Toute la nuit un vent violent tournait dans les arbres de la colline proche, heureusement au camping nous sommes un peu à l’abri de cette furie éolienne. Par contre nous ne sommes pas épargnés par les trombes d’eau qui empêchent un sommeil réparateur.
Nous passons la matinée dans la salle commune du camping où nous sommes tout seuls.

On n’y trouve un four à pain magnifique, la voûte en forme d’ogive offre la meilleur chaleur. Le lieu est aussi loué pour des autochtones voulant faire la fête.

La tempête continue à sévir. Cela se calme vers onze heures ce qui nous permet de descendre au village, nous ravitailler, manger dans un café local, bon et copieux.
Mais surtout nous arrêter à la pâtisserie artisanale qui produit la spécialité de l’île. Elle est même exportée jusqu’aux États-Unis !
C’est garni avec une mixture qui ressemble à de la confiture de lait. C’est excellent !


Puis petite balade en bord de mer, vous pouvez voir la différence avec la veille.


Notre retour au camping va se faire sous une pluie battante.

L’après-midi se passe à préparer la suite de notre périple, car il faut réserver pour les bateaux, pour une location de voiture et pour gravir un sommet.
Même en trek l’administratif nous rattrape !😢
Et malgré le vent nous profitons de ces tamarins bien secoués, il faut se dépêcher pour la photo.


Enfin nous déclarons avec enthousiasme que nous avons une belle vie, sans souci et avec une immense liberté. Nous n’avons que les limites que nous imposent la nature et celles que nous nous mettons.
La vie d’un baroudeur est d’accepter de dormir un peu n’importe où, bien souvent partir le matin et ne pas savoir où il va planter sa tente le soir.
De manger ce qu’il trouve et d’exercer sa curiosité sans aprioris.
Sur ces îles pas de réchaud, les bouteilles de gaz sont interdites dans les avions. L’habitude du café matinale est rompu, savoir rompre ce que nombreux diraient pour moi c’est impossible est une extraordinaire richesse de vie.
Ne pas se soucier si l’on ne peut se laver tous les jours, cela n’empêche pas de respirer et de se mouvoir.
Se laisser porter par son chemin, changer son itinéraire sans crainte, et surtout avoir une ouverture d’esprit qui permet de s’adapter à toute situation sans entrer dans de la colère, de l’angoisse ou du regret. De s’émerveiller et de savoir contempler tout ce que nous offre la terre mère, mais aussi de savoir lui dire merci par un immense respect.
A demain.
