Déjà une semaine écoulée dans cette nouvelle année et même si les guirlandes éclairent encore les rues, les places et un peu nos cœurs, pour certains il est compliqué de résister aux nuages de tempêtes que souffle le vent de la colère.

C’est vrai comment faire ?
Même quand on s’obstine à observer la nature avec un paysage de neige, à se laisser envahir par le silence qui résonne sur le lac gelé ou comme nous qui sommes plus au sud, on admire la petite fleur en écoutant le chant du rouge-gorge, il est difficile de ne pas voir apparaître dans son champ de vision quelques horreurs de ce monde.


Génocides, emprisonnements injustes, maltraitances ou tout simplement décisions politiques despotiques, discrétionnaires et inexcusables.
Marc Aurèle, empereur Romain et philosophe donnait un conseil : « Quand tout s’effondre autour de soi, il faut accepter sachant que cela ne veut pas dire se résigner. »
Accepter c’est transformer ce qui nous entrave en force !
Certains vont tempêter, mais comment est-ce possible devant telle injustice, telle souffrance ?
Ne pas accepter n’est-ce pas se mettre dans une position de résistance face à des circonstances, des décisions qui nous dépassent largement?
Faire grandir révolte, peur et souffrance en nous et pour autant ne rien résoudre ?
Je prendrais un exemple : voici une belle fille, sportive, tout lui réussit dans les études ou professionnellement et l’on ne compte plus la cour de ses Don Juan.
Un accident et voici qu’elle se retrouve handicapée avec une mobilité réduite.
Un jour, elle devient championne dans un sport paralympique, ou réussit le concours d’un grand diplôme ou encore elle devient virtuose dans un art.
Qui ne se pose pas la question : comment fait-elle ?
Elle accepte sa situation, ce qui lui donne la force de ne pas se résigner, de relever la tête et d’agir.

Alors dans ce contexte, regardons la beauté de notre cœur, laissons la colère, la tristesse, l’angoisse ou bien d’autres sentiments de sinistrose s’évaporer et regardons dans l’instant ce que nous sommes, ce que nous avons.
Soyons comme la petite fleur qui dans un milieu aride et pierreux sort de terre et fleurit pour égayer ce petit bout de terre qui l’entoure.

Oui c’est possible d’être heureux dans un monde de décombres, c’est même un devoir car je vais rayonner un peu de joie, de gaieté, je vais propager autour de moi une brume de soulagement. Voici un sentiment qui va gangréner l’ambiance environnante.
Dans ce cas, les offensants, les violents ne vont-ils pas se retrouver désarmés face à une situation qu’ils ne peuvent dominer ?
Penchez-vous sur la vie de Nelson Mandela qui malgré l’emprisonnement, l’injustice est resté dans une philosophie de paix et surtout le refus d’adopter le même comportement que ses bourreaux. Cela l’a conduit à la présidence de son pays. Invraisemblable non ?
Alors soyons heureux, acceptons la sinistrose ambiante et laissons passer et rayonner notre joie de vivre. Partageons la quiétude dont nous bénéficions et laissons la se propager, bientôt c’est un chœur d’amour qui s’élèvera des endroits les plus sombres.

Vous pensez cela irréalisable, compliqué ?
Mais croyez-vous que c’est simple d’être une bonne mère ou un bon père de famille, d’être un bon salarié, un bon travailleur indépendant ou chef d’entreprise? Croyez-vous que c’est simple d’être un bon voisin, d’agir en prévention pour protéger son capital santé ou tout simplement d’être bon et tolérant avec soi-même ?
N’est-ce pas la nos premières démarches pour que le monde se porte mieux ?
Tout sentier de montagne escarpé comparable à celui de la vie demande effort et apporte une satisfaction incommensurable.
Alors si les guirlandes s’éteignent, laissons au plus profond de notre âme briller la paix.
