Île de Flores et ses cascades !

Dans la nuit, nous sommes réveillés par deux grosses tornades, pluie et vent violent venant de la mer qui est à 300 mètres du camping

Au réveil le ciel est gris et les nuages aussi bas qu’hier. C’est un sentiment de dépit qui nous envahit.
Que faire ?
Prendre notre petit déjeuner enfermé dans la tente, car le vent n’est pas chaud.
Celui-ci absorbé, nous nous allongeons et nous nous  rendormons.
Nous devons manquer de sommeil pour que cela se passe aussi facilement.
A notre réveil vers 9h30 la chaleur à l’intérieur de la tente est un indicateur que le temps change.
Le vent pousse les nuages, nous prenons un café au bar du camping.

Le ciel se dégage doucement pendant notre petit déjeuner


Les montagnes se dégagent et le soleil nous fait de charmants sourires.
Nous sommes toujours dubitatifs sur le déroulement de notre séjour.
De magnifiques cascades dégringolent des falaises qui dominent le fajā.
Nous décidons d’aller les voir de plus prêt, avec toute la pluie des deux derniers jours, elles sont magnifiques.


Tout d’abord la cascade de la bacalhau, ne me demandez pas pourquoi elle porte ce nom, cela reste un mystère.
Puis une deuxième cascade, un peu plus loin, on nous indique « les portes du paradis » !


Tout le long de cette falaise ce ne sont que des cascades au milieu d’une verdure éblouissante.

Celle-ci  se termine à nos pieds. Voyez le petit filet.


Une maison typique retient mon regard.

Coincée entre deux dragonniers


Maintenant le sentier grimpe au-dessus de l’océan.
C’est un régal ce lien entre la force de la terre avec ces falaises de 250 mètres de haut et de l’autre la puissance de l’océan.


Au milieu, la miniature, la petitesse qui elle aussi à une tonicité inimaginable pour pousser dans les cailloux et dans un vent incessant et malgré la difficulté elle reste gracieuse ! Une cynoglosse de Crête.


Eole aère notre cerveau et la décision vient toute seule.
Mais pour l’instant nous sommes absorbés par ce cailloux qui émerge des flots, il se nomme Monchique, c’est le dernier morceau de terre de l’Europe avant le continent américain.


La côte est découpée et nous dominons un océan d’un bleu indéfinissable qui retient notre admiration.

Sur la gauche à flanc de falaise le sentier.


À notre retour nous tombons à nouveau sous le charme de la cascade de la Bacalhau, Laetitia en est ébloui.


Cette plante, c’est du raisin d’amérique. Une plante très toxique tant pour l’humain que pour les animaux. Elle fut importée comme plante d’ornement et aujourd’hui c’est un plante invasive.

Dans tous les pays d’Europe nous avons croisé des plantes devant être décoratives et dominant petit à petit les plantes locales. En France, il y en a deux qui sont des fléaux : la grande balsamine et la renouée du japon que l’on trouve surtout proche des cours d’eau.



Rendez-vous sur la chaîne YouTube de la Salamandre qui explique ce problème. Vous y découvrirez de nombreux reportages passionnant et ludique sur la nature.


L’océan, les falaises, le fajā, le vert de la nature, les Açores sont rassemblées sur cette photo. Manquent les hortensias.


Voici la même vue que ce matin, mais la luminosité est différente.


Nous mangeons au bar du camping face à un océan magnifique.


Et nous avons décidé de retourner aux cascades invisibles d’hier.
Nous nous sommes entêtés et si hier nous avions le son au niveau des cascades, aujourd’hui nous voulons l’image.


Demain nous remettrons les sacs et effectuerons la traversée de l’île en passant par des caldeiras époustouflantes.
Pour l’instant nous partons légers et nous profitons de petites cascades.


Le sentier est bien agréable et qu’est-ce que les rayons du soleil nous font du bien!


Je vous montre l’envers du décor des Açores. Celui que peu de touristes en véhicule voit, mais qui vient souvent choquer, perturber, attrister les randonneurs que nous sommes.
Et oui c’est le travail des chefs d’exploitation qui sont enfermés dans le productivisme et pour qui l’écologie, la protection de l’environnement sont des normes abusives.

Ce sont eux qui bloquent les routes et déversent des tonnes de fumiers devant les préfectures. Le gouvernement ne dit rien et les citoyens paient les réparations. Rien à voir avec les agriculteurs et encore moins avec les paysans. Pourtant, comme une certaine marque de hamburger, ils tentent de se peindre en vert.
J’arrête mon coup de gueule, mais comprenez-moi, car du plastique, on en retrouve partout.


Bref, voici le panorama d’hier…


Et aujourd’hui…


Contemplation et émerveillement , nous envahissent.
Nous restons quelque temps dans l’admiration. Nous ne sommes pas seuls et toutes les personnes présentes doivent être empreintes de la même sensation, pas un mot, pas un bruit et si quelqu’un parle, c’est en chuchotant.


Il n’est pas facile de partir devant un tel phénomène. Mais nous avons repéré sur la carte une autre cascade moins bien référencée touristiquement, nous décidons de nous y rendre.
Nous restons émerveillés devant ces falaises d’où l’eau ruisselle de partout.
Sur la gauche de la photo un cirque qui cache quelque chose, on voit des volutes de brume d’eau remonter.


Première vision !


Encore quelques centaines de mètres

et…


Puis plus rien, plus un mot, l’émotion devant ce qui est grandiose empêche toute expression. Ce sont des trémolos qui bloquent toutes  paroles.
Alors comme nous, appréciez.


Dans ces sites où la terre mère déploie force et grandeur, il suffit d’observer et l’insignifiant où l’infiniment petit, mais fragile, gracieux explose au regard comme ces chutes d’eau. Voici le Ache faux cresson.


Après un temps non comptabilisé à rester en admiration, il nous faut carrément nous arracher à ce lieu hypnotisant.


Le sentier pour parvenir aux merveilles de la terre n’est pas facile. Cela se mérite d’accéder à un trésor.


Un dernier coup d’œil à ces falaises. Notre sentier de demain se faufile par là-dedans, on se demande bien comment cela est possible.


Les fleurs d’or nous accompagnent et terminent de ravir notre cœur enchanté de cette magnifique journée.


Et tout cela se finit avec une pinte de mer face à des vagues de bière 😵‍💫
Holà là Pascal que raconte tu ? La beauté des lieux te trouble plus que le regard d’une sirène !
Donc je termine, une pinte de bière face au bleu des vagues !
Et ne ratez pas la randonnée de demain, encore des merveilles.

2 commentaires sur « Île de Flores et ses cascades ! »

  1. Merci pour ce message, pour nous le partage est un plaisir.
    Les petits tracas font partie de la rando. Cela serait trop beau que ça aille tout seul. Et enfin c’est de bons souvenirs dont on va rigoler.

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  2. magnifiques les photos 💕merci de nous partager ces lieux magiques .ça se mérite tout ça ,mais quand on aime la nature la curiosité fait que le besoin d’aller la visiter efface tous les aléas météorologiques. Et les petits tracas . Peur de rien 👍👏👏👏

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