. Nous voici près d’une roche dont la base fut bien travaillée par l’érosion de ce fait elle prend la forme d’un beau champignon dont le chapeau est bien ouvert.

Toutes ces falaises, bien évidemment, sont le refuge d’un certains nombres de rapaces. Le Circaete Jean-le-Blanc qui se nourrit particulièrement de serpent, le vautour moine est un hôte de marque avec seulement 20 couples en France et l’autour des palombes l’un des seuls rapaces qui peut voler dans un milieu boisé. Tout au long du sentier, il ait demandé de ne pas s’en écarter et de rester silencieux, pour préserver la quiétude de ces espèces animales sensibles.
Alors, pour ne pas les effrayer, autant se cacher.

Nous sommes face à notre randonnée d’hier et nous apercevons les deux vases de Sèvre et de Chine.

Les abîmes sont saisissants et les falaises impressionnantes. Il ne faut pas se focaliser que sur les roches qui sont un peu les reines du lieu, certains arbres en s’enlaçant provoquent notre tendresse.

Nous arrivons à l’ermitage Saint-Michel, bluffantes ces constructions au sommet de ces pics qui s’érigent vers les cieux. Peut-être que c’est la situation idéale pour entendre les voix du Seigneur ?

Ou alors serait-ce ces demoiselles coiffées qui ont inspiré l’ermite ?

Nous voilà à nouveau face à une échelle, des échelons et des mains courantes pour parvenir aux premiers habitats de l’Ermitage.

Face à nous une roche champignon que l’on atteint en passant dans un goulet, puis une vire pour rejoindre une plate forme où se trouve une nouvelle échelle afin de rallier la sommité du champignon.

Je ne sais si c’est le lieu voué à la méditation, mais depuis cette éminence, les mots, les écrits ne valent rien. Place au silence et à l’observation.






Notre randonnée se termine par une descente qui sollicite les cuisses et pour retourner au village nous longeons la Jonte.
Il a fait très chaud sur le chemin du retour !

Viele danke fur diese nachricht !
C’est avec un immense plaisir et beaucoup de bonheur que je fais ces partages.
Merci d’être proche de nous dans la pensée.
A bientôt
Bises de Laetitia et Pascal
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C’est moi qui te remercie pour tes messages encourageants.
Région incroyable et magnifique. La beauté est bien proche de chez nous !
A bientôt
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Encore une page superbe dans votre blog, qui en compte pourtant beaucoup !…
Bravo pour ce reportage sportivement engagé, pour le plaisir de nos yeux et tout à fait instructif par ailleurs.
J’adore la petite construction haut perchée: un beau point de vue qui se mérite, mais tellement adorable.
Encore merci !
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Nous voyons des vues gigantesques, une nature magnifique et beaucoup d’efforts. Merci beaucoup pour vos impressions toujours fascinantes dont nous pouvons être les témoins. Câlins de Scarlett et Peter
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