Une plage en Algarve

Rien de tel que l’air marin pour reprendre des forces et se remplir les poumons d’air pur.

Située à 25 km du parc, la praïa de Ancao est l’endroit où nous aimons aller profiter de l’océan.


Pour accéder au parking, la route serpente parmi des villas et hôtels de luxe, et oui, nous sommes en Algarve et ici la côte est sur-bétonnée.
La maigre forêt de pins qui a survécu à l’urbanisme à subit un incendie il y a deux ans, ce sont donc des arbres calcinés et des habitations luxueuses qui agrémentent notre parcours.


Rien de très enchanteur c’est vrai, surtout que cet endroit est situé proche de l’aéroport de Faro. Donc régulièrement, un avion amorce son atterrissage au dessus de nos têtes.
Décidément, on doit être tombé sur la tête pour quitter la quiétude de notre parc pour s’aventurer ici!

Cependant, le lieu se prête à la balade, car 3 km de passerelles sont aménagées. Pour Pascal, qui doit marcher mais pas abuser c’est l’idéal.


Ces passerelles serpentent au-dessus d’un marais où nous pouvons observer des crabes car c’est marée basse, mais également de nombreux oiseaux qui viennent fouiller la vase.


Voilà donc pourquoi nous sommes ici, observer les oiseaux !

Armés de nos jumelles, nous voici aux aguets.


Tout d’abord, ce sont des courlis avec leurs becs courbés que l’on scrute, puis une spatule avec son bec en forme de… spatule qui est accompagné d’une aigrette garzette. Elles fouillent le sol Limoneux dans une danse synchronisée.

Nous longeons un terrain de golf très fréquenté malgré l’heure matinale pour arriver à un observatoire à oiseaux bordant une étendue d’eau.

En voyant de nombreuses  poule d’eau, élégantes avec leur fronts colorés de rouge vif, picorer le green parmis les joueurs, on se rend bien compte que les animaux se sont parfaitement habitués à la présence humaine.

Celle-ci est sur le lac et non sur le green.


C’est avec surprise que nous pouvons observer un ibis noir. Il est magnifique avec son bec légèrement courbé, son plumage noir avec des reflets violets et verts, il nous fait un show en picorant dans un tas de roseaux.

À côté, ce sont deux barges à queue noire qui s’évertuent à percer le sol herbeux destiné aux golfeurs.
Les foulques macroules et les canards sont à la fête sur le petit lac qui ne semble pas en bonne santé. Une couche d’algues vertes le recouvre, c’est qu’il fait encore très chaud pour un mois d’octobre.



De temps à autre, des têtes de tortues apparaissent, jusqu’à la découverte d’un beau spécimen qui se dore la pilule sur un amas de jonc.
Le clou du spectacle, c’est d’apercevoir l’emblème du parc de la ria Formosa, la talève sultane.
Une poule bleue avec un bec rouge juché sur de longues pattes rouges. Elle est loin mais avec nos jumelles on peut bien l’observer.


Nous sommes satisfaits et chanceux d’avoir pu observer ces animaux, je ne veux pas paraître pessimiste mais en voyant le nombre de grues et de nouvelles constructions tout autour, je me demande combien de temps encore l’Homme va leur laisser de la place.



Après ce temps à s’émerveiller devant la nature, nous allons piquer une tête ! L’eau est agréable, la température idéale pour s’immerger dans un bain salvateur.


Il est temps de retrouver la quiétude de la serra de Caldeirao.


Je vous avoue que l’on a pas prévu de retourner à la plage de sitôt…

Laetitia

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