Açores , île de Sao Miguel

Ce matin, réveil exceptionnel ! Les oiseaux chantent à tue-tête, c’est un concert de rêve et nous restons allongés quelque temps dans nos duvets à écouter et apprécier. 

Ces instants vécus avec et dans la nature sont primordiaux pour un bon équilibre intérieur.

Nous voici à nouveau avec le sac sur le dos. Les oiseaux accompagnent nos pas.

L’objectif de la journée étant de suivre un chemin de crête qui surplombe le lac bleu.

La piste est large et bien escarpée, les oiseaux accompagnent nos pas. Les points de vue différents sur le lac sont magnifiques.

Nous surplombons une caldera qui est l’effondrement du cratère d’un volcan, au fil des millénaires les différentes couches de lave sont recouvertes par l’eau. D’ailleur un canal à été construit pour évacuer le trop plein d’eau sinon il était impossible de construire un village et d’effectuer de la culture.

Mais je préfère vous conter la légende du lieu. Nous avons au premier plan le lac bleu et au fond le lac vert.

Il y a bien longtemps il y avait ici un roi qui avait une fille superbe. Le roi la gardait sous bonne surveillance et pourtant elle parvint à s’échapper. Elle entendit une musique qui l’enchanta. Elle découvre que c’est un berger qui joue d’un instrument inconnu mais cela l’envoute. Régulièrement elle vient en cachette écouter la musique du berger et un jour il la surprend. Évidemment il tombe fou amoureux de cette beauté et elle de sa simplicité. De rendez-vous en rendez-vous, leur amour se renforce. Le berger décide d’aller voir le roi et de demander la main de sa fille. Fou de rage, il met le berger à la porte et enferme sa fille. Celle-ci parvient à fuir, va retrouver le berger et lui exprime qu’elle doit obéissance à son père et qu’il ne la reverra plus. Ils pleurèrent, pleurèrent, tant bien que leurs larmes formèrent ces lacs. Un bleu car la fille du roi à les yeux bleu et l’autre vert car les yeux du berger son verts.

Nous, c’est dans la contemplation que des larmes iradient nos yeux.

Les falaises formant la caldera sont impressionnantes.

Puis nous continuons notre exploration, grimpons le pico de Eguas à 873 mètres d’altitude pour nous enchanter face aux différentes lagunes qu’il domine.

Des plantes et fleurs nous étonnent, nous verrons nos premier hortensias, fleur emblématique des Açores.

Après avoir discuté avec ce passereau, il est temps pour nous de poursuivre.

Encore des lacs et une nature aux couleurs surnaturelles.

Huit kilomètres de descente sur une route, certes tranquille, mais le macadam va nous faire souffrir, même si le paysage avec ces contrastes est étonnant.

Nous expérimentons la différence entre la théorie et le terrain. Sur cette île de Sao Miguel à l’inverse de toutes les autres îles des Açores il n’y a aucun sentier de randonnée qui en effectue le tour ou qui la traverse.

Pour rejoindre les différents points où nous voulions faire de la randonnée, nous désirons utiliser les services de transports en commun, soit le bus.

Sur le terrain la complexité se présente à nous:

– les bus ne mènent pas obligatoirement où nous souhaitons.

– À pied les horaires sont compliqués à tenir.

– La route où passe les bus longe la mer. Pour la rejoindre depuis les sommets il n’existe vraisemblablement pas de sentier, il faut utiliser des routes.

Pourtant avec les infos prises sur internet tout fonctionnait bien, la réalité en est tout autre.

Le seul bus qui passe ici, mène à Ponta Delgada, la ville principale.

Nous avons trente minutes pour prendre une décision..

Partir dès ce soir sur une autre île ? C’est impossible.

Nous décidons ce que nous voulions éviter: louer une voiture et terminer de visiter cette île pour un départ samedi pour l’île de Graciosa.

La vie nous impose parfois de ne pas rester bloqué sur une première décision ou des principes et de savoir ouvrir notre esprit rapidement.

Nous apprécions d’avoir cette richesse.

En plus nous ne sommes pas mécontent d’arrêter l’expérience bus, car ici les chauffeurs doivent être formés par des pilotes de rallyes et les routes étroites rendent difficiles le croisement avec une voiture et presque impossible avec un autre bus ou un camion.

Nous tanguons aussi violemment qu’une coque de noix sur l’océan en colère.

Bref, nous louons aisément une voiture et reprenons une certaine liberté.

Nous trouvons dans la nuit notre coin de bivouac et la tente se monte à la frontale.

PS: Nous remercions tous ceux qui nous envoient un message, merci de les signer afin que nous sachions de qui ils proviennent. Merci !👍

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