Vous êtes en forme, bien réveillés?
Car ce matin vous nous accompagnez pour une randonnée de 16 kilomètres à la découverte de deux cirques qui paraît-il, sont extraordinaires.
Quelle surprise la température est de 8° et les sommets avoisinants dont l’altitude varie de 1000 à 1100 mètres sont dans le brouillard.
Je crois que vous avez le temps de reprendre un petit café avant le départ, nous allons patienter en attendant que le soleil veuille bien poindre le bout de son nez.
Le ciel s’éclaircit, la luminosité est forte, allons-y !
Comment ça non !
Ha oui vous ne comprenez pas, car nous ne sommes pas au point de départ officiel de cette randonnée. Mais vous nous connaissez, nous ne faisons rien comme les autres. Nous avons dormi sur le causse de Méjean à Caussignac, le sentier passe en ce lieu alors c’est d’ici que nous démarrons. Nous allons descendre face au cirque de Saint Chely, cela va nous permettre de ne rien perdre de la beauté de la cathédrale de la nature.
Certes, le vent est encore frais, d’ailleurs couvrez-vous, nous partons. Le sentier traverse une dense buissière et nous parvenons au col de Coperlac. Nous amorçons la descente au milieu de cette herbe fine d’un jaune d’or qui pousse sur un sol empierré. Deux ou trois virages et voilà que ce dévoile à nos yeux une œuvre élaborée par les forces de la vie depuis des millénaires : le cirque de Saint Chely. Les falaises, la roche, le méandre du Tarn, le village typique de Saint Chely du Tarn c’est une totale harmonie, une beauté incroyable.

La poursuite de la descente va nous offrir des angles de vues différents sur le site.

Nous voici au village, il est magnifiquement restauré en respectant l’architecture locale. Par contre, il ne doit plus rester beaucoup d’autochtones, la majorité des habitations sont des locations de vacances.
Depuis le pont franchissant le Tarn, les falaises sont imposantes, mais je constate que vous êtes plus émerveillés par la cascade ou le clocher de l’église.



Voici le chemin du Paradis, je souris, car cela fait quelque temps que nous y sommes.

Nous reprenons le sentier qui suit le Tarn et nous sommes étonnés de trouver des fleurs de colchiques et pourtant ce n’est pas encore la fin de l’été. C’est à croire que tout fonctionne à l’envers.

Ces roches originales et imposantes nous demandent de venir sur la rive du Tarn pour mieux être appréciées.

Tu crois peut-être, lecteur qui m’accompagne, que nous allons piquer une tête? Détrompe-toi, car à cet endroit l’eau est peu profonde. Par contre, ce sont les petites grenouilles qui à notre arrivée sans hésiter plongent puis interrompent leurs nages ; chut, elles veulent se faire admirer, il ne faut pas les apeurer.


Encore un coup d’œil à ces roches et nous repartons.

Le sentier reprend de la hauteur et le Tarn se laisse contempler dans ses différents méandres.

Mais lecteur, pourquoi t’arrêtes-tu aussi brutalement ? J’ai failli te foncer dedans!
Est-ce cette araignée qui t’a effrayée ?

Non, mais elle est très belle !
C’est une épeire frelon, une araignée aveugle et sourde, son goût et son toucher son très développé. Elle est impressionnante, mais inoffensive pour l’homme.
Cette fois-ci, les exclamations fusent, car presque chaque fleur est ornementée de zygène du sainfoin à l’inverse des papillons, ils sont calmes et prennent la pause.

Nous arrivons à Hauterives, ce hameau n’est accessible qu’en barque, c’est la raison de leur présence sur la berge. Le ravitaillement s’effectue par nacelle.

Tu es prêt ami lecteur, car maintenant la montée va être raide nous quittons les bords du Tarn qui se situe à 457 mètres d’altitude pour remonter sur le causse à 853 mètres et cela en deux kilomètres et demi. J’espère que ton souffle est costaud, dans ces montées j’aime avoir un rythme élevé qui me permet de pousser le cardio. Je te rassure une fois sur le causse encore quelques encablures et c’est l’arrivée.

Je me vois dans l’obligation d’effectuer un arrêt, non ne t’inquiète pas, je vais bien, mais au pied du château d’Hauterives se trouvent quelques maisons charmantes et cosy et une porte, une porte ! C’est plus fort que moi, je dois la capter dans mon objectif.


Enfin, nous repartons et à mi-pente, nous traversons une zone qui fut ravagée par le feu, c’est spectaculaire surtout avec la roche blanche qui ressort avec force.

C’est fait, la montée est avalée, de la sueur à perlée même un peu plus.
Le pays des grands causses lozériens est un monde à part, à la fois secret et impressionnant. Un monde d’horizons lointains, de hameaux et de fermes typiques fondus dans le décor.

Rien de tel que la randonnée pédestre pour en savourer sa splendeur grandiose et son mystère perpétuel.
Voilà nous y sommes, je vois bien que tu es légèrement fatigué, mais je crois que c’est normal pour toi qui est si peu entraîné. Nous avons boucler d’un bon pas 19 kilomètres pour 960 mètres de montée et 903 de descente. Alors, trinquons à cette vie paradisiaque.

Nous sommes bien contents d’être ici en septembre, loin des cohortes du mois de juillet, août. Les gorges du Tarn ne devraient s’effectuer qu’à pied. Mais la nature est devenue une marchandise.
Merci
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Cà se mérite en effet ! Belle balade sportive dans un des plus beaux site de France. Les photos sont dignes d’un magazine et votre reportage donne bien envie de ne plus jamais descendre les Gorges du Tarn en auto ou barque !
Bravo !
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