Dans cette région, les villages à notoriété ne manquent pas. Les restaurants se disputent l’espace pour leurs terrasses, les magasins prenant les touristes pour des nigauds foisonnent.
Nous préférons la simplicité, la discrétion et c’est ce qui nous conduit au village de Lanuejols, très calme, on y trouve une petite supérette avec des produits locaux et surtout peu de monde, voire personne. Alors nous allons nous égarer dans les ruelles et nos yeux repères des perles.

Tel se trompe l’œil avec un lapin et un chat.

Un escalier qui, s’il ne voit plus personne le gravir aujourd’hui, a dû avoir son époque de gloire. Il me soufflera qu’il est satisfait que j’ai eu un regard pour lui, car tant de gens, de nos jours, passent en l’ignorant ou lui lancent une critique : il est tout juste bon à être démoli pour des raisons de sécurité. Et pourtant il aimerait bien qu’on le rafraichisse un peu.

Ce mur est heureux de partager son espace avec un rosier qui va devant les fenêtres libérer son exquis parfum pour l’habitant qui se réveille.

Ici, une maison en réfection avec les pierres du pays, dommage que pour le toit le choix du matériel soit moins noble.

Un mur, une porte, qui n’ont plus d’utilité, des roses, tout pour inspirer un poète.

Une cheminée excentrique qui en quelques secondes nous transporte en direction des cheminées de l’Alpujarra en Espagne.

Un muret, des escaliers, un portillon que d’éléments pour laisser l’imaginaire divaguer.


Et en conclusion, un trompe-l’œil pour les voyageurs à vélo.

Pour l’instant, nous partons nous trouver un coin tranquille pour passer notre nuit sur les Causses, d’où nous bénéficions d’un magique couché de soleil.

En cette soirée où comme tous les jours nous voici en tête à tête ; que pouvons-nous bien encore nous raconter ? Quand le vide se présente, les idées fuses et ça émerge ! Si nous bravions par deux fois le Mont Aigoual ! Une fois en vélo et la deuxième à pied !?
Ce n’est pas un défi, mais une bravade ! Et c’est ainsi que le matin nous sommes sur nos vélos au départ de Lanuejols.
Avec la période caniculaire actuelle pas questions de fournir de gros efforts en pleine chaleur, nous partons à la fraîche. Ce qui nous permet de bénéficier du lever de soleil.

Après une bonne côte suivie d’une descente, nous arrivons à Meyrueis.
Et c’est à partir d’ici que la valse lente de la montée devient réalité. C’est 26 kilomètres qui nous attendent avec un pourcentage moyen tout à fait correct de 3,32 %.
Mais ce matin, je n’ai pas de jambes et en cyclisme ne pas avoir de jambes symbolise le fait que chaque coup de pédales devient difficulté, car les forces manquent.

Pourquoi ? Ce n’est pas l’instant de trouver une multitude d’excuses ou de raisons, mais dans une telle situation, soit on pose pied à terre et il faut attendre la voiture balai , comme elle est inexistante pour le petit amateur que je suis, il ne reste plus qu’à se battre pendant toute la distance pour atteindre le sommet.
Après 11,5 km de montée, voici le col de Perjuret à une altitude de 1028 mètres.
Ne me demandez pas combien de temps j’ai mis, ce matin je ne regarde pas la montre. J’écoute mon cœur qui s’emballe et je ralentis pour qu’il se calme, afin que je puisse poursuivre à une vitesse ou je me retrouve à la limite de la perte d’équilibre. Laetitia ronge son frein, car elle se sent en forme du coup elle reste proche de mois avec un gros développement pour garder la sensation de fournir un effort.

Il reste 14 kilomètres, ce qui pourrait être une banalité à régler, mais aujourd’hui cela va être laborieux. Mon égo est vexé quand je constate comment je me fais doubler, mais il m’est impossible d’accélérer, de suite les jambes se dérobent, le souffle et le cœur se mettent dans le rouge.
Ma seule motivation : coûte que coûte, je dois arriver au sommet. Même si j’adopte la vitesse de l’escargot, l’essentiel pour moi c’est de voir le Mont Aigoual.

Il ne reste plus que dix kilomètres, cela transmet une dose de moral, car le compte à rebours s’enclenche. Même si une rampe de 8 % m’oblige à un arrêt pour calmer les organes vitaux, mon entêtement me permet de parvenir au sommet.


Trop vite, je pense que nous les êtres humains jetons l’éponge. Le mental va se baigner dans ce que l’on appelle un échec pour nous démontrer nos incapacités. Alors que ceci est faut avec de l’abnégation, des portes incroyables s’ouvrent à nous.
La descente n’est pas un jeu d’enfant. En vélo lorsque la fatigue s’impose, c’est dans les descentes qu’il faut redoubler de vigilance, car la faute peut provoquer une chute pas obligatoirement sympathique.
Tout va bien se passer, même si dans certains faux plats, je dois remettre le couvert de la persévérance.
Mon inquiétude se porte pour demain, je sais que la rando qui nous attend n’est pas piquée des hannetons. Pour l’instant, je récupère et vu les chaleurs dans les fonds de vallée, nous remontons à plus de 1000 mètres pour avoir de l’air et bien dormir.
Et oui les coups de mout arrivent à tout le monde. Effectivement je crois qu’il faut avoir la simplicité de le dire.
Bien amicalement.
J’aimeJ’aime
Quoi ??? qu’est-ce que je lis ?… Pascal pas en jambes ? Je n’y crois pas !
Ne serait-ce pas un prétexte pour musarder et prendre des jolies photos des paysages et de Laetitia ?
Je te taquine, j’ai hâte de lire la suite.
En tout cas, merci pour ton honnêteté par rapport à ta baisse de forme, car les lecteurs commencent à prendre des (vrais) complexes face à vos exploits 🙂.
J’aimeAimé par 1 personne