Dans les temps anciens et jusqu’à la fin du XIXème siècle les Hommes remarquent des trous dans leurs champs.
Ces cavités sans fond leur engendraient de la crainte. Ces trous ou orifices étaient l’objet de légendes terrifiantes du type : c’est le gosier du diable qui avale troupeaux ou voyageurs égarés.
Louis Armand est né en 1854, à l’âge adulte il devient serrurier et s’installe au Rozier, petit village au pied des causses.
Edouard Alfred Martel, voyageur, arrive aussi dans ce village et sympathise avec Louis Armand.
Tous les deux sont des hommes curieux et un peu aventuriers.
Le 18 septembre 1897, Louis Armand raconte à Martel :
« Hier, je suis tombé par hasard sur un maître trou, les grosses pierres que j’y ai jeté s’en vont au diable avec un vacarme pire que partout. »
Le lendemain, les compères attirés par ces abîmes arrivent sur les lieux lourdement équipés : échelles de cordes, caisse de luminaires, outils et provisions.
Armand descend en premier avec une échelle de corde attachée à une remorque maintenue par des bœufs.
Après une descente de 75 mètres, il touche le sol et s’écrie :
» C’est immense, c’est une forêt de colonnes! »
Le mot gouffre, prend le nom d’Aven en patois local à pris le nom de son premier visiteur Armand, d’où Aven Armand.
Il y a 150 ans Jules Verne écrivait, Voyage au centre de la terre. Il invente un monde souterrain rempli d’animaux fabuleux, de plantes géantes entourés de cristaux extraordinaires.
Un monde de rêve, un monde inimaginable et pourtant suivez-nous, nous partons à sa rencontre.
Il n’y aura ni animaux, ni plantes mais l’extraordinaire, l’impensable est bien là.
Voici l’entrée de ce gouffre qui faisait peur aux hommes et par où est descendu Louis Armand.

Nous ne descendrons pas avec des échelles de cordes, le monde moderne nous offre une descente de 100 mètres sous terre en funiculaire.
L’arrivée est spectaculaire et là les quelques dizaines de visiteurs que nous sommes en reste presque aussi pétrifiés que les colonnes que nous apercevons.

Au-dessus de nos têtes la voûte de la grotte et l’orifice par où est descendu Armand, il lui a fallu passer 30 mètres de roches avant d’arriver au dôme de la salle puis encore une descente de 45 mètres avant que ses pieds puissent se poser sur du solide.

La guide nous explique qu’ici à l’inverse de ce qu’écrivait Jules Vernes pas d’animaux ni de plantes par contre un travail de la l’eau et des minéraux pour lesquels la notion temps n’a rien à voir avec ce que l’on connaît.




Si Louis Armand revenait aujourd’hui, le seul changement qu’il constaterait sont les aménagements humains. Pour le reste le décor est le même et les colonnes n’ont grandi que de quelques millimètres.






La stalagmite la plus hautes fait 3O mètres, il lui manque 15 mètres pour rejoindre sa stalactite et 150 000 ans.😳

Nous amorçons une descente en direction de cette forêt de colonnes et tous les mots deviennent inutiles.
Observer, admirer, s’émerveiller, respecter, ressentir.
La terre en surface ou dans ces profondeurs est époustouflante et invoque un respect dépassant toute mesure.

















Au revoir ! Merci pour ce spectacle incroyable.
Que sommes-nous ?
Un battement de paupières face à votre âge, gracieuses colonnes !
Pourquoi es-tu incapable de descendre ? Clostro ?
Cela vaut vraiment le coup c’est exceptionnel.
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Incroyablement beau 🤩
Je suis incapable de descendre, alors merci pour les photos qui représentent bien….
Zelia
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