Décidément, arriverons-nous à quitter cette région ?
Plus on regarde la carte et plus on découvre des sentiers où poser les semelles de nos godillots.
Ce matin, nous nous engageons sur un sentier en corniche au-dessus des gorges du Tarn.
Notre objectif est autre que d’avaler du kilomètre et admirer le paysage.
-Que dites-vous, nous allons courir ?
– Alors là, pas du tout nous allons même traîner.
-Mais pourquoi donc ?Notre sortie d’aujourd’hui est en priorité l’observation.
-Mais c’est ce que vous faites sans cesse !
-Oui, mais nos heures de ce matin vont être consacrées à l’observation des vautours, car ce sentier passe à proximité de leur chambre à coucher.
Nous allons partager l’engouement que nous avons pour ces rapaces utiles et majestueux.
Nous traversons le charmant hameau de Cassagnes où nous voyons des gîtes à louer. Nous nous disons qu’il doit être bien agréable de séjourner une semaine dans ce lieu interdit aux véhicules.
J’ai l’impression que l’on nous regarde, pourtant il n’y a personne ! Je déniche la curieuse avec ses grands yeux !

Après une descente dans une forêt, nous atteignons la corniche et de suite nous voici envoûtés par les roches et le vide qui est à nos pieds.

Nous observons, scrutons avec les jumelles chaque recoin, chaque anfractuosité, mais pas de volatile à l’envergure moyenne de 2,70 m.
Pourtant ,il est très tôt et les courants d’air chaud qui les aident à prendre de l’altitude ne sont pas encore efficaces, donc ils doivent bien être perchés quelque part.
Mais plus la recherche et l’attente sont longues, plus le plaisir est grand.
Cela nous permet de découvrir des formes dans les falaises tel ce visage avec un nez crochu, ou d’apprécier l’équilibre de ce roc.


Mais là-haut, qu’est-ce ?
Un vautour! Et à ce moment c’est à Laetitia de jouer avec son système de photo au travers des jumelles.


À partir de maintenant, nos yeux se sont habitués à les repérer et c’est un amusement que de les trouver, soit seul ou par deux ou trois.
Voici une falaise qui nous impressionne, sa terminaison sommitale nous fait penser à la tête du sphinx.

Nous ne disons pas un mot concentré sur notre recherche et surtout nous ne voulons pas troubler ce grand silence. Mais l’admiration de cet à-pic nous conduit à découvrir des vautours fauves dans des grottes, ils seront trois et nous les verrons s’envoler.

L’un d’eux passe au-dessus de nous et le flop, flop de ses ailes nous transporte dans un enchantement.
Nous en observerons un, perché sur la cime d’un arbre alors que dans la falaise voisine un couple dans leur cri fort reconnaissable s’accouple.

Plus loin sur un éperon, un duo se réchauffe avec leur jeune de l’année.
Et en relevant la tête à l’œil nu, j’en découvre plusieurs qui se lissent les plumes à la sommité d’une paroi.

Les jumelles sont un outil formidable pour les admirer et apprécier. Mais il ne faut pas seulement avoir le nez en l’air, car au sol des fleurs rayonnantes comme le soleil méritent aussi notre attention.



Nous voici à l’arche Bausse del Biel, impressionnante, et encore ce n’est qu’un mot face à cette œuvre architecturale ou artistique de millions d’années. Incroyable !

Le sentier se termine au hameau de Bourgarie, nous revenons par le causse. Nous avons bien traîné, il est midi passé. Nous comblons notre petite faim en récoltant ce que nous offre la nature, ces délicieuses mûres aux parfums envoûtant notre palais.

Au niveau de l’arche, nous venons de découvrir un nouveau sentier qui sillonnent dans ces falaises avec des couloirs aériens et des échelles.
Décidément, il y aura toujours quelque chose pour nous retenir. Mais cela sera l’histoire de demain.
Nous n’avons vraiment pas été rapides, 13 kilomètres en 5 heures.

Oui vraiment très impressionnant ces oiseaux. Leurs vols sont magnifiques et ils ont retrouvé toutes leurs utilités.
Belle découverte nous concernant !
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Impressionnants volatiles !
C’est la vie sauvage dans ces gorges de la Jonte.
Vous avez su la découvrir avec un peu patience et nous la montrer avec vos photos zoomées. Merci !
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