Île de Sao Jorge, 3 ème étape

Ce matin le soleil illumine l’intérieur de la tente, rien de tel pour se lever dans la bonne humeur.


Petit déjeuner au soleil et nous partons d’un pas léger.
Notre journée va nous mener en bord de mer alors que nous sommes encore à 600 mètres d’altitude.
Nous traversons un village, nous prenons un café. Une pause avant une descente abrupte qui fait du bien.
Les photos ci-dessous vous donnent une idée des forêts que nous traversons, elles sont impénétrables denses et sauvages.

Cela nous réjouit pour toute la faune qui doit s’ébattre en toute tranquillité.
Les chemins sont bordés de haies d’hortensias, la floraison débute. D’ici quelques semaines cela va être magnifique, nous aurons l’occasion d’en profiter.


Mais ces petites fleurs coincées dans un mur de pierres sèches ne passent inaperçus à notre œil.


Dans ces falaises verticales, il n’y a qu’une route que se partagent les véhicules et les piétons. Heureusement, il y a peu de circulation en cette saison. Dans un virage simultanément nous nous exclamons :
– wouah! c’est magnifique, exceptionnel !!
Alors voici en photos ce qui s’est présenté à nous.


Là bas au bord des lagunes, le fajā dos Cubres, un peu plus loin fajā do Belo, puis fajā da caldeira de Santo Cristo.


Ce paysage nous prend les tripes et nous décidons d’en profiter et surtout de ne pas se priver de contemplation.
Ces fajās, sont des villages, non pas de pêcheurs comme on pourrait le croire, mais ce sont les habitants des hauteurs, voyant le long de la mer ces espaces plats et luxuriants avec un climat plus agréable, qui décident de s’y installer pour faire de l’élevage, de la culture de maïs pour la farine et du tissage.


Les fajās construits au pied des falaises de lave sont en sécurité. Ce qui n’est pas le cas de ceux où nous nous rendons, qui sont au pied de falaises de roches détritiques.
Ce sont des roches sédimentaires composées d’au moins 50 % de débris provenant de l’érosion. Des éboulements arrivent de temps en temps. En 1980 les habitants de Santo Cristo furent tous évacués en hélicoptère.
En regardant la montagne on voit bien par endroit des saignées dues à ces éboulements.

Le long de cette routes ces toilettes publiques charmantes et propres provoquent presque un besoin !😂


Nous reprenons la descente et sur la route une feuille me stoppe pour sa beauté et sa forme, un cœur.


Nous perdons de la hauteur et un second point de vue nous donne un nouvel angle pour admirer ce lieu.


Et, nous informe que le fajā de Cubres fait partie des 7 villages les plus beaux du Portugal.


De nombreuses fleurs bordent notre route, tels ces bégonias sauvages ou ces balisiers.


Enfin nous voici au fajā dos Cubres, il n’est pas loin de midi, nous faisons sécher la tente et dans les toilettes publiques des prises de courants nous permettent de recharger portables et petites batteries.

Nous évitons d’avoir trop de nourriture à porter, nos sacs pèsent quand même environ 13 kg. De ce fait, nous allons au restaurant quand c’est possible, surtout que les prix sont bien raisonnables, les plats copieux et délicieux. Pour ce midi j’ai mangé un steak de thon. 😋
Le restauratrice va garder nos sacs à dos, le temps d’effectuer une visite du hameau en légèreté.
Nous croisons un beau lézard vert

et en nous approchant de l’océan la vision de ces falaises est impressionnante.


Puis nous prenons la direction des autres fajās, impossible de suivre la côte, c’est une piste étroite taillée dans la falaise où seuls les quads ont le droit de circuler, et encore à certaines heures.
Nous voici embarqués dans de belles montagnes russes.

Nous arrivons au deuxième fajā, ce ne sont que des résidences de location.
La piste se poursuit avec des montées raides de deux cent mètres. On constate même que certains quads ont des difficultés.
La récompense pointe son nez, nous voici au fajā da Caldeira de Santo Cristo.


Resté très typique et bien entretenu, vit ici à l’année dix personnes et le fajā où nous avons mangé quatre personnes.


Ces villages sont des attractions touristiques, nous sommes satisfaits d’être ici en ce mois de mai joli. Car d’ici une quinzaine le monde va grouiller et le sentiment de sérénité et de plénitude avec un goût sauvage qui émane de ces lieux doit disparaître.
Nous sommes des petits joueurs pour cette journée où nous n’avons effectué que 18 kilomètres, mais la majestuosité de ces sites nous impose l’admiration, donc de nombreux arrêts.
Dans tous les cas, comme il y a un bar, preuve de la présence de touristes nous apprécions une bonne pinte de bière, pour nous féliciter de notre journée avec 1026 mètres de descente.


Nous nous installons sur cette aire de camping magnifique, gratuite et bien agencée.

Comme ce n’est pas encore la haute saison, les sanitaires sont fermés. Il y a des douches extérieures froides ce qui est très bon pour la santé et pour les sanitaires, il faut se rendre aux toilettes publiques un peu à distance.


Nous avons une visite guidée du centre d’interprétation très intéressante et pour notre souper, quelques invités.


Enfin avant de se reposer, un regard sur ce qui nous attend demain matin, 600 mètres de dénivelé sur 5 kilomètres.


Vite, allons dormir !

2 commentaires sur « Île de Sao Jorge, 3 ème étape »

  1. Merci beaucoup à vous pour ce message en encourageant.
    Je vous invite à signer vos messages car nous ‘ne savons pas de qui ils nous proviennent.
    A moins que vous ne souhaitez garder l’anonymat ce que je respecte.
    Beau voyage avec nous !🤩
    Pascal

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