Le soleil se lève derrière les montagnes, présage d’une belle journée.

Nous prenons la direction du lieu où nous nous étions arrêtés hier matin pour cause de mauvais temps et dont je vous ai parlé rapidement.
Depuis que nous sommes sur les différentes îles de l’archipel, nous voyons qu’une seule espèce de papillons.
Et ce matin devant moi vole deux, trois papillons dont l’envergure est imposante, leurs couleurs sont incroyables, un orange nervuré, bordé de noir avec des points, c’est de l’orfèvrerie.

C’est pas facile avec un portable de les saisir, mais en voici un aperçu.
Nous arrivons au bout du monde !

C’est la sensation que nous donne ce petit phare et l’immensité de l’océan.

Ces roches sont parsemées de cheveux d’ange que leur est-il arrivé ? Le temps s’est occupé d’elles pour les recouvrir.

Avant d’arriver face à des panoramas pouvant nous subjuguer, nous aurons un chemin ennuyeux longeant la clôture de l’aéroport, puis d’un terrain militaire.
Pour agrémenter le tout nous voyons un grain sur l’océan et nous héritons d’un passage pluvieux.
Le sentier, tout à coup, abandonne la clôture et se dirige en direction de la mer.
Une bute, un virage et alors que nous étions encore dans le rythme monotone d’une marche rapide, car il n’y a rien d’autre à faire, explose à notre vue ce panorama qui nous émerveille.


En nous retournant un deuxième grain arrive, mais il prend la direction des sommets et nous restons dans la majestuosité de cette côte avec l’astre des cieux.



Avant notre pause de midi au niveau de la mer, nous sommes surpris par cette saignée rouge vif dans la roche noire.


Nous arrivons à l’Ermitage de Nossa Senhora dos Anjos. C’est la première chapelle qui aurait été construite aux Açores.

Christophe Colomb au retour de la découverte des Amériques avec son équipage aurait prié une messe dans cet ermitage en raison d’une promesse faite en haute mer.
Notre sentier se poursuit le long d’une côte déchiquetée où l’océan d’un bleu turquoise avec des effets de vert et d’écume blanche ne peut que nous extasier.

Voici le but de notre journée, je vous en ai parlé rapidement hier le Barreiro de Faneca.

C’est le désert des Açores 835 hectares, arides et argileux de couleur jaune, rougeâtre qui n’existe qu’à Santa Maria.

Il date de 3,6 à 2,6 millions d’années. Il correspond à une ancienne coulée de lave basaltique recouverte d’une couche de cendre volcanique.
Nous sommes ravis, personne d’autres que nous, le silence en un lieu exceptionnel est la meilleure des choses.



Puis nous nous dirigeons vers la pointe de Pinheiro où nous soupons dans un cadre enchanteur.


Et nous espérons un coucher de soleil sur l’océan. Mais les nuages en décident autrement alors nous revenons sur nos pas et installons la cabane aux portes du désert.
Nous sommes satisfait de nous coucher après 28 kilomètres.
