Notre bivouac à 1093 mètres d’altitude nous permet de bénéficier d’une aube suivie d’un aurore absolument divin.


Ce matin nous avons un petit problème vital, nous n’avons plus d’eau et ce n’est pas en ces lieux désertiques que nous allons trouver la moindre goutte.

En étudiant la carte nous n’avons guère de choix, il nous faut redescendre au moins jusqu’au hameau de Croupillac à 819 mètres d’altitude.
Si nous trouvons notre bonheur en ce lieu, bien entendu, il ne nous restera plus qu’à remonter.
En attendant nous effectuons nos premiers pas et nous nous soucirons de la remontée plus tard.
Nous amorçons la descente en direction des gorges du Tarnon, nous quittons les grands espaces et retrouvons des roches expressives.


Arrivés au hameau, nous rencontrons un monsieur et lui demandons où se trouve la fontaine, aimablement il nous amène chez lui et nous ravitaille de ce précieux liquide, qu’est l’eau.
Cet habitant par sa serviabilité nous permet d’éviter de remonter le hameau pour accéder à un robinet public.
Même si ce n’est qu’une centaine de mètres quand on est à pied chaque pas compte.
Merci beaucoup.
Et maintenant il ne nous reste plus qu’a grimper les 210 mètres de dénivelé jusqu’au carrefour de notre sentier.
Nous avançons sur un sentier très étroit et escarpé même parfois vertigineux, ce n’est pas le type d’endroit où s’aventure Orda mon ami Mongol.


Nous sommes juste au-dessus des gorges et nous dominons des falaises impressionnantes.


C’est incroyable la force de la pierre et là sur notre chemin la fragilité de la fleur.

Notre vue perçante repère un vautour au sommet de l’une de ces roches qui s’érigent et dominent la vallée.

Nous avançons sans bruit et arrivons sur une petite plate forme.
Nous nous précipitons sur nos nouvelles jumelles et nous tombons dans une béatitude admirative. C’est extraordinaire de pouvoir l’observer, il a un comportement altier du haut de son perchoir.
Laetitia a l’idée géniale de placer l’objectif de son portable devant l’une des lunettes des jumelles. Bravo le résultat est probant.

Nous restons un temps assez long, il tourne sa tête dans tous les sens, mais ne se décide pas à prendre les airs.
Alors c’est nous qui partons, nous le voyons prendre son envol, car le sentier se raproche de la roche où il se situe même si elle reste inaccessible, cela n’a pas dû lui plaire.
Nous venons de vivre un moment extraordinaire.
Le sentier se complique et des mains courantes ont été installé pour ne pas rejoindre trop vite le centre ville de Florac qui est juste en dessous de nous.

Après le col de la Pierre Plate, nous retrouvons cette immensité des causses qui nous ensorcelle et où nous ne voyons personne.

Je ne reverrais pas Orda, mais c’est son aigle qui vient nous porter un message
» Celui qui a l’esprit satisfait est supérieur à celui qui a beaucoup de richesses. »
Proverbe Mongol.

Mais c’est exactement cela ces immensités, la marche nous apporte la richesse morale, la richesse du bien-être et de la joie de vivre.

Midi est passé depuis quelques temps et la faim nous tenaille, mais aujourd’hui le soleil pèse sur nous comme un carcan de chaleur.
A l’entrée du hameau de Le Tromple, un banc nous attend à l’ombre d’un buis et juste derrière se trouve le robinet public.
Presque chaque hameau à un robinet à la disposition de tous, heureusement et sans cela je crois que le tour du causse Méjean serait difficilement réalisable.
Au menu une soupe, rien de tel qu’un liquide chaud pour bien désaltérer.

Je vous ai fréquemment parlé des lavognes ces lieux où l’eau est récupéré pour abreuver les troupeaux, enfin surtout quand le causse n’était pas relié au réseau.
Maintenant l’on voit des remorques citernes avec abreuvoir dans toutes les prairies.
Enfin cette très belle lavogne étant sur notre parcours je vous en fait bénéficier.

La fin de journée arrive, les jambes sont lourdes et le soleil est encore très chaud. Alors que nous descendons nous voyons notre chemin remonter sur le versant d’en face dans une pente bien raide et très bien ensoleillée.
Juste au pied de cette côte une prairie avec de l’ombre nous décidons d’attendre un peu que les ardents rayons du soleil décline et de bénéficier d’un peu d’ombre.

Enfin, la montée s’est effectuée à l’aise, nous avons bien fait de nous arrêter. En randonnée, il faut savoir écouter son corps et faire confiance à sa demande.
Nous nous trouvons maintenant proche du puech ( sommet ) Alluech, installés le long d’une lisière de forêt avec une belle vue, lieu idéal pour une bonne nuit.

Nous avons parcouru 27 kilomètres pour 763 de D+ et 830 de négatif.
Encore une journée de marche demain !
Super le truc de Laetitia. Moment magnifique.
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Bien belle randonnée et la photo du vautour mérite notre admiration.
Je testerai le truc de Laetitia pour l’occasion.
Merci bien pour le temps de reportage !
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