Nous avons réalisé ce que nous souhaitions pendant notre semaine d’évasion en Espagne.
Gravir le Pico Veleta, découvrir le monde de la gourmandise grâce au turron, écouter et vibrer au son du flamenco et déguster des churros.




En plus, nous avons visité des villages blancs, découvert le village des schtroumpfs et rencontré un vieux copain.



C’est le cœur ravi que nous quittons la capitale de l’Andalousie et nous lui promettons de revenir.
Nous allons rentrer par le chemin des écoliers et si nous connaissons bien Alcoutim, village portugais posé le long du Guadiana, fleuve faisant office de frontière entre le Portugal et l’Espagne, nous ne connaissons pas son jumeau installé sur la rive espagnole.
C’est donc vers Sanlucar de Guadiana que nous nous dirigeons et pour ce soir il sera notre lieu de villégiature.
Nous nous garons dans le haut de la bourgade et à pied nous partons rejoindre le fleuve, les deux moulins en cette période de fête accueillent les rois mages.

Le village est très calme, voire désert. Mais, quand on arrive dans sa partie basse, une petite place est très animée. Il y a du monde, des braseros, des chaises, trois messieurs qui accordent leur guitare, nous voici agréablement surpris et réjouis, car une fête se prépare.
Laetitia découvre une affiche qui nous informe qu’en ce samedi soir, il y a un concert de chorales.
Nous nous mêlons à la foule des Espagnols et sommes beaucoup plus discrets qu’eux.
Un peu de patience, des personnes s’excitent dans tous les sens et voici un groupe de quatre femmes et trois hommes qui se mettent devant les micros, voici une chorale anglaise.
Il n’ont pas fait le déplacement exprès, ce sont des anglais résidant en ce village qui ont monté leur groupe de chant.
Puis un nouveau groupe s’installe, un monsieur joue de la guitare, à ses côtés cinq femmes et quatres hommes, c’est une chorale espagnole.

Une chose est particulière une femme donne le rythme en frappant sur une bouteille en verre et un homme en tapant sur une jarre.
Nous qui aimons l’originalité nous sommes servis.
C’est guilleret et agréable à écouter, les applaudissements s’élèvent et ils se retirent.
Les responsables de la sonorisation s’activent et courent dans tous les sens.
Mais que va-t-il se passer de deux micros en voici dix d’installés.
Heureusement il ne nous faut pas attendre trop longtemps, car la fraîcheur arrive.
Des femmes, des jeunes filles, des fillettes arrivent en costumes brillants, suivi d’hommes de tous âges mais aussi de gamins d’une dizaine d’années.
Trois guitares et un percussionniste font partie de la fête.
On nous présente la chorale de flamenco de Paymogo.

Tout à coup, ce chœur de plus de quarante voix s’élève dans la nuit, les choristes tapent le rythme dans leurs mains, les sons des guitares sèches et de la percussion en sourdine élèvent le rythme qui est donné et réchauffent tout le corps.
Très rapidement, tous les spectateurs sont pris par une frénésie, par un balancement du corps, mais l’émotion est à son comble quand à plusieurs reprises des jeunes filles viennent chanter à capella avec des voix d’une beauté qui font vibrer.
Sans interruption les chansons se succèdent pendant une heure, l’enthousiasme du public s’élève en une fièvre, une frénésie et une ivresse de gaieté.
L’impétuosité des applaudissements retient encore les chanteurs qui eux sont pris au piège de l’amour de leur musique.
Enfin le calme revient, on a du mal à quitter le lieu, l’ambiance résonne longtemps dans les fibres cellulaires.

Et une fois allongé, dans la tête tourne encore ces refrains, la pleine lune finit par envoyer le marchand de sable pour une nuit un peu agitée.
Avions nous envie de faire comme les chanteurs taper des mains, des pieds et nous contorsionner ?
Le jour se lève sur notre joie d’être là et après un petit déjeuner de fête nous repartons pour une promenade.
Nous entendons encore le rythme des chansons, rêvons-nous ?
Peut-être pas, car voici bien des notes qui sont restées accrochées dans les mains de cette muse.

Enfin un petit tour vers les moulins, un regard sur le Guadiana et il nous faut partir nous sommes attendus.



De retour au Portugal nous arrivons à Quarteira et pénétrons dans une église, nous avons rendez-vous ici avec l’orchestre de l’Algarve pour un concert de Noël.
Impossible à décrire et je ne vais pas être originale en disant que ce fut magnifique, le ténor à la voix extraordinaire et ses mimiques, s’il nous fit chanter, il nous fit aussi rire. La cheffe d’orchestre nous a charmés par son sourire.
Le finale avec un grand humour des musiciens et de la maestra, nous permet de retourner à l’Ecopark gonfler d’une immense satisfaction.
