Île de Sao Jorge, la culture de café

Dans tous les guides parlant des Açores, un paragraphe et des photos sont consacrés à la culture de café de l’île de Sao Jorge.

Ils sont fiers et sûrement à juste titre de posséder la seule culture de café d’Europe.
Nous arrivons dans un bar tenu par les propriétaires de cette culture.
Je ne m’attendais pas à une usine énorme mais quand même à un minimum d’installations artisanales.
Quelle surprise !


C’est une entreprise purement et concrètement familiale. Les parents, la grand-mère et le fils. C’est le jeune homme dont je vous parle dans l’étape de notre quatrième journée.
Une fois que nous avons terminé notre sandwich et bu un café maison, doux et parfumé, ils nous invitent pour une visite gratuite.
Il nous explique que ce sont des pieds de café qui viennent du Brésil et c’est son père vu le climat qui a eu l’idée de planter 1000 pieds de caféiers en association de culture avec des orangers, des figuiers, des amandiers pour limiter les maladies.
Le café est récolté manuellement d’avril à juillet. Ne sont cueillis que les fruits rouges puis ils sont mis à sécher pendant 30 jours.


A ce moment, ils prennent un parpaing et, à la main, écrasent le fruit pour en extraire le grain qui va être séché au soleil.
Puis vient le moment du tri des grains, souvent après le repas, installé autour de la table de la cuisine.
La torréfaction est effectuée par la mère et la grand-mère, cette opération est faite dans une poêle sur la cuisinière.
C’est l’expérience qui leur permet de déterminer quand le café est bien torréfié. Il nous explique que c’est surtout à la vue qu’elles déterminent la fin de l’opération.
C’est une toute petite production : une tonne  par an.


Elle est vendue essentiellement dans leur bar et dans le magasin de vente d’une fromagerie proche.
Ces gens sont d’une simplicité communicative et ils ouvrent leur cœur comme leur maison.
Il nous explique qu’il est architecte et cela fait dix ans qu’il est revenu sur l’île pour participer à la vie de l’entreprise familiale.
Il poursuit son travail d’architecte grâce à Internet.
Il nous fait pénétrer dans une pièce avec de magnifiques métiers à tisser en bois. Certaines de ces pièces exceptionnelles, construites dans un bois magnifique, demandent deux personnes pour être manipulées.


C’est la passion de sa maman et d’autres femmes du fajā. Ils nous expliquent comment elles travaillent. Elles fabriquent des tapis avec des techniques spécifiques à l’île.
Tapis magnifiques que sa maman vend.
Pour un tapis de trois mètres pour deux mètres cinquante, il faut compter 950€. Pour un travail artisanal de cette qualité le prix est très correct.
Que dire si ce n’est muito obrigado !

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