Promenade bien tranquille dans un parc où le soleil est de retour. Le cygne à l’élégance majestueuse nous accueille.

Nous arrivons à celle qui attire tant de monde : la place d’Espagne à Séville.


Vous allez découvrir les vraies raisons de notre présence en cette ville qui est l’une des rares que nous apprécions, suivez notre flânerie.
Ce palais fut construit pour l’exposition Ibéro-Américaine de 1929. L’éclat de la splendeur de la construction, relevé par la présence du soleil, ne fait aucun doute, mais une idée un peu sombre me traverse.


En ces temps anciens, je m’imagine la difficulté et la pauvreté du peuple espagnol. Nous admirons cette construction qui a coûté une fortune, mais est-il possible de faire autrement ?


D’ailleurs, bien souvent durant les visites, nous touristes, nous nous extasions devant châteaux, palais, cathédrales, demeures ambitieuses ou monuments extravagants, alors que les peuples avaient des difficultés à manger du pain.



J’en reviens à la conclusion que le plus beau des monuments c’est la nature qui se transforme au gré des saisons, nous offre en abondance, une variété de paysages. Ainsi qu’une incroyable générosité pour nous ravir, nous émerveiller et nous nourrir.
Arrivent des airs de flamenco qui me font oublier le vent de dégoût envers ces dirigeants dont le seul but est d’inscrire leur gloire dans l’histoire.
Je préfère apprécier cette ancienne danseuse de flamenco, qui est passionnée et ne peut s’arrêter, même si son corps n’accepte plus la robe cintrée, elle n’a pas perdu la grâce.
Séville, une ville de près de 700 000 habitants dont l’unité urbaine en compte un million et demi, a gardé en son centre son cachet traditionnel.
Des ruelles, des oriels, des patios, des azulejos et des Sévillans nombreux dans et devant les bars d’où s’élève une rumeur de joie et de bonne ambiance avec parfois quelques chants rythmés par des claquements de mains.





Bien évidemment, il y a aussi les bâtiments, le clocher de la cathédrale qui est un ancien minaret, la tour de l’or qui fut construite en trois temps. Depuis cette tour était tirée une chaîne d’une rive du fleuve à l’autre pour bloquer tout navire intrus et faire payer les droits.



Mais nous voici dans un patio où sur les balcons des robes reprennent leur volume. Nous entrons dans un théâtre, les éventails vont se mettre en mouvement et le rideau va s’ouvrir.



Interdit de prendre des photos durant le spectacle de flamenco.
Le flamenco, c’est la raison principale de notre présence ici.
Je pense, soit on aime ou soit on n’aime pas, personnellement on aime encore plus, on adore.

Cette danse liée à la guitare et au chant nous transcende. Elle fait vibrer des cordes inconnues en nous, donnant le frisson.
Le chant, la guitare et les danseurs sont dans une symbiose qui se transmet au public.
Dans ces mouvements et ces chants je lis de la force et même de la violence, de suite surpassées par la douceur, la tendresse, la grâce d’où peut surgir la tristesse ou l’angoisse qui vont s’exprimer par le sourire, la volupté, la grâce.

Avec leur visage, leurs mouvements, les danseurs transmettent, communiquent des frissons, de l’émotion, des sanglots puis de l’allégresse.
C’est tout cela le flamenco !
Après cet intense moment, il ne reste plus qu’à apprécier les décors de Noël de la capitale andalouse.




Autour de la cathédrale de nombreuses maisonnettes proposent des personnages et tout objets pour créer sa crèche. Il y en a certains qui nous ont énormément surpris.

Un détour par la place d’Espagne et voici une bonne nuit, nous avons marché 20 kilomètres en ville, plus fatiguant que la montée du Pico Veleta.



Le lendemain,
Il est difficile de quitter ce que l’on aime, surtout lorsqu’il reste un objectif à réaliser. Même si ce que nous recherchons peut se manger à toute heure, nous préférons le milieu de matinée, après une marche de quatre kilomètres dans les ruelles, à guetter dôme, clocher, ferronnerie ou portes, nous y voici.










Le bistro dans le sens noble du terme c’est-à-dire un lieu simple, modeste, traditionnel où l’on se retrouve dans une convivialité et une ambiance chaleureuse.


Celui-ci fait partie de ces cafés à découvrir, à fréquenter à Séville, c’est « El Comercio « . Le roi du churro, du vrai churro, frais, croustillant à l’extérieur, moelleux dans le cœur, trempé dans un chocolat noir chaud. D’ailleurs, l’on ne s’y trompe pas, les Espagnols sont plus nombreux que les touristes.


En prime, vous aurez l’ambiance avec les serveurs qui annoncent les commandes avec des voix de ténor et sous vos yeux seront fabriqués et cuits ces exceptionnels churros.


Il y a comme cela dans la vie des expériences et des ambiances que l’on a besoin de retrouver.
Encore un petit tour pour digérer, visite du « metropol parasol» structure et sculpture en bois avec musée archéologique, passerelle sur le toit appelé par les Sévillans, le Seta (le champignon).

Un dernier tour par la place d’Espagne pour peut-être écouter un peu de flamenco, mais regrettable la police est passée et à stopper tout spectacle et vendeur à la sauvette.



Séville, au revoir, nous reviendrons, il y a encore tant de choses à voir.
