Surprise d’une saison



Alors que dans les contrées, au nord de la Loire le temps est maussade.

Le gris s’invite dans la nature il suffit de regarder les sarments des vignes et les branches des arbres dans les  forêts dénudés de leur feuillage, ce décor ne fait plus qu’un avec les nuages, le brouillard.

D’accord ici il n’y a plus de feuilles aux vignes mais la luminosité est présente !


L’humidité est au rendez-vous et avec le dérèglement climatique les saisons ne sont plus marquées.
Fini les hivers où le thermomètre passait la barre de moins dix, moins quinze pour flirter avec un moins vingt.

Après une randonnée dans la neige avec un soleil éblouissant, je rentrais barbe et moustache ornées de glaçons.
Je n’ai pas de nostalgie avec le “ bon vieux temps “,  mais il est temps de prendre conscience que la nature se dérègle et que de saisons bien marquées encore dans les années 2000, nous sommes passés à une incompréhension “auto-print-hiver “ et je ne sais dans quel ordre les placer.

Les cartes saisonales sont bien mélangées et brouillées.
Ce qui fait que les habitants de nombreuses régions dépriment, car ils manquent  de cette magnifique luminosité de l’astre suprême.
C’est certainement l’une des raisons qui nous pousse vers le Sud de l’Europe. Quand approche Noël, le vert de l’herbe s’égaye et pointe un peu partout sur le bord du chemin des couleurs qui avivent le plaisir de la promenade.

Le soleil caresse la peau d’une douce chaleur, c’est tout le corps qui est en fête.
Les fleurs sortent de leur nid comme les oiseaux qui se mettent à chanter.
Tout d’abord ce sont les fleurs d’oranger qui ravissent nos sens olfactifs.

Leur flagrance nous informe de leur éclosion bien avant d’arriver proche de l’arbre.


Dans les prairies ou sur les bords de chemin, les Oxalides pied-de-chèvre concurrencent de leur jaune les soucis des champs, cet enchantement est rompu par la blancheur du narcisse.


Une fleur s’est évadée d’un jardin et pousse maintenant à l’état sauvage, c’est la Chasmanthe d’Éthiopie, sa couleur et sa forme est un ravissement.


Mais voici le moment d’extase c’est quand nous approchons de l’amandier. Les fleurs et les bourgeons ont toutes leur place, les feuilles patientent ne voulant pas rompre l’explosion florale de rose et de blanc qui va s’éterniser jusqu’en février.


En Algarve le printemps est là je ne veux pas vous rendre jaloux, mais juste vous partager un peu de notre joie  au travers de ces photos. Profitez de ces fleurs et du soleil qui se couche sur un océan bien calme en illuminant les falaises d’ocre.