De côte à côte arrivée !

Qu’est ce que nous avons bien dormi dans notre petit coin. Seulement un véhicule hier soir et un ce matin alors que nous démontons notre tente.
Le ciel est bien gris quand d’un coup, un rayon de soleil illumine un ancien cratère, il nous annonce la couleur de notre journée.


Nous allons effectivement passer de cratères en cratères.
À chaque fois, nous nous retrouvons face à une montée difficile et abrupte suivie d’une descente identique, l’effort est violent et exigeant.


Régulièrement on aperçoit la forme du gouffre d’où il y a des millions d’années était éjectés lave et roches en fusion.


Nous avons déjà randonné dans de nombreux lieux, mais marcher sur d’anciens volcans où la terre mère à chaque pas nous rappelle sa force tant par la géologie, la topographie et une nature luxuriante, c’est exaltant.

La terre de lave est très riche et nutritive pour les plantes.


Notre sentier débouche sur une piste en terre rouge, mais que se passe-t-il ? Des volutes de cette terre rouge s’élèvent et un véhicule arrive à une vitesse excessive. Puis un deuxième, nous découvrons suite à un panneau que ces pilotes sont en reconnaissance pour un rallye qui a lieu le 25 mai. Ces véhicules doivent arriver en bateau ? En avion ?
Je n’en dirais pas plus, je suis empreint d’une colère, le monde est fou !

La récompense du randonneur que nous sommes se fait dans l’approche d’un cratère, de l’entrée d’une cheminée

ou encore dans la présence d’une flore qui me fascine par sa délicatesse, sa minutie qui crée de la grâce. Que ce soit la luzule, l’onagre rosée ou la crinole de Moore.


Nous passons devant une cheminée de l’un de ces anciens volcans.

Mais pour accéder au fleuron de notre randonnée, voici la descente en escalier que nous avons effectuée.


Un grand trail à lieu ici sur différentes îles des Açores. Nous passons sous l’arche de départ de l’un de ces parcours et les coureurs doivent se souvenir de la montée en escalier. Trail que mon fils a couru avec ma belle fille, très technique.


La vigie de baleine nous divertit et madame l’observatrice ne voit rien à l’horizon.


Le long de la côte, il y avait tout un village qui vivait de la pêche à la baleine. Mais celle-ci se révolta et en ce mois de mai 1957 un premier tremblement de terre annonçait la rébellion.

La partie du dernier volcan,  l’arrivée est proche.


Le 27 septembre 1957 pas très loin de la côte à lieu une première éruption qui créa une île, puis une deuxième éruption et une nouvelle île. Mais ce n’est pas fini, la terre gronde de partout, les bombes volcaniques tombent et les cendres recouvrent le village de pêcheurs. La lave réunifie les deux îles à l’île principale de Faial qui s’agrandit de 2,4 km carrés.
Des vulcanologues du monde entier viennent sur le terrain pour observer le phénomène qui fut filmé, décrit et interprété par Haroun Tazieff.
Cette éruption se termine le 24 octobre 1958.
Je ne rentre pas d’en plus de détail, car la vie d’un volcan est passionnante, mais je ne suis pas un spécialiste pour écrire les techniques correctement, si vous voulez en savoir plus, internet vous livrera tous les secrets.


Aujourd’hui nous posons avec une certaine émotion nos pas dans les cendres et les roches volcaniques du Capelinhos.


Avant de parvenir au sommet, la côte déchiquetée nous enchante.


Sur un sentier de crête étroit où l’apic est devant le bout de nos chaussures, c’est l’émerveillement.


L’océan et son bleu, les mouettes qui dansent et ce volcan aux multiples couleurs, le gris des cendres devenue plutôt un sable, le noir ou l’ocre de la roche. Pour les amoureux de la nature que nous sommes, nous voici emprunts d’un frisson d’émerveillement et  nous  écoutons la musique du vent, la danse des vagues et le chant des mouettes.
Les mots ne sont rien, la description est indicible.

Nous profitons du lieu et au pied de ce volcan, nous nous congratulons car nous terminons la traversée de l’île de Faial.
Nous avons parcouru 44 kilomètres pour 1781 mètres de D+.


Notre journée ne se termine pas là, il nous faut encore marcher 6 kilomètres pour rejoindre le village de Varadouro.

Direction le camping car une journée de pluie nous attend le lendemain, puis c’est le départ pour la découverte de la sixième île de l’archipel.
Mais après trois jours de repas froid, de viande séchée et de fromage peu goûteux nous avons envie d’un repas chaud et nous voici sur la terrasse d’une pizzeria à nous régaler devant des voiliers au large.

Et comme se rocher nous regardons déjà vers un nouvel horizon.

Une pareidolie ? Le rocher de droite un visage au regard vers le lointain, l’Amérique !

Laisser un commentaire