Ce matin, nous modifions notre mode de déplacement et nous décidons de répondre à la demande de nos jambes soit : courir !
Nous partons du causse Méjean depuis le hameau qui se nomme Rieisse en petites foulées sur un chemin plat, cela nous permet de nous échauffer.
Nous parvenons au Roc du Serre qui nous offre une vue impressionnante sur la vallée du Tarn.

Nous allons descendre jusqu’à ce village qui paraît miniature, longer sur deux ou trois kilomètres le Tarn pour remonter.
Le sentier est étroit, par endroit un peu vertigineux à cela s’ajoute sa technicité avec des roches à sauter, des racines et de nombreux cailloux à éviter. On sent bien le travail du quadriceps. Je m’amuse dans ces descentes, j’aime la concentration et l’agilité que cela impose, je crois que Laetitia vit les mêmes sensations.

Après deux kilomètres à slalomer, nous voici arrivés le long du Tarn que nous allons suivre en courant sur une piste.
C’est incroyable à chaque fois que nous voyons ces falaises et ces roches, nous sommes étreint d’une émotion, euh… ou plutôt d’un imbroglio d’émotions où se mêle la modestie, l’admiration, la puissance, mais aussi de petitesse.


Enfin, ce n’est pas tout, il faut remonter et cette fois-ci, c’est le souffle et le cœur que je dois réguler. En relevant la tête nous apercevons cette roche qui nous fait croire que c’est le point d’observation que nous devons atteindre, elle nous trompe, le point d’arrivée est bien plus haut.
Je me surprends, systématiquement, à aimer ce moment où une roche plus haute impose de lever la jambe puis pousser de toutes ses forces ; les muscles gémissent en brûlant légèrement et le sportif que je suis ressent une volupté.
Après deux kilomètres, nous sommes 450 mètres plus haut au roc des Hourtous. Magnifique belvédère, le Tarn a bien rétréci et la vue nous subjugue.

Il nous reste un kilomètre de course sur le plat pour retrouver notre habitat sur roues.
Cet après-midi nous allons jouer un peu aux touristes, pour l’instant nous redescendons sur le bourg des Vignes.
Sur cette route encore et toujours ces roches pour lesquelles nous ne pouvons résister et avons une grande admiration, presque une dévotion.

Après un pique-nique au bord du Tarn, nous remontons vers un lieu nommé
« point sublime »
situé sur le causse de Sauveterre.
Avant d’y accéder, nous tombons sans cesse sous le charme de ces constructions caussenardes.

Nous y voici, nous dominions le cirque de Baume, le panorama est… je crois que je ne trouve plus de qualificatifs ; fantasmagorique peut-être ? Féerique, magique en tout cas, nous sommes émerveillés.

Notre regard scrute dans tous les sens pour ne rien rater et il faudra une force invisible pour nous arracher de cet endroit. Il est fascinant, hypnotisant.
Pour la soirée, nous dénichons un coin discret dans une clairière de pins.
La nuit est d’un calme olympien et notre sommeil de grande qualité.

Effectivement ces gorges sont incroyables et nous n’avons pas fini. J’espère encore régaler les lecteurs dans les jours qui viennent.
Bien amicalement.
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C’est tellement beau ces gorges du Tarn, d’autant plus quand on les redécouvre comme vous l’avez fait, en trail descente-remontée. Bravo pour l’effort mais vos commentaires expliquent que c’était un plaisir…
Alors merci de partager ces émotions, en images et mots.
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