Quelle bonne nuit dans ce petit coin de nature. Et nous profitons d’un lumineux lever de soleil.

Nous déjeunons face à la baie de Sao Lourenço. On distingue bien la culture de la vigne au milieu de petits enclos de pierres de lave qui montent au ras des falaises.


Picconia azorica ou pau-branco un arbre endémique des Açores. Depuis hier nous évoluons dans les forêts où poussent cet arbre. Nous n’en n’avions pas vu autant sur les autres îles.


Pour descendre à ce fajā, nous nous retrouvons comme précédemment sur des escaliers du vignoble.

Etant attentif, je découvre dans les roches du mur cette minuscule fleur jaune, malgré l’application « plante net » je n’arrive pas à trouver son nom. Mais bon, le nom importe peu, l’essentiel savoir l’apprécier, l’admirer peut-être un peu l’aimer ?


Comme nous sommes des matinaux, pas un seul bar d’ouvert donc pas de café pour nous donner une légère excitation afin de grimper ce Fajãzinha. Escalier historique grimpant dans ces vignes : 246 mètres de montée en 1,5km. Terrible pour les randonneurs avec 15 kg dans le dos.

On en laisse des gouttes d’eau, mais le paysage est extraordinaire. Puis notre chemin suit la côte et au niveau du phare se situant à l’extrême nord de l’île, nous sommes hypnotisés.



Nous évoluons de lieux sublimes en lieux sublimes. Encore une baie incroyable dominée par des orgues basaltiques.


Nous arrivons dans le village de Santa Barbara, c’est la dernière supérette que nous croisons avant nos prochains quarante kilomètres. Nous faisons un ravitaillement sans trop nous charger, en espérant que le prochain bar nous proposera de quoi manger.
Il nous faut attendre 14h30 l’ouverture avant de poursuivre notre rando. Une belle pause qui nous donne le temps de récupérer.
Nous longeons un lieu particulier, c’était une carrière de basalte, cette pierre était utilisée pour faire les dormants des portes et fenêtres des maisons et des églises.

Je vous présente un oiseau endémique des Açores, c’est une photo d’un panneau explicatif. Mais je l’ai vu, il a voleté près de moi avant de se cacher dans un buisson. Impossible à prendre en photo, alors je vous le présente de cette manière.

Puis, notre après-midi est un peu lassante et fatigante. Nous devons accéder au sommet de l’île à 587 mètres d’altitude. Tout d’abord nous descendons un sentier très boueux et glissant pour remonter l’identique. Nous acceptons cette difficulté même si nous nous dirigeons à l’opposé du sommet que nous convoitons. On s’explique cela en se disant c’est pour nous éviter de marcher sur la route. Mais en définitive à la sortie de ce sentier difficile nous marchons quatre kilomètres sur route dans une forêt où il fait très lourd. J’arrive au sommet, ma forme est bien entamée.



J’apprécie le panorama malgré un vent d’ouest froid qui nous amène la pluie.

Décidément elle nous colle aux fesses !
Je trouve la descente barbante dans une forêt de résineux dont les pieds sont envahis de mousse.

Nous contournons une caldeira, mais la vue se limite aux troncs des arbres.
Nous passons un point géodésique qui va nous permettre un regard en direction du sommet et les nuages qui arrivent.


Enfin un sourire redonne un peu de force pour poursuivre cette descente.

Après 28 kilomètres, 1296 mètre de dénivelé positif et 1337 mètre de négatif à une vitesse de 4,5km/h, nous trouvons un coin pour notre cabane. Nous nous sommes installés à l’abri des vents dominants, car la tempête arrive dans le milieu de la nuit.

Non, on a trouvé une prairie à l’abri du vent. Merci
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encore une belle journée avec le soleil .j’espère que la nuit n’aura pas été trop mouvementée.
buses
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