Île de Flores et les caldeiras.

Le ciel est dégagé, petit déjeuner dans un cadre superbe, voilà ce qui présage d’une belle journée.


Il nous faut attendre 9 h pour avoir du pain et enfin le départ sonne pour quitter le Fajā Grande.
Débuter la randonnée depuis un village qui se situe en bord de mer au pied de falaises abruptes , indéniablement cela signifie qu’il va falloir monter.
Depuis que nous marchons dans l’archipel des Açores nous en avons déjà grimpé des sévères, mais je crois que celle-ci bat tous les records.
Après 1,4 kilomètres de marche nous sommes au niveau de la mer et dans 3 kilomètres nous serons à 653 mètres d’altitude.


Le sentier taillé dans la falaise est un peu vertigineux, mais surtout il demande de gros efforts et une grande souplesse pour plier le genou qu’il faut lever haut, afin de poser le pied sur la roche suivante.
Il n’offre aucun répit si ce n’est qu’il alterne entre sentier rocheux et sentier de terre parfois très humide.


Le pas lent sur ces passages terreux dans une pente raide permet de reprendre un rythme.


Par contre plus on s’élève, plus la magie du regard de l’aigle se produit.


A mi-pente une pause pour un dernier regard sur la roche de Monchique, le fajā Grande et une côte resplendissante entre le bleu de l’océan, l’écume des vagues, le noir de la roche de lave et le vert de la luxuriance de la terre.


En nous retournant, nous faisons face à ce qu’il nous reste de montée. Une ascension dans les pâturages, mais la déclivité du terrain ne change pas.


Dans de telles situations, il faut être des passionnés de l’effort, il est nécessaire d’en tirer un plaisir et pourquoi ne pas dire une jouissance physique. Avec en prime des panoramas extraordinaires.


Mais je tiens à préciser que sentir sa musculature en harmonie avec les battements du cœur et la régularité de la respiration, c’est jubilatoire. Ce qui est encore plus performant, c’est de gérer son effort pour ne pas se mettre en difficulté, dans le rouge comme l’on dit dans le domaine sportif, c’est-à-dire ne pas s’asphyxier. 

C’est un équilibre à trouver,  garder un fil rouge à suivre tout au long de la montée. C’est agréable et planant.



Pour en savoir plus sur ces sensations je vous invite en direction de deux de mes écrits :
Tête à tête avec la Sierra Nevada édité chez Unayok vous pouvez le commander directement sur leur site ou le demander à votre libraire.
Ou encore Courir 300 kilomètres, pour une satisfaction personnelle que vous trouvez en ebook sur Amazon.




Cette fois-ci nos yeux se portent sur cette caldeira dans le fond de laquelle se trouve d’importantes tourbières.

Mais aussi ces montagnes rondes qui me font penser aux ballons Vosgiens, quant à Laetitia, elle se retrouve dans le Jura. Mais nous sommes dans le cœur d’un vieux volcan.

La caldeira Branca est un ancien cratère d’explosion appelé maars. Son anneau est constitué de tufs aux couleurs très particulières et son centre est une lagune.


Il en est de même pour la caldeira Seca qui est plus profonde.


Le sentier se poursuit et après quelques foulées, la surprise est grandiose nous voici face à la caldeira Comprida qui est comblée et se transforme en un lac sombre où se jette une petite cascade.


Ces boules retiennent notre attention d’après nos recherches, ce serait du laurier tin.


Nous grimpons par une route goudronnée et à notre grande satisfaction, il y a très peu de monde au mirador.
Et là, c’est magnifique, à notre droite la caldeira Comprida et à gauche la caldeira Funda. Lac le plus profond des Açores avec 108 mètres.


D’un côté un lac au couleur sombre et froide

et à l’opposé le plus profond qui logiquement devrait être sombre prend les couleurs de bleu quasi chatoyantes.


Voici le moment de redescendre vers ce qu’ils appellent la capitale de l’île soit 2200 habitants. Descente moins amusante que nos sentiers matinaux, car nous ne parcourons que de la route goudronnée. Nous aurons un peu de divertissement avec ce troupeau de vaches qui ne se soucie guère de la circulation et est plus effrayé par mon maillot d’un jaune pétant.


Nous bénéficions d’un panneau nous permettant une  lecture de paysage.
Sur la photo ci-dessous vous avez successivement deux rochers constitués par des cheminées volcaniques.
Dans le fond le pico de Se issu d’une lave visqueuse qui en refroidissant forme un dôme.


Sur cette deuxième photo ci-dessous une roche subvolcanique, c’est-à -dire formée à faible profondeur dû à une cheminée.
La pointe dominante est un conduit éruptif  nommé cheminée d’où le magma sortait.
Et dans le fond c’est l’île de Corvo.


Voilà, notre journée se termine avec une descente à plus de 20% sur l’asphalte, cela fait mal aux cuisses et aux pieds.

Adieu à l ‘île de Corvo à qui nous ne  rendrons pas visite.


Avant de dormir d’un bon sommeil nous dégustons l’une des spécialités de cette île des lapas.


Coquillages accompagnés d’une sauce piquante.
Laetitia apprécie moyennement , je dirais c’est bon mais rien d’exceptionnel.
Et maintenant bonne nuit, demain nouveau transfert !

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