Vous vous souvenez de mon avant-dernier article dans lequel je parlais des fourmis?
Les noires et les rouges se sont mises à se faire la guerre, car un inconnu a secoué le bocal.
Alors voici la suite de cette réflexion avec un extrait de mon prochain livre:
[…] Il pousse sa randonnée jusqu’au rocher du Hantz, lieu qu’affectionnait Claire et qui surplombe le lac Blanc. Le village d’Orbey est à ses pieds où elle gambadait depuis toute petite, en face de lui la Tête des Immerlins et la Tête des Faux le font rêver, il connaît tous ces sentiers et elle lui avait fait découvrir le magnifique étang-tourbière du Devin. Dans ce cadre enchanteur, on croise, barbelés, tranchées, tombes et cimetières remémorant que lors de la Grande Guerre, l’année 1915 les combats furent sanglants. Marc du haut de son promontoire, se met en tailleur et médite, tous ces morts, pourquoi ? Qu’est-ce qui différenciait ces Allemands et ces Français ? Une langue, une nationalité ? Qu’est-ce que cela signifie ?L’épouse, les parents quand la police ou le maire venait annoncer la mort du mari ou du fils, quelle que soit la nationalité, la douleur était identique. […]
À la vue de la haine entre les hommes, des conflits familiaux, professionnels, etc., mon cheminement sur le désir d’un monde plus humain, m’a amené, passé la trentaine à me poser, avec celle qui m’accompagnait dans la vie, cette question : à quoi cela sert-il de vivre ?
– Se constituer une belle carrière professionnelle ?
– Gagner de l’argent, le plus d’argent possible au détriment de toute éthique ?
– Avoir des enfants à qui j’arriverais à donner un peu d’éducation entre le travail, les soucis, les nounous et les garderies ?
– Avoir une vie sociale et gagner en pouvoir ou en influence ?
La réponse nous est parvenue avec évidence : tout cela ne nous intéresse point. Mais alors la vie, qu’est-ce ?
Et si c’était une grande école ?
Mais comme nous sommes des enfants gâtés, nous ne savons plus regarder, observer les merveilles de la nature et de la même manière nous ne voyons plus la beauté quotidienne de la vie.
Ne sommes-nous pas piégés dans une spirale où se plaindre est la norme ? Aveuglés, nous ignorons les évènements positifs qui se déroulent chaque jour ; parfois infimes, tel que cette personne dans la rue que vous ne connaissez pas et qui vous sourit avec un grand bonjour.
Certains trouveront cela absurde en disant que ça ne change rien à la fin de mois difficile, au conflit avec la ou le partenaire ou au deuil que je vis.
Posez-vous la question : qu’en savez-vous ? Avez-vous essayé ?
Je comprends, car moi même je suis passé par ce que nous appelons des épreuves. Avec mon expérience, je peux vous assurer que d’être attentif au positif qui se déroule chaque jour, cela permet doucement, mais sûrement de relever la tête pour à nouveau sourire à la vie.
J’ai arrêté de traîner les expériences douloureuses comme des boulets et grâce au regard positif, je les ai transcendés en une histoire qui enrichit l’être que je suis.
Cela m’a permis tout au long de ma vie de transformer les embuches en pont pour atteindre la vallée suivante.
Vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à vous procurer mon livre “ Lever de soleil sur la vie “ édité chez Maïa.
Maintenant, je reviens à la situation présente, cet ennui mécanique qui nous bloque et change tous nos plans.
Nombreux sont ceux qui nous disent :
– Mais quelle galère ! quand est-ce que cela va prendre fin?
– Il ne faut pas vous laisser faire.
– Moi j’aurais déjà pété un câble.
La question que nous nous posons, à quoi tout cela nous aurait-il servi ?
Nous faire du mal, car personne ne l’ignore, mais rien n’est plus nocif pour notre santé que la colère ou le stress.
Et si derrière tout cela, il n’y avait pas tout simplement le fait que pour l’instant nous ne devons pas revenir en France ?
Que peut-être dans notre vie, nous devons effectuer une pause ! Avoir un temps de réflexion.
Parfois, il faut un peu de temps pour comprendre une expérience et la première des choses est de l’accepter.
Réfuter les idées négatives que nous envoie le mental et faire confiance en l’inconnue de la vie.
Quand je scrute ma vie en détail, je suis très étonné de me rendre compte du nombre de “coups de chance » que j’ai pu avoir et parfois même dans une expérience que j’appelais négative ou épreuve.
Mais qu’est-ce que la chance ?
Je préfère l’idée que la vie peut être une magicienne qui dans l’ombre me donne des coups de main et si je sais être patient, attentif, ouvert d’esprit je trouve toujours du positif.
Je vous invite à regarder un film léger, voire comique, qui lance un beau message avec cette idée : «La chance de ma vie »
Alors en cette période, nous profitons de chaque journée et nous ne construisons plus rien. Ce n’est pas obligatoirement facile, mais le chemin de vie est une succession d’efforts qui conduit à la satisfaction.
Nous acceptons l’idée que c’est une belle leçon que nous prenons.
Une leçon de patience.
N’est-il pas important de garder la capacité à maintenir une attitude positive pendant que l’on attend ?
C’est à ce moment que la vie ouvre les portes de ses secrets et nous fait un beau cadeau : apprendre !
