Niederbronn / Wimmenau par le GR 53.

Ce matin quand nous levons le camp, le temps est un peu plus frais, mais le soleil n’est pas loin.
En une demi-heure nous arrivons dans le centre de Niederbronn les bains, petite ville thermale au riche passé puisque les thermes ont été découverts par les Romains.
Ce qui nous intéresse c’est de boire un café, car voici deux matins que nous en sommes privés. Pour ne pas nous surcharger, nous avons décidé de nous passer de ce plaisir.
Un salon de thé, pour nous cela sera un café avec une gourmandise. Les clients et les serveuses sont très sympathiques et pleins de joie, cela augure une belle journée.
Il faut signaler ce genre d’événement, car à écouter télé et les ragots on finit par croire que nous vivons dans un enfer. Tous les jours autour de nous d’innombrables événements de bienveillance se passent. Ce que nous entendons ne serait-ce pas juste le cailloux pointu qui fait mal dans la godasse alors que tout le corps fonctionne bien ?
Pour quitter Niederbronn, un charmant pont, peut-être est-il une image de cette ville qui fait le lien entre le massif gréseux à l’Ouest aux collines sous vosgiennes à l’Est, elles sont constituées d’argile, de calcaire, de lœss et d’alluvions.


Après une montée qui trempe notre maillot nous voici au château de Wasenbourg.

Les marques des tailleurs de pierre sont identiques à celles que l’on retrouve à la cathédrale de Strasbourg, il aurait été construit aux alentours de 1275.


Tous les châteaux abritent des dames blanches pouvant se métamorphoser en reptile, lièvre ou crapaud. En voici l’apparition dans sa plus belle métamorphose !


Nous reprenons nos sentiers forestiers, voici un drôle de passage sûrement plein d’histoires que nous ne connaîtrons point.


Mais il en est une histoire bien réelle que je vous dois de raconter.
Dans cette région franco-allemande l’amitié des peuples et leur amour pour ces forêts les ont amenés à fonder une réserve de plusieurs hectares pour recréer dans un siècle une forêt primaire, cela sous l’impulsion de Francis Halle. Tout un secteur où l’homme n’intervient plus et ne pénètre plus.
Les pierres à cupules, sources de nombreuses légendes, lieu de prière, de guérison et s’il y avait une part de vérité ?


Nous voici à la place des sorcières, ici autour d’un vieil homme à la barbe blanche s’effectuait des jugements et bien d’autres sorts.


Nous parvenons à la tour du Wassenkoepfel, c’était une tour d’observation plus guère utile, les arbres la dépassent.


Nous croisons une souche champignon.


Dans cette forêt sombre nous apparaît le château du Grand Arnsbourg, pour faute d’entretien il n’est plus accessible.


Les roches sur lesquelles il est construit sont impressionnantes.


La traversée du village de Lichtenberg est bien triste, tout est fermé. Nous croisons un monsieur qui gentiment nous approvisionne en eau, il fait très chaud, les sources sont taries et pas de fontaines dans les villages.
Enfin la bourgade de Wimmenau, cela nous suffit pour aujourd’hui et nous montons notre tente dans une prairie dominant le village.
Nous profitons d’un coucher de soleil dans la ramure d’un hêtre.

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