Falaises et villages d’Algarve



Notre journée se poursuit en longeant les falaises. Là aussi l’œuvre de la nature est présente, c’est une succession de grottes et de gouffres où l’eau d’un vert émeraude s’infiltre dans une respiration profonde.


Le soleil est très chaud en cette journée et nous en profitons pour nous ravitailler en vitamine D.

Il se mire dans l’océan, son rayon argenté donne la sensation d’une fissure infranchissable.

Hé! petit bateau que fais-tu ? Tu vas disparaître dans les eaux ! Ou fondre sous la chaleur extrême du Dieu Ra comme les ailes d’Icare.


Non, il passe et se prélasse dans la découpe de cette réverbération flamboyante qui peut-être lui donne une force invisible, car ne serait-ce pas la lumière divine ?


Revenons sur terre et une rapide ascension nous permet d’accéder à la tour de Lapa. Plusieurs de ces tours de guets ont été construites au XVII ème siècle, en voici l’histoire.


Ici les habitants sont des pêcheurs, étant quotidiennement sur l’eau il est difficile pour le pilleur ou flibustier de s’approcher sauf… au moment de la récolte des figues. À ce moment, le pêcheur se transforme en cueilleur. Ramasser, cueillir, faire sécher les fruits dispensés par une nature généreuse ne donne plus le temps de surveiller la mer. Le vilain en informe les flibustiers maraudeurs qui abordent pour piller.


Les tours sont construites et les guetteurs de l’horizon sont là pour donner l’alarme et protéger ces précieuses récoltes.
Cette côte en elle-même est une perle dans un écrin de mer, terre et ciel, seul le vent reste invisible et pourtant il est léger. Tous les éléments nous accompagnent pour rêver et développer notre enchantement et fascination pour cette terre qui nous héberge et nous émerveille.


Les semonces de la nature se succèdent, la planète va-t-elle encore nous accepter longtemps comme locataire ou nous éjecter ? Sûrement un peu violemment puisque nous ne voulons pas entendre son cri de douleur.
Nous visitons Ferragudo, petit village de pêcheurs niché dans le fond d’une baie.

Aujourd’hui tourné plutôt vers le tourisme, mais voilà un rideau qui se lève sur la vie d’autrefois.

Construit sur une colline pour observer et se protéger, tant de la montée des eaux que des corsaires.

Ruelles étroites et colorées définissant la joie de vivre des habitants.


Ivres de soleil et de luminosité, enjoués et joyeux, nous pouvons retourner vers notre demeure car l’obscurité arrive.

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