Île de Sao Jorge, les Açores. Départ GR 1

[ J’ai un peu de retard dans le résumé de nos journées, mais nous avons de gros problèmes de réseaux ]

Un regard sur la météo nous a rassuré, car elle annonce du beau temps pour la quinzaine à venir.

Alors que nous sommes bien endormis, que se passe-t-il ? Nous voici réveillés en sursaut !

Une explosion ? Non !

Un fracassant coup de tonnerre ! Une pluie diluvienne s’abat sur notre tente. Dans ces moments qu’est-ce que l’on se sent bien blotti dans son duvet.
Puis tout cesse aussi brutalement que cela a commencé. Il faut s’y faire à cette météo capricieuse où tout va aussi vite qu’une étoile filante.
A ce sujet, il n’est pas désagréable de se réveiller à 3 heures du matin pour une envie pressante, j’ai pu en observer deux.
Le reste de la nuit fut très perturbé par les puffins cendrés des Açores et leurs cris stridents pas très beaux, qui résonnent dans la nuit. Si vous avez l’occasion, écoutez-le sur youtube.
Quand ils sont des dizaines et qu’ils volent juste au-dessus de la tente, c’est compliqué de trouver un sommeil paisible.


Et ce matin, à l’aube alors que nous avons du sommeil plein les yeux, c’est une averse qui nous met au aguets.
Enfin dans ce camping où nous ne verrons personne, à l’abri, installé sur une table et des bancs nous prenons notre petit déjeuner, le soleil accompagné d’un vent léger fait sécher notre tente accrochée aux branches d’un arbre.

Depuis Velas, nous empruntons un bus pour rejoindre le point de départ de notre rando.
Nous arrivons à Ponta de Rosais, le bus s’en retourne, nous voici seuls, comme un peu perdus dans un coin de nature qui se trouve, lui, isolé au milieu de l’océan.


Seul avec le chant des oiseaux, ils sont nombreux sur l’île les plus connus pour nous, sont : le merle, le rouge-gorge, le pinson des Açores qui n’est pas du tout farouche et bien d’autres.
Jusqu’à l’extrémité ouest il nous reste encore 5 kilomètres à parcourir. Nous partons dans une marche méditative, tellement nous sommes heureux de nous retrouver en lien avec la nature.
Le vert de cette herbe tendre, le bleu de l’océan et la-bas le phare du bout de ce monde.


Nous sommes enivrés par la simplicité de cette beauté.
Au passage, émerveillement devant un papillon, on en voit très peu sur ces îles.


Voici le début de notre GR, direction Topo à l’extrême Est de l’île, 101 kilomètres.


Mais avant de tourner le dos à l’occident pour l’orient nous profitons de ce paysage fabuleux.


Des falaises de plus de 300 mètres, l’île de Pico et son sommet à plus de 2000 mètres

et l’île de Faial sur la droite.


Rassasié de cette luminosité et de cette splendeur, nous nous engageons sur la piste.
Déjà midi et une aire de picnic très bien aménagée se présente, après s’être rassasié c’est la sieste qui nous attend sous la surveillance d’un pinson endémique.


En pleine forme nous faisons un crochet par un point de vue, c’est un spectacle, nous voilà fascinés par le panorama.


Des falaises, le bleu de l’océan qui se mélangent avec celui du ciel, des fleurs et au loin, on distingue l’île de Graciosa.
Le chemin nous ramène sur la côte opposée, le spectacle ce concurrence avec ces caldeiras en bord de mer et en face le mont Pico avec une petite pointe, qu’il nomme ici son deuxième sommet.


Les arums bordent nos chemins, car elles poussent de manière sauvage comme la digitale dans les Vosges.


Le réapprovisionnement en eau est essentiel, car il fait très chaud dans la journée et dès que le soleil se cache le vent nous glace.


Tiens, voici Pico qui sort des nuages. Ce volcan me fascine.


Nous voici à nouveau face à une montée raide. Tout à coup, face à  nous, des vaches se rendant à la traite. Il faut nous mettre dans le renfoncement d’un chemin car nous les effrayons.
L’île est longue mais étroite, maximum 7 km de large. En une demi-heure, nous passons de la côte nord-est à la côte sud-ouest.
Nous voici sur l’autre versant de l’île. Un point de vue nous permet de découvrir ces villages au pied des falaises qui se nomment les “ fajas”.
Impressionnant !


Et c’est ici que nous allons prendre notre souper et passer notre nuit. Bien mérité après 22 kilomètres.
En face de nous l’île de Graciosa.

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