Traversée de l’île de Faial

Ce matin, pas de lever de soleil espéré, mais une belle luminosité sur le Pico.


Nous démarrons la journée et avant de monter vers le point culminant de l’île, nous descendons.
Voici une église qui, comme le phare d’hier, a été détruite lors du tremblement de terre de 1998. Elle reste ici en mémoire, car elle fut construite avec les dons des fidèles.


De merveilleux reflets de soleil planent sur l’océan avec la présence d’un grand voilier sans voile.

Le Pico n’a pas de voile c’est pour cela qu’il est encore dans les nuages.


Nous tournons le dos à l’océan et c’est une campagne bucolique qui se présente à notre regard.

Maintenant nous savons que nous allons bougrement monter. Avec ce que nous avons descendu nous nous retrouvons à une altitude de 300 mètres et notre passage le plus élevé de la journée est aux environs de 1000 mètres.
Mais n’est ce pas le sort de tout montagnard ? Sûrement que si et d’ailleurs c’est pour cela que nous aimons la montagne.
Monter, descendre, pour mieux remonter, fournir un effort, transpirer pour une pause mérité comme ici dans une aire de picnic avec des tables réalisées de manière artistique et en plus patinée.


S’extasier devant un pinson endémique qui tente de se joindre à notre repas, nous lui laissons quelques miettes.


Reprendre sa progression sur une large piste qui monte régulièrement ce qui facilite l’allure.
Pour enfin admirer un panorama tel cette île de Pico qui est comme un navire au milieu de l’océan.


Dans toutes les îles nous avons remarqué que dans les murets sont systématiquement imbriqués ses strapontins. Est-ce pour contempler le paysage ou effectuer des messes basses ?
Ici cela va nous permettre de souffler légèrement.


Nous comprenons vite que nous sommes pas loin de notre but, un point de vue sur la caldeira de Faial, l’emblème de l’île. Et c’est le graal du randonneur, savourer sa satisfaction personnelle dû à  sa persévérance quand il atteint un sommet.
Surtout quand il se retrouve face à l’un des rares endroits où il est possible de s’imaginer ce qu’étaient les Açores avant la colonisation.


Cette caldeira a une forme parfaitement circulaire d’un diamètre de deux kilomètres et d’une profondeur de 400 mètres.
Ce site est couvert d’une végétation luxuriante et revêt une importance pour la conservation naturelle des habitats endémiques des Açores.


Ce qui agace toujours un peu le randonneur, c’est l’arrivée au sommet et face à lui se trouve un parking, des véhicules et des humains couvrant de leur déodorant ou de la fumée d’une cigarette, les fragrances de la nature portées par le vent. Nous avons été doublés par un véhicule de location roulant à vive allure. Peu de temps après, il est descendu toujours aussi rapidement nous faisant bénéficier d’une belle poussière.
Les touristes montent, certains en taxi, se font déposer, passent un tunnel, la caldeira est à leur pied, quelques photos et l’on s’en retourne pour le prochain point de vue et rebelote.
C’est le commerce de la nature, dans ce monde déséquilibré cela ne va pas pouvoir durer encore longtemps.
Pour nous le paysage se gagne par la sueur de l’effort.
Sommes-nous démodés? Dépassés?
Quand je vois les inondations dans ma région d’Alsace ou en Lorraine, je ne pense pas !
Enfin c’est à chacun de sentir ce qui est juste pour lui.
Nous poursuivons notre sentier qui domine la caldeira sur un demi tour et cela nous permet de l’observer sous de nombreux angles différents.
Elle arrive même à nous faire une grimace.

Si vous observez, votre imaginaire peut découvrir deux yeux, un nez et une bouche béante.


Des jeux de lumières sur l’une des lagunes d’où nous parviennent d’importantes sonorités de coassements.


Nous quittons ce lieu sans oublier d’admirer les petites fleurs que nombreux ne verront pas, obnubilés par l’impressionnant cratère ou la compétition du nombre de sites à visiter dans la journée.
La potentille tormentille ou la  bruyère de saint Daboec.

La potentille



Nous apprécions une dernière fois ces lagunes et maintenant, à nous la descente.


Les kilomètres défilent et enfin nous quittons une large piste ou des gars en 4×4 roulent comme des fous, quel drôle de monde où l’on demande aux Hommes de covoiturer et d’autres pour un plaisir totalement individuel consomment et polluent sans vergogne.
Cela nous gâche un peu la joie de la journée.
Nous longeons un levada et le fait de s’enfoncer dans la forêt nous permet de retrouver le calme.

Le canal enjambe une ravine et un pont est construit pour le piéton.


Le soir arrive et dans ces forêts aucun endroit pour y installer notre tente.
Nous traversons une forêt qui a dû subir un grand coup de vent, ces chandelles se dressant sans leur houppier vers le ciel créent un phénomène de désolation.


Toujours rien pour notre bivouac, nous gardons confiance, le sentier arrive sur une route asphaltée. Notre direction part sur la droite, mais je sens qu’il faut remonter sur la gauche et 400 mètres plus haut nous trouvons un renfoncement pour passer notre nuit. On a déjà trouvé mieux, mais pour ce soir après 26 kilomètres et 1148 mètres de dénivelés positifs nous n’allons pas faire la fine bouche.


Nos jambes en ont assez et je dois avouer que je ressens de la fatigue.
Nous profitons du soleil qui s’incline dans le ciel, mais il va tirer sa révérence en disparaissant derrière les nuages.
Demain on retrouve la mer !

4 commentaires sur « Traversée de l’île de Faial »

  1. Super si cela donne des idées. Le seul Hic c’est la météo. Mais les terres volcaniques ce sont des énergies bien particulières que nous adorons.
    J’espère que nous aurons l’occasion d’en parler de vive voix.
    Bises à vous deux.

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  2. Merci pour ce message . Pourquoi le moment que tu attendais ?
    C’est dommage mais WordPress ne nous indique plus le nom de la personne qui écrit le message.
    Alors qui es tu?
    Bientôt l’île de Flores.

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