Bientôt vous pourrez nous suivre lors de notre trek d’un mois sur les îles des Açores.
Pour l’heure, place aux préparatifs et quoi de mieux pour vérifier le matériel que de s’offrir un bivouac lors de la pleine lune.
Arrivés avant qu’elle ne se lève, nous nous prélassons au milieu des liondents et des épervières qui de leur jaune nous éblouissent et nous arrosons notre futur voyage.


Nous voici dans un petit lieu secret au milieu de figuiers, d’oliviers et de caroubiers.

La tente est installée, nous savons encore la monter rapidement et nous ne manquons pas d’air pour gonfler nos matelas.

Monsieur soleil tire sa révérence,


Et voici le grand moment, où madame la lune se dévoile.
La nuit nous enveloppe de sa fraîcheur.

La lune brille de plus belle et rend les photos singulières.


Tout notre matériel est en parfait état, encore quelques jours et vous pourrez découvrir avec nous les Açores.
En attendant nous profitons d’un soleil magnifique pour une balade en campagne. Nous voyons des écrevisses,

mais surtout ces coquelicots d’un rouge vif.

Ils sont sur notre route pour ne pas oublier qu’ici, au Portugal, c’est la fête. Voici 50 ans c’était la révolution et la fin de la dictature.

Une idée animait les capitaines qui organisèrent ce coup d’État, il faut que ce soit pacifique et ce fut réussi. Ce jour-là, la fête est partout.
Le lendemain, les rues sont toujours décorées d’œillets et le ciel est moins bleu.

Mais pourquoi la révolution des œillets ?
Ce matin du 25 avril 1974 une jeune femme, serveuse, se rend à son travail. Quand elle arrive au restaurant le patron annonce à ses employés qu’il n’ouvre pas, car la révolution est imminente. Pourtant il avait organisé l’anniversaire de l’ouverture de son restaurant et il avait prévu d’offrir un œillet pour tous ses clients. Il donne les bouquets de fleurs à son personnel. Cette jeune femme s’en retourne chez elle et fait un détour par l’une des grandes places de Lisbonne où se déroulent les événements. Elle croise un char, le soldat du haut de sa tourelle lui demande une cigarette, ce qu’elle n’a pas, mais elle lui offre un œillet et il le place dans le canon de son fusil. C’est un effet boule de neige, les fleuristes sont dévalisés et les œillets fleurissent au canon des fusils et des boutonnières. Cette histoire est véridique et cette jeune fille qui aujourd’hui à 90 ans se nomme Céleste Caeiro.
Ne pas oublier que ce fut une dictature terrible, Arte propose un reportage intéressant sur le sujet.
Et n’oublions pas, rien n’est acquis la bête immonde n’est peut-être pas loin, même dans le pays des Droits de l’Homme.

Oui et sans effusion. Une des rares fois ou des militaires font un coup d’état pour installer une démocratie.
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Merci de rappeller cet événement magnifique .
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Merci 🤩
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C’est intéressant de rappeler cela de ce pays si accueillant.
bon trek 😉
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