Ile de Flores, l’humidité !

Ce matin nous sommes réveillés par le chant des moineaux, ils aimeraient rentrer dans cette grange où nous venons de passer notre nuit.
On ne se plaint pas, vu les tornades extérieures on s’en sort bien et on a quand même dormi un peu.
Le plus pénible c’est de remettre les pieds dans des chaussettes mouillées qui vont rentrer dans des chaussures mouillées.
Après quelques grimaces, les pieds ont tenté de résister, mais les voici bien calés et les chaussures lacées fortement.

La météo annonce encore de grosses averse entre 9 heures et 10 heures. Nous attendons sagement à l’abri, heureusement il ne fait pas trop froid.
Enfin la pluie cesse, mais le brouillard reste accroché à la montagne et nous ne sommes qu’à 300 mètres d’altitude.

Voila un arbre parapluie, difficile à déplacer !


Les jours passent et se ressemblent, brouillard, chemin enherbées et pieds mouillés.


Pour vous donner une idée de ce point de vue, nous devrions être en admiration devant l’océan, ces vagues et remous, les couleurs du bleu du ciel avec des reflets verts.


Nous abordons une descente avec risque de glissade, des roches mouillées avec une légère mousse c’est comme une planche avec du savon noir. Nous mettrons une demi-heure pour parcourir un kilomètre dans cette descente.


Nous sommes au village de Fajãzinha et belle surprise, il y a une fromagerie. Nous y courons, nous y volons…


L’accueil est chaleureux, il nous est proposé de déguster. Polis et ne voulant point offenser la personne de service, nous acceptons. Il n’y a qu’un type de fromage, délicieux, il a des parfums de fleurs.
On en oublie le poids du sac et gourmands comme nous sommes, nous en prenons deux parts de 350 grammes.

Quand on aime on ne compte point.


Une vue de cette bourgade paisible. Il y a quand même une chose qui nous marque dans ces petits villages de cent ou deux cent âmes, c’est le nombre de maisons à l’abandon, voire en ruine qui donne un côté très lugubre.


Le ciel devient bleu sur l’océan qui emprunte cette belle couleur, cela nous donne espoir.


Nous nous dirigeons vers l’un des plus beaux endroits de l’île. Le canal qui longe le chemin nous donne une idée des cascades grandioses que l’on va pouvoir observer.


Désillusion nous aurons le son, mais pas l’image.


Notre désillusion retrouve une once de satisfaction face à celle de la rivière franchissant la route.

Sur internet, cherchez cascade de ribeira do Ferreiro et vous verrez ce que nous aurions dû voir.
Le GR grimpe sur une crête, cependant vue l’ambiance cotonneuse notre persévérance se rompt et nous jetons l’éponge. Nous descendons par la route à fajā Grande.
Un camping nous y attend pour faire sécher nos affaires qui sont soit mouillées, soit humides.

Notre cœur garde l’espoir de jours meilleurs. C’est notre demande à l’univers. Alors nous chantons.

La mer
Qu’on voit danser
Le long des golfs clairs
A des reflets d’argent
Ici le ciel grisonnant
Nous apporte encore
Une pluie
Aux reflets changeants

Nous voilà réfugiés sous notre tente, légèrement désappointés. Les sports de pleine nature c’est bien, à condition d’avoir une météo clémente.
Maintenant ce sont nos pieds qui nous demandent de ne pas leur faire passer une nouvelle journée dans l’humidité.

11 kilomètres c’est peu, mais pour des pieds mouillés c’est énorme et des échauffements commencent.
Mais rien n’est promis !
Décidément cette île de Flores ne cesse de perturber nos plans.

Allons dormir, la nuit porte conseil.

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