Après cette nuit de tourmente au sommet, la vue est bien fermée.



La pluie nous accompagne pour débuter cette dernière journée. Cela donne des paysages particuliers. Des fumerolles s’élèvent des vallées, avons-nous été transportés lors de ces bourrasques dans un monde un peu fantasmagorique, volcanique ?

Nous poursuivons notre marche en suivant le sentier des châteaux forts d’Alsace, ce qui nous vaut un léger rallongement et quelques ascensions et descentes qui ne sont pas piquées des hannetons.
L’étang du Kasperlehep est d’un vert où il est difficile de dénicher la petite grenouille de même couleur.

Nous remontons à 642 mètres pour découvrir les ruines du petit château Ringelstein, là il ne reste que des murs.


Mon regard dans ces forêts musarde, car la nature n’est pas avare en surprise. Cet arbre garde la cicatrice d’une branche tombée il y a sûrement quelque temps fait croire à une sculpture.

En voici un autre qui s’est adapté aux circonstances.

Enfin le château du Grand Ringelstein n’est guère plus fringuant que son petit frère.

Dans ces forêts, le lien entre roches et arbres continue de nous surprendre.

Le dernier Château de notre périple, il domine la vallée de la Bruche, le Hohenstein. Quelques marches, un mur mais surtout une vue qui nous ravie.



Et maintenant c’est la descente, nous posons un regard qui ressemble à celui de notre première journée : une campagne bucolique.

Heiligenberg, il ne reste plus qu’à attendre les amis qui vont venir nous chercher.
Lors de ce trek nous avons visité vingt châteaux.
Mais savez-vous qu’en Alsace, à l’époque féodale, il y en avait plus de 500! Il en resterait environ 200 de la simple ruine de quelques pierres commes les châteaux du petit ou grand Ringelstein au plus beau qui domine la plaine et la ville de Sélestat : le Haut-Koenigsbourg.
Avez-vous retenu le nom de tous ces châteaux parfois bien compliqués ?
Non ! Alors à votre tour prenez le temps de grimper dans ces forêts.
Bientôt l’automne ! Les feuillus vont s’emparer des couleurs de feu, le cerf va bramer et dans la mousse, le cèpe ou la chanterelle vont vous attendre.
Parcourez les petites routes de cette campagne et flânez dans les villages mignons et typiques. Vous comprendrez bien la chanson “ Que notre Alsace est belle, avec ses frais vallons…”
Nous avons parcouru en 7 jours 183 kilomètres pour 5948 mètres de D+ et à un mètre près autant de descente.
Je souhaite que mes résumés vous aient fait un peu voyager dans ces Vosges du Nord parfois oubliées face aux Hautes-Vosges.
