Maisons troglodytes

Les maisons des rochers de Graufthal sont aménagées sur un surplomb rocheux d’une falaise en grès.


Celles que nous allons visiter ont été construites au début du XIX ème siècle.
Ce type de construction dans le rocher permet d’économiser les fondations et réduit les travaux de maçonnerie et de charpente.


Les pièces épousent l’excavation naturelle du rocher.
L’humidité importante est due à la porosité de la roche, mais l’orientation plein sud permet d’amoindrir les effets incommodants de l’imprégnation et de sa fraîcheur.


Les conditions de vie sont rudimentaires avec peu de pièces pour des familles composées de sept à dix enfants. Ces derniers dormaient dans une pièce, ou plutôt un réduit, entre le plafond des pièces du bas et le rocher.

Suivez les flèches c’est là que dormaient les enfants.



Une seule habitation acquiert l’électricité en 1920, c’est l’unique confort moderne de cette maison.


Voici un exemple de vie dans ces maisons : il y a deux pièces de part et d’autre d’un espace exigu qui sert d’entrée et de cuisine. On y trouve aussi une remise et une étable pour les chèvres. Les huit enfants de la famille dorment dans le grenier accessible par une échelle en bois placée à l’extérieur.

Une échelle en bois extérieur est nécessaire pour accéder au dortoir des enfants.

L’aînée de la fratrie et la plus jeune deux filles ont vécu toute leur vie dans cette maison.

Sans eau et sans électricité, elles s’éclairent à la lampe à pétrole. La chambre de l’aînée était, de toutes les maisons, la seule à posséder un plancher en bois.
L’une est décédée en 1947 et Catherine décédée en 1958 fut la dernière habitante.



Il y avait une fabrique d’allumettes.

Ce local se trouvait au-dessus des maisons.
La pauvreté était d’une telle importance que le patron de la fabrique embauchait des enfants sous la pression des parents dès l’âge de huit ans.
Les conditions de travail étaient non seulement pénibles mais aussi dangereuses.

L’usine d’allumettes, flèche rouge.


Une visite émouvante d’une époque pas si lointaine.


Lors de notre trek que vous avez suivi, nous avons effectué un bivouac à la tour du Brotsch, située au-dessus de Saverne.


J’ai un bandeau que je mets autour du front pour éviter que les gouttes de sueur coulent sur le visage.
Ce bandeau, c’est Laetitia qui me l’a acheté aux Açores pour marquer la montée du sommet le Pico et ses 2351 mètres.
Je l’ai posé sur le toit de l’un des abris pour qu’il sèche, simplement que le lendemain je l’ai oublié.
Comme nous sommes proches du lieu nous gravissons les deux kilomètres pour arriver à ce sommet, on ne sait jamais, voici exactement une semaine que nous quittions le lieu.
Laetitia n’y croit pas trop, moi je pense que c’est possible et effectivement, il m’attendait.
Parfois il ne faut vraiment pas grand chose pour être heureux !

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