Voyageurs de merveilles

Il y a quelques jours, je souhaitais à tout le monde pour cette belle année de l’émerveillement face à la Terre Mère.

Nous concernant, il ne fallut pas attendre bien longtemps et dès le 2 janvier en promenade sur la côte ouest de l’Algarve dans le secteur de Carapateira, il ne serait presque pas exagéré de dire que chaque pas nous permit de nous extasier.

Je vous raconte :

« Nous quittons notre repère dans la Sierra de Caldeirao pour rejoindre le bord de mer et là c’est un coloré coucher de soleil qui nous illumine

et qui transforme les roches en paréidolie.

Les nuages ne sont pas en reste et rentrent dans notre jeu de vision éphémère.

Le lendemain alors que je désirais courir nous préférons débuter par la lenteur, marché prendre conscience de chacun de nos pas pour poursuivre notre exploration d’hier au soir.

Explorateur de merveille, qui en prenant le temps s’offre à notre regard.

Les couleurs des falaises, les formes des rochers isolés face aux vagues, les racines d’un buisson dont on oublie que c’est un arbre.

Des fleurs qui bravent le vent, mais comme les coquillages agrémentent le sable de la plage, elles ornent celui des dunes.

L’alouette ou la bergeronnette qui se posent prestement à deux pas de nous et qui ne nous laissent point le temps de les emprisonner dans l’appareil.

L’océan propose un massage gratuit dans ces rouleaux mugissants. Défier le froid ? Pas vraiment, la mer m’accueille et avec douceur et précaution m’invite au plongeon dans ses bouillons.

Le matin du troisième jour, nous ne créerons point, car un puissant a déjà tout réalisé à notre place et nous continuons notre émerveillement tel que le lever du soleil. À nouveau, c’est la lenteur qui l’emporte alors que les jours fériés se terminent, la frénésie de la vitesse et du bruit à regagner le monde.

Le bord de mer, proche de Salema, nous propose des roches effondrées de la falaise avec des formes incroyables. Une part de gâteau.

Ou les alvéoles d’une ruche ?

Un peu de grimpe pour caresser cette pierre à l’âge incalculable et issue d’une vie impétueuse qui n’est pas finie.

Pour se remettre de ce voyage proche en kilomètres, mais lointain dans la vie de l’univers et dans nos rêves, rien de tel qu’un bain dans une mer qui a tempéré sa colère.

Belle année !

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