Daubenschlag / Saverne / Tour de Brotsch

Je vais diviser cette étape en deux parties même si c’est la plus courte depuis le début de notre périple, mais j’ai beaucoup de choses à vous raconter.

La première partie va s’arrêter à Saverne.

Dans une brume, les rayons du soleil tentent de se frayer un passage. 

Le rocher où nous venons de passer la nuit se situe au-dessus d’Ernolsheim-les-Saverne.

Les archéologues ont retrouvé des écrits au sujet de ce château de Warthenberg Daubenschlagfelsen datant de l’an 1158. Il fut construit sur un conglomérat de roche de 190 mètres de long pour 50 mètres de large. Ces ruines étaient recouvertes de terre et le plateau était boisé, il fut découvert en 1979, il aura fallu douze années de fouilles archéologiques pour mettre à la lumière les ruines de cet important édifice.

De château en roches voici celle de Hunnelfelsen, puis le Kanzel qui nous offre une vue sur la plaine.

Qu’est-ce que nous marchons vite, car nous arrivons au Mont Saint Michel ! Oui c’est bien ce nom qui n’a rien à voir avec le lieu que se disputent Normands et Bretons.

On y trouve une chapelle mais ce qui nous intéresse le plus ce sont les légendes qui gravitent autour de ce site, d’ailleurs la chapelle fut construite pour mettre fin a des pratiques païennes.

Tout d’abord le rond des sorcières : rond, chaudron ou école des sorcières ?

L’imagination populaire dit qu’au XII eme siècle, les jours de sabbat les sorcières se réunissaient, chevauchaient ou dansaient.

D’autres pensent que se sont succédés druidesses et druides, fées ou sorcières pour un culte solaire ou astral.

Enfin certains disent qu’il y eut une construction circulaire détruite au XVI ème siècle lors de la construction de la chapelle.

Aujourd’hui cela ressemble plus à la piscine des sorcières.

 Des escaliers taillés dans la roche au XVII ème siècle nous permettent de descendre à la base de cette roche et nous découvrons la grotte des fées. On y voit une tombe anthropomorphe taillée à même la roche.

La légende y voit la tombe d’Itha la sorcière emmurée vive, sur ordre de son mari, horrifiée par les pratiques de son épouse.

Une étroite ouverture naturelle dans la roche, symbole de féminité, est censée guérir des fièvres, maux de dents et de tête ou favoriser les mariages heureux et féconds.

N’ayant mal nulle part, nous ne pouvons pas vérifier les dires. Quand au mariage heureux le nôtre dure depuis 11 ans nous n’avons pas attendu d’arriver à cette roche !

Enfin les sorcières et êtres particulier sont bien présents alors où est l’irréel et le réel ?

Ce sont bien tous ces aménagements énigmatiques qui rendent le lieu fabuleux !

Notre esprit est accroché à toutes ces histoires et nous ne savons plus trop où nous en sommes quand devant nous apparait le squelette d’un animal préhistorique, sa défense est encore prête à pourfendre l’ennemi ?

Nous traversons la route du col de Saverne, le passage le plus facile dans cette région pour traverser la montagne. Les Gaulois y avait construit un important village protégé d’un mur, puis ce fut une importante voie Romaine. Au temps des rois de France le col est l’objet de combats importants et il nous faut quelques pas pour nous trouver face à d’imposants rochers de grès qui porte aussi une légende. 

Le Saut du Prince Charles ? Rien à voir avec celui qui est maintenant roi. Un prince de Lorraine se nommant Charles chevauche sur la montée de ce col, insoucieux de tout danger il devance son escorte et tombe dans une embuscade. Il cherche son salut dans la fuite et arrive sur le bord de ce rocher.

Le téméraire prince plutôt que de se faire prendre par ses ennemis donne des coups d’éperon à son cheval et saute depuis le haut du rocher. Les ennemis s’attendent à voir l’homme et le cheval brisé et mutilé. Il n’en est rien, le cheval reste debout sur ses pattes, le prince demeure ferme dans ses arçons et descend la pente de la montagne à une vitesse vertigineuse.

En ces temps il s’en passe des choses extraordinaires.

Pour nous  l’extraordinaire, c’est que nous arrivons en cette ville de Saverne à l’heure du déjeuner. Nous nous délectons d’une salade de pommes de terre avec des knacks et d’une bière fraîche à la douce pétillance qui nous donne des forces pour la montée qui nous attend. Cette ville typique Alsacienne est coupé en deux par le canal de la Marne au Rhin depuis 1883, l’écluse au centre est une attraction pour les habitants et les touristes.

A suivre…

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