Un mercredi matin sur l’île de Flores et il nous faut résoudre la suite de notre voyage.
Nous arrivons vers 9h30 devant l’office du tourisme qui doit ouvrir à 9 heures mais il est toujours fermé.
Nous déambulons dans les rues afin de trouver un arrêt de bus et nous en profitons pour admirer l’art de rue.


Enfin nous trouvons cet arrêt de bus où une affichette indique les horaires. Le verdict est simple: pas de bus avant la fin de journée, afin de nous rendre au début d’un nouveau parcours de randonnée qui doit nous mener plus rapidement dans les sites incontournables de cette île.
Reste en suspens la question du bateau pour rejoindre Corvo. Sachant que depuis cette île nous avons réservé un avion pour l’île de Santa Maria.
Laetitia triture le problème dans tous les sens, contact des sociétés de bateaux de visites touristiques, mais aucune solution simple ne se présente.
Nous décidons dans un premier temps de nous rapprocher du sentier de randonnée que nous voulons emprunter. Pour cela, nous n’avons qu’une solution: faire appel à un taxi.
A la station de taxi aucun d’entre eux n’est présent. Laetitia se rend au bureau de la GNR (gendarmerie du portugal)

qui se trouve sur cette place. On lui fournit aimablement le numéro de téléphone de l’un de ces chauffeurs.

Nous voici en voiture pour la bourgade de Lajes.

Après un bon repas, l’estomac est rassasié et le cerveau trouve la solution, la meilleure pour nous.
Nous décidons de laisser tomber la visite sur l’île de Corvo. Nous avons des propositions pour nous y rendre, mais il faudrait y rester plusieurs jours alors qu’il existe une rando d’une seule journée et nous serions amené à bâcler la visite de Flores.
Laetitia gère les annulations et les réservations pendant que j’effectue un somme réparateur.
Homme chanceux que je suis d’avoir une épouse ne rechignant pas face à l’administratif !

Le plein de nourriture est effectué à la supérette et le plein d’eau à la fontaine.
Pour retrouver le départ du sentier de randonnée, nous devons effectuer huit kilomètres sur une route, heureusement peu fréquentée.
La pluie n’est pas encore présente et l’eau ne coule pas sous le joli petit pont de pierre.

Nous croisons monsieur le dindon qui fait le beau pour attirer ces dames. Elles ne sont pas si dinde, et il lui faudra fournir beaucoup d’efforts pour leur faire tourner la tête !

Le brouillard s’épaissit, attention de ne pas nous perdre de vue et même si nous arrivons à un point de vue, nous n’aurons point de vue, elle est brouillée par les nuages.



Enfin le départ de notre GR,

d’une piste large très rapidement nous sommes sur un étroit sentier herbeux. Par grand soleil nous l’aurions apprécié, mais voilà que le phénomène des chaussettes trempées qui mouille les chaussures puis les pieds se reproduit.
Cette fois-ci, la pluie accompagne la brume, heureusement il ne fait pas froid.
Les nuages se déchirent et nous laissent de temps en temps entrevoir l’océan ou des roches impressionnantes.




Après 12 kilomètres, nous arrivons à Mosteiro et il y a une aire de pic-nic qui est accueillante. Nous sommes heureux de poser les sacs et de nous changer pour nous retrouver au sec.
Un séchoir est improvisé, le lieu nous semble idéal, nous cassons la croûte et nous monterons la tente ensuite.

Mais ne voilà t-il pas que le vent se lève, dans sa danse il invite la pluie dans une averse importante et violente.
Très vite nous nous rendons compte que notre abri, n’est vraiment qu’un abri de fortune et pour les grosses pluies annoncées de la nuit cela va être compliqué.
A côté de l’église, j’avais repéré un abribus qui doit nous protéger de ce passage venteux et humide.
Une accalmie nous permet de remonter vers notre refuge qui va être d’un grand confort pour cette nuit de tempête. Le plus dur c’est de remettre les chaussures trempées.


Alors que nous sommes déjà endormis, dehors la tempête sévit, et là nous constatons que le toit en béton de l’abri bus est poreux et de grosses gouttes nous tombent dessus.
Sans perdre de temps nous remballons nos affaires, on a limité les dégâts d’humidité.
Il est 23 h 45, où aller ? Un peu plus bas je trouve une vieille grange plus ou moins abandonnée. A nouveau les pieds qui étaient heureux au fond du duvet au chaud et sec, doivent replonger dans l’humidité.
Dans cette grange il y a aussi des gouttières, mais l’espace est grand, un banc contre un mur est au sec, nous pouvons y placer nos sacs.
Dans le milieu de la grange il y a un endroit sans gouttière.
Nous montons notre tente, heureusement qu’elle est auto portante. C’est-à- dire que nous n’avons pas besoin de planter de sardines pour qu’elle tienne.
Nous gonflons nos matelas, déroulons nos duvets et enfin posons la tête sur l’oreiller.
Il est presque 1 heure du matin.
Nous ne tardons pas à nous endormir.
Demain nous verrons bien.


Fatigue, froid, humidité un triptyque qui ne permet pas de s’amuser à bien cadrer.
Qu’elle va être notre journée de demain ??