Trek des Açores, rétrospective.

Retour sur ce trek de plus d’un mois.

En quoi cet Archipel nous a-t-il marqué ?

Sao Miguel, l’île touristique que nous avons eu la chance de parcourir avant que les meutes de voyageurs du monde entier envahissent le lieu.


Certes il y a les Sete Cidades, magnifique nature mais sauvagement dégradée par l’Homme qui y construit un hôtel et l’abandonne, ainsi que de nombreux véhicules à moteurs 4×4, quad ou buggy. Ces engins s’arrêtent à des points précis où les appareils photos crépitent et tout le monde se réinstalle dans l’engin à moteur. Le randonneur méditatif est effaré par le bruit, l’odeur des échappements et le manque de respect. Chacun de ces touristes va pouvoir se vanter à leur retour. Mais où est la contemplation, l’instant de silence qui relie l’Être à la nature et crée l’émerveillement ?



Le secteur de Furnas est à voir et ce qui est  exceptionnel c’est la sortie des marmites de cozidos, ce pot au feu cuit grâce à la chaleur de la terre.


La pluie n’était peut-être pas ce qu’il y a de mieux pour observer cela mais au moins, nous étions peu nombreux et cela permit d’être en lien avec la terre qui laisse paraître son intimité par des fumerolles, des boues bouillonnantes et des eaux chaudes.

Elle nous démontre sa force et la puissance de son noyau. En l’écoutant, ne nous soufflerait-elle pas : Humain dans ton cœur le feu de la vie et de l’amour brûle de manières identique. Donnez-lui l’occasion de s’exprimer !



L’île de Graciosa, nous avons été en admiration devant la luxuriance de la nature et ce contraste entre le vert de la végétation et le bleu de l’océan.


Nous découvrons la force des pluies et de la tempête. Les changements de temps sont rapides sur ces îles. Nous voilà obligés de nous réfugier dans un camping.
Nous apprécions les petits desserts fabriqués sur cette île, les Queijadas de Graciosa.



L’île de Sao Jorge, nous retrouvons le soleil pour cette traversée et profitons des agapanthes ainsi que du début de la floraison des hortensias.
Nous découvrons la différence de température entre le bord de mer et les sommets qui sont dans le brouillard où le froid engourdit nos doigts.


C’est l’étonnement quand on aperçoit les fajā qui se trouvent en bord de mer, ils paraissent bien minuscules depuis le haut des falaises. Arrivés en leurs centres, ils sont charmants et bien entretenus.


Pour remonter nous découvrons la technicité des sentiers gravissant, non pas une pente, mais un mur de pierre et de racines qui nous permet de passer du bord de mer, où la température est douce et le soleil brille au sommet de 700 mètres dans le vent et le brouillard.
Redescendre en direction d’un autre fajā dans un sentier humide et rocailleux ne permet aucun  répit.


Retour en bord de mer, c’est la première apparition de cette montagne impressionnante le Pico.




L’île de Pico, c’est la montée de ce sommet. Un véhicule loué nous permet d’atteindre la maison de la montagne à 1200 mètres d’altitude.
Le départ à 6 heures du matin dans le jour naissant donne un côté mystique à cette ascension.
Celle-ci est peu commune, de la roche de lave, un sentier abrupt, parfois les mains sont nécessaires. Tout ceci dans un monde sans végétation où le vent froid et violent nous déstabilise presque. Mais nous passons au-dessus des nuages, le soleil se lève sur la face  opposée à la nôtre et les jeux de lumières nous donnent un  spectacle magique.


Enfin cette caldeira à 2200 mètres d’altitude, impressionnante et ce petit pic qu’il faut encore gravir pour atteindre le sommet.


La pente est presque verticale, par où peut-on passer se demande-t-on ? Un goulet étroit nous permet d’atteindre la sommité et ses 2351 mètres d’altitude. Nous sommes comblés de satisfaction personnelle et la joie nous envahit. Cette solitude au-dessus de la mer de nuages, le chant du vent, c’est un lien harmonieux avec la montagne que nous venons de gravir.


Il n’est pas trop fort après l’effort, de parler d’amour avec ce Pico qui se dresse au-dessus des flots et qui devrait nous permettre de voir tout l’archipel. Il ne le veut pas, car tout simplement il désire garder une intimité avec nous. Lui et notre joie sont emmaillotés dans cette ouate blanche.
De retour de l’ascension nous allons visiter l’originalité  de ces vignes poussant dans des conditions extrêmes. Plantées dans des interstices de terre entre la lave pétrifiée, entourées de murets dessinant un paysage particulier, ici est produit un vin bien spécifique.

Mais l’île de Pico restera pour nous, cette fabuleuse montée.



L’île de Faial, une traversée magique de caldeira en cratères au milieu d’une nature époustouflante pour terminer sur les cendres d’un volcan récent moins de 70 ans.


Instant d’émotions !



L’île de Flores, l’île des fleurs, certes il y en a de belles et grandes et des minuscules et gracieuses, mais monsieur météo à décidé de nous faire connaître l’humidité de la tête aux pieds. D’ajouter de la difficulté à notre trek et de nous sortir d’une zone facile pour nous, afin de nous démontrer nos propres capacités.


Tout cela sera récompensé par des cascades extraordinaires et inoubliables et des lagunes et lacs où se miroite l’histoire de la terre.



L’île de Santa Maria, l’île du soleil que nous avons vu fondre en bruine.
Mais aussi l’île des orgues basaltiques, du désert rouge, des baies où la mer avec ses bleus turquoises nous a époustouflées.
Voulant se racheter elle nous offrira un magnifique coucher de soleil et nous gardera même trois jours de plus, pour se faire pardonner du manque d’ensoleillement.


C’est une nature extraordinaire avec des contrastes importants et pas une minute on ne peut oublier que nous sommes sur une terre de volcans.


Les Açores, c’est aussi une population merveilleusement agréable, accueillante et bienveillante.
Nos points noirs, une agriculture intensive laissant au vent la joie d’emporter plastiques et bien d’autres objets.





Ce petit reportage vous a déconnecté, vous a fait voyager ? Vous avez envie d’aventure, une évasion en pleine nature?


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Je vous confie le plaisir de l’effort, la solitude avec la nature sur le chemin de grande randonnée de l’Algarve.

2 commentaires sur « Trek des Açores, rétrospective. »

  1. Merci de nous suivre. Partager la découverte et faire vibrer les autres c’est aussi notre objectif.
    Le retour parmis les humains ce n’est pas toujours ce qui nous réjouit !
    Bises à toi !

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  2. merci pour tout ces partages.
    il ne fait aucun doute que j’aurais préféré être à votre place . Mais vos partages m’ont fait connaître les Acores sans l’effort c’est mieux que.rien

    bon retour parmis les humains

    bises

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