Le plaisir d’écrire




Dernièrement, Laetitia écrivait un article pour marquer les 2 ans de la sortie officielle de mon premier livre que nous avons fait paraître en auto-édition, puis édité aux éditions Maïa.

Depuis, je me suis découvert une passion pour l’écriture et même des capacités.

Lors de l’écriture de ce premier livre, je me suis aidé des textes que j’avais rédigés sur le blog.

J’y ajoutais des idées qui me venaient dans l’instant, celles-ci m’ont amené à effectuer des retours en arrière sur des souvenirs.

Boutique des éditions Maïa



Pour la première fois, je ressentais ce qu’était l’inspiration, car à certain moment j’écrivais en me demandant si c’était bien moi qui noircissait le papier.

J’ai travaillé dans un ordre bien chronologique.

Pour mon deuxième livre, me sentant déjà plus à l’aise, je me suis amusé à inventer un personnage. Celui-ci narrait de manière soit humoristique soit émouvante notre vie de paysan et nos balbutiements de voyageur à vélo jusqu’à la réussite d’un défi.

Boutique des éditions Maïa



Mon troisième livre est différent puisque je raconte les randonnées et treks effectués dans cette magnifique montagne qu’est la Sierra Nevada Andalouse, je me devais de partager ces extraordinaires paysages. Mais aussi le lien vécu avec cette montagne et la nature, comment on surmonte les difficultés, l’importance de l’effort et la joie de la satisfaction personnelle. Tout cela pour amener le lecteur à s’émerveiller.

Boutique des éditions Unayok



Je ne vous parlerais pas du quatrième qui est chez un éditeur et c’est toujours un moment un peu angoissant pour l’écrivain que je suis d’attendre le verdict.

Aujourd’hui, je voulais surtout vous partager ce que je vis dans l’écriture actuelle.

Je ne vous révélerai pas l’histoire, c’est encore trop tôt. C’est un roman où je me base sur quelques événements réels et pour le reste c’est de la pure création.

Mais ce qui m’excite, c’est ma manière de travailler qui pour moi est complètement nouvelle. Je n’écris pas du tout dans un ordre chronologique. J’ai un plan du livre, un peu sur papier, mais bien établi dans ma tête et j’écris selon l’inspiration qui m’arrive. Les idées se construisent avec lenteur depuis quelques jours et une nuit, alors que tous les chats sont gris, elles me parviennent lumineuses. Encore allongé dans la douce chaleur du lit, voilà que mon cerveau concrétise l’imagination d’un passage. Comme j’ai le plan de mon livre en tête, cette scène qui nourrit ma créativité peut se dérouler aussi bien au début, qu’au milieu ou vers la fin. Je suis réveillé, avec quelques réticences, je quitte la chaleur du lit douillet et m’éloigne avec une certaine tristesse de la sensualité du corps de Laetitia. Mais une autre partie de moi est complètement énervée et me pousse hors de cet havre d’amour pour aller coucher sur le papier toutes ces idées. Il peut-être, deux heures ou trois heures du matin, je suis bien réveillé et prêt à en découdre avec mon stylo et les feuilles de mon cahier.

Pendant que le café chauffe, j’allume des bougies, pas d’électricité violente, j’aime cette ambiance feutrée, le calme de la nuit avec de temps à autre la chouette qui hulule. Je m’installe devant la petite table de notre caravane où de jolies pierres ramassées lors de différentes balades, un cristal de roche m’envoient leurs énergies et je laisse partir mon inventivité. Ma main se met en mouvement pour un temps indéterminé. Il m’est arrivé d’écrire pendant plus de trois heures sans discontinuer si ce n’est pour porter à mes lèvres la tasse d’où va s’écouler la douceur du café.

Il me faut écrire vite, ce qui est parfois un inconvénient, car la relecture devient du déchiffrage. Mais les idées sont tellement rapides, alimentées par mon imaginaire, ce qui rend le texte plus émouvant ou complète le suspense.

Je me retrouve avec des extraits de mon roman qui n’ont pas de liens et là encore dans la nuit je suis réveillé, car me parviennent les idées pour relier telle action avec telle autre.

J’avais commencé à écrire le début de cette romance, une nuit en y repensant j’ai pris conscience que cela ne me plaisait pas. Je me suis relevé et j’ai tout remanié, mettant au panier mon premier travail.

L’écriture à ce côté palpitant rien n’est figé, on peut rayer un passage et le reprendre différemment.

On a une totale liberté. Donner vie à des personnages, c’est incroyable. Les faire exister, créer leurs regards, leurs sourires, leurs mimiques.

C’est absolument envoûtant, captivant et je n’arrive plus à m’en détacher, je vis avec eux et à n’importe quel moment une idée peut m’atteindre pour améliorer le texte.

J’en suis presque à appréhender le jour où ils me quitteront, car le livre sera fini. Mais me quitteront-ils définitivement ?


Cette activité d’écriture me transporte dans une joie, voire une euphorie, qui peut se calmer un ou deux jours pendant lesquels je ne touche plus aux textes. Mon cerveau est en veilleuse ce qui lui permet de repenser à certains passages pour y ajouter une embellie.

Malgré le peu de sommeil (j’effectue quand même une sieste) je ne me sens pas fatigué. Quand la chambre magmatique des idées s’est vidée, ce n’est pas la peine que j’insiste. Soit je peux retrouver la chaleur du corps de ma bien-aimée, soit il ne me reste plus qu’à préparer le petit déjeuner.

Par contre, j’ai besoin impérativement si je veux que tout fonctionne correctement, de ma sortie sportive quotidienne d’au moins une heure. J’aime aussi prendre le temps de faire la cuisine, mais ce qui est important pour moi dans ces périodes c’est que le dîner soit un régal gustatif parfois avec des choses simples, complété d’un verre de bon vin. Quand au souper il sera frugal.

Voilà donc mon occupation actuelle et qui va certainement durer tout l’hiver, car après l’écriture je retranscris sur ordinateur en ajoutant des ornements de détails ou d’intrigue. Puis arrive le temps de la correction avec un logiciel qui m’affole quand au nombre d’imperfections qu’il me signale. En plus de l’orthographe, il y a les doublures de mots, les tournures de phrase ou celles qui sont trop longues, etc. ce qui m’impose à nouveau de retravailler des passages et encore d’améliorer la syntaxe.

Voilà vous avez pénétré un peu dans mon intimité d’auteur, mais aussi de vie, mais je suis animé par une telle joie que j’avais envie de vous partager ces instants.

Et surtout n’oubliez pas Noël approche et je terminerais par une citation de Bernard Pivot qui est l’un de ceux qui me fit aimer la lecture avec son émotion Apostrophes.
 » Offrez des livres ! Ils s’ouvrent comme des boîtes de chocolat et se referment comme des coffrets à bijoux. « 

2 commentaires sur « Le plaisir d’écrire »

  1. Bien sympathiques explications !
    Et en plus, tu as la plume légère Pascal.
    Tes textes sont faciles à lire et transportent aisément les lecteurs dans vos aventures.
    Ainsi, ils peuvent s’identifier avec chacun de vous deux – ou les deux ensemble -, et voyager avec procuration.
    Amitiés
    Thierry

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