Incroyable, mais qu’est que nous avons bien dormi dans notre cabane miniature, allongés au plus près de la terre.
Et c’est avec un allant, comblés de joie que nous reprenons notre marche.
Il y a les voies romaines qui souvent sont classées, ici c’est une voie construite par l’homme à la fin du XIXème ou début XXème.

Sûrement une voie pour les paysans, ou les femmes du village afin de chercher de l’eau.
À mes yeux elle a une énorme valeur, des hommes se sont escrimés pour construire ce magnifique chemin, aujourd’hui laissé presque à l’abandon. Mais qui pense à eux en posant ses pieds sur ces pavés parfois un peu glissants ?
Nous arrivons sur un terrain très particulier, nous regrettons qu’il n’y ait aucun panneau explicatif. Mais c’est impressionnant, cette terre rouge et ce vert de la fougère,

surtout quand un beau sourire vous attend au détour d’une dune !

Aujourd’hui le soleil tombe en morceau, mais nous restons confiant même si :
Gouttes, gouttelettes de pluie,
Mouille mon sac à dos
Je passe à travers les gouttes et derrière les nuages le soleil va se lever !
Nous allons nous rendre au phare que l’on aperçoit au loin.

Voici l’un des points magnifiques de la journée : des orgues basaltiques. Cela est dû à un effet de refroidissement et de solidification de la lave.



Quel artiste cette nature. Grand respect !
Et voici le phare de la pointe du castello que nous apercevions de loin.

Ici comme sur l’île de Pico des vignes entourées de murets.

Nous descendons l’un de ces sentiers parcourus par les vignerons, bon nombre de parcelles sont à l’abandon.

Nous cassons une petite croûte face à ce panorama.


Je vous assure que nous mangeons en silence et avec respect du spectacle.
Comme nous avons repris des forces nous pouvons affronter ce qui nous attend, mais avant cela un regard sur un cocon de vie.

Notre sentier traverse ces parcelles de vignes, ce ne sont que des marches et nous sommes presque apic.
Heureusement que le GR passe ici, cela impose encore un entretien de ces escaliers construits dans un pénible labeur. Comme la voie de ce matin, ces escaliers devraient être classés.

Nous les montons dans l’effort, mais aussi le respect.
Une chute d’eau chantante nous donne la vaillance de poursuivre ainsi que les grenouilles qui nous acclament dès notre arrivée.

La montée se termine dans le village de Esperito Santo, l’église est imposante, mais pour nous s’impose une grande pause au bar du village.
Voici l’architecture typique de cette île, des cheminées et ici toutes les maisons sont blanches avec des bordures vertes.

Paysages typiques, terres d’élevage, des maisons éparpillés et le bleu de l’océan toujours à portée du regard.

C’est au-dessus de cette baie extraordinaire que se termine notre journée avec 24 kilomètres.


Nous allons lézarder sous les derniers rayons du soleil, puis casse-croûte et nous rejoignons notre chambre à coucher.

Mais avant de construire notre cabane de toile, il faut faire un peu de ménage. Couteau ou scie pour éliminer les ronces qui se feraient un plaisir de déchirer notre tente ou percer nos matelas, mais elles ne nous résistent pas.


Et maintenant bonne nuit
