Ce matin, au moment de nous lever avec l’aube pour partir le plus tôt possible, une averse inattendue se fait entendre. Elle nous cloue dans nos duvets et nous invite à prolonger la nuit.
Une heure plus tard le ciel se dégage et le soleil se lève en nous éblouissant.

À 8 h nous sommes sur les sentiers, prêts à en découdre avec le sommet de la caldeira qui est encore dans les nuages.

Que décide monsieur météo ? Brume ? Soleil ? Mitigé ? C’est le soleil qui va gagner !
Nous arrivons en bord de mer dans le village de Praia, de nombreux moulins bien rénovés servent de résidence de location pour les touristes.

Sur la digue, de petits fauteuils permettent le repos ou la contemplation.

Pour l’instant nous nous posons au premier bar pour un café. Il nous faut du jus pour aborder la montée.
Plus on s’élève, plus le panorama est grandiose.

Le soleil réchauffe l’atmosphère ; qu’est ce que c’est agréable de randonner, de fournir un effort pour la joie de se retrouver dans cette nature luxuriante.

Après une descente, cette verdure nous éblouit mais que distinguons nous à l’horizon, comme devait le crier la vigie des navigateurs du XV ème siècle : terre.
Et oui face à nous l’île de Sao Jorge, notre prochaine étape.

Mais ! Mais ! Là bas tout a l’horizon, ce cône qui s’érige vers le ciel, c’est le Mont Pico, le point culminant de l’archipel à plus de 2300 mètres d’altitude.

J’aurais l’occasion de vous en reparler, suivez nous assidûment vous verrez que nous y fêterons un bel événement.
Pour l’instant nous admirons ces murets de pierres qui déterminent des petits lopins de terre où poussent la vigne.

Nous retrouvons le bord de mer où cette roche d’un noir prononcé est de la lave qui fût refroidi brutalement par l’océan.

On peut s’imaginer au moment où cette lave en fusion de plus de 1000° arrivait dans ces eaux froides. Il n’est pas nécessaire de fermer les yeux pour que l’imaginaire nous nourrisse d’images extraordinaires.
Par contre, le sentier qui traverse les roches de lave demande un bon sens de l’équilibre, mais il ne fait pas de cadeau aux chaussures.

Ce lieu est idéal pour notre pic-nic, quand pensez-vous ?

Un petit regard en arrière nous permet d’observer la caldeira d’où l’on vient et le chemin parcouru.

Cette fois-ci nous changeons de versant, ces îles ne sont vraiment pas grandes ; voici les dimensions de celle-ci , 8 kilomètres de long pour 4 de large.
Et nous grimpons le volcan de Pero Botelho. Nous sommes sur le bord du cratère qui a une profondeur de 37 mètres.

Tous ces lieux volcaniques ne laissent pas indifférent l’humain qui a gardé son lien à la nature. J’aurais l’occasion d’y revenir.
Sur le sentier de crête de la caldeira, les éoliennes nous ramènent à notre monde moderne, mais c’est l’une des seules sources d’énergie de l’île.

Nous sommes sur l’un des points culminant de l’île de 349 mètres. Ce vert et ce bleu nous laissent sans voix.

Sur cette photo ci-dessous tous les petits monticules sont des volcans de scories. Quant à la ville que vous apercevez c’est la plus importante de l’île et d’ailleurs l’île n’est qu’une seule commune avec des petits villages. Sur toute l’île il y a 4780 habitants.

Pour la photo ci-dessous, les deux sommets qui dépassent de la verdure sont les roches les plus anciennes de l’île et à droite un stratovolcan ou nous sommes passés ce matin.

Pour terminer cette randonnée de 28 kilomètres, enfin de belles vaches avec des cornes.

Jusqu’à présent l’on ne voyait que des vaches de production de race Horlstein et sans cornes, c’est un élevage très intensif qui est mené sur l’archipel.
Nous nous arrêtons au camping de Praia, car demain est annoncé une journée de tempête.
A demain !