Qui sont les écologistes ?


Épisode 7


— Je vais poursuivre cette discussion avec une citation dont il serait souhaitable qu’elle amène un grand nombre de personnes à réfléchir.

Victor Hugo a écrit, et je me donne l’outrecuidance de vous rappeler ses dates d’existence : 1802/1885 ; de ce fait, la citation résonne encore plus fort ramenée dans le contexte du XIXème siècle.

« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

Pour la comprendre ne faut-il pas être un brin rêveur, poète, en un mot être un esthète ? Cela n’est pas réservé à une classe particulière, mais tout simplement à tous ceux qui pour sauver l’humain ont compris qu’il faut guérir la nature.

— Il est rare d’entendre de la bouche d’un homme des propos aussi apaisants, cela rassure et je vais dans ton sens. Les écologistes que l’on veut détrôner ne sont pas des gens encartés. Ce sont pour la plupart des gens qui aiment la nature et dont le cœur est blessé en observant l’irrespect qu’on lui porte. Leurs sentiments sont envahis d’angoisses quand ils observent avec intelligence les dégâts créés par un système de surconsommation où les seules lois sont les courbes de la productivité et du consumérisme. Être écologiste, ce n’est pas devenir végan, ou vivre en autarcie au fond d’un bois, se lavant dans un ruisseau et réfutant tous voyages.

— C’est vrai que l’on a étiqueté les écologistes comme étant des femmes, des hommes vivant en marge et prônant un jusqu’au-boutiste arriéré. Écologiste c’est tout simplement faire de son mieux. Accepter ses incohérences, en prendre conscience, afin de les améliorer et d’aider la planète à mieux se porter.

— Je t’approuve mon mari, être écologiste c’est être simple et humble, se sentir bien avec soi-même, respecter son éthique et être l’artiste de sa vie.

— Ils sont nombreux à correspondre à cette description dans les personnalités qui ne font pas obligatoirement la une des médias. Toi ma chère et tendre qui suit l’actualité plus que moi tu peux nous en parler.

— Mais bien sûr, De Cécile de France ou Guillaume Canet (acteurs) au grand reporter photographe Yann Arthus Bertrand. De sportifs de haut niveau comme Xavier Thevenard (trailleur) ou William Bom Mardion (skieur alpiniste, plusieurs fois médaillé), de Cyrille Dion (écrivain) à François Ruffin (député) qui a dit : « il faut gouverner avec tendresse ». Nombreuses personnalités prônent l’importance d’être vigilant à nos comportements et à user de toute notre intelligence pour avoir le petit geste protecteur.

— Je partage ton avis, cette liste peut-être bien plus longue, mais je veux surtout dire que le nombre d’écologistes anonymes est très important. Je pense même que beaucoup de personnes sont des écologistes qui s’ignorent. Si quelqu’un les affuble de ce titre “ écologiste” ils sont prêts à faire une crise d’urticaire ne se retrouvant pas dans cette dénomination. Et pourtant, appelons un chat, un chat !

— Pour beaucoup, cela ne signifie plus grand-chose, reconnaissons que ce mot « l’écologie « est en ce XXIème siècle trempé dans des bains nauséabonds et utilisés à des fins pas très honnêtes ! Il faut s’affirmer et se donner du courage, des milliers, des millions de personnes ne serait-ce qu’à travers l’Europe, œuvre en silence ! Partisan d’un monde plus humain avec des règles de respect et de protection de la nature face à cet incessant bétonnage, réveillons-nous, donnons-nous la main et exprimons l’importance d’un amour pour la planète.

— Tu as bien raison, madame l’écologiste de souligner la nécessité des règles, car les Hommes assoiffés d’argent voudraient vivre sans aucune norme, mais si il n’y avait pas un minimum d’ordonnance où en serions-nous ? Une jungle, la loi du plus fort, n’avons-nous pas déjà un pied dans ce travers ?

— Pourtant c’est simple, en établissant une bonne éducation sur l’harmonie de la nature et un peu de bon sens, tout peut être facile. Cela va du geste dans son jardin pour éviter l’épandage de produit chimique à préférer le vélo à sa voiture pour faire des courses. Cela va d’aimer randonner et d’honorer le silence que donne la forêt ou la montagne à l’attention que je vais porter à mon voisin malade, etc. Être écologiste n’est pas une maladie ou une tare comme on tente de nous le faire gober, mais une qualité noble.


— C’est là qu’est l’espoir ami lecteur, que vont devenir les milliardaires imbus et provocateurs contre ce mouvement silencieux, calme et paisible des partisans de la défense de la nature ? Que peuvent-ils faire contre ces femmes et ces hommes qui agissent en toute quiétude, car ils ont compris que la nature nourrit le corps et le guérit, que la nature émerveille l’âme et l’esprit. Ils hurlent et tentent de faire croire qu’ils sont de doux agneaux, ils en sont à leur dernier soubresaut d’existence. Rien, ils ne peuvent rien contre cette force animée par le même état d’esprit, la solidarité. N’est-ce pas une victoire calme qui avance dont la détermination est irrésistible ?

— Comprend bien mon mari qu’après leur avoir collé une étiquette, ils ont affublé les écologistes d’une couleur : la verte. Quand je vois certaines pubs relookées pour les hamburgers du rouge au vert je me dis qu’un partisan de la nature n’est pas porteur du vert, serait-il comme le ver qui s’introduit dans le fruit pour le pourrir. Je vois bien l’effronté milliardaire qui ne vise que l’espace, le ver le ronge et un jour il tombe telle la météorite qui extermina les dinosaures, il exterminera tous ses pairs.
Après cet instant récréatif, je reviens à la couleur dont furent affublés les écologistes. Le vert, mais il y a tant de nuances qu’il est impossible de trouver la justesse. Je les vois plutôt porteurs des couleurs de l’arc-en-ciel, ces couleurs qui guident la nature et émerveillent petits et grands au moment de la pluie.

— Mais pourquoi fais-tu ce choix ?

— As-tu observé la multitude de couleurs que nous offre la nature ? Même si le vert prédomine, observons le mimosa, la rose, la glycine…non seulement elles nous éblouissent, mais la multiplicité des parfums qu’elles disséminent ne peut que nous mettre en vénération face à cette richesse.

— Dans cette douceur artistique, je te reconnais bien mon épouse. La richesse de la vie est de savoir s’extasier face à cette multiplicité. Alors qu’en dites-vous , un écologiste, un être arriéré ?

L’aventurier Mike Horn à écrit dans l’un de ces livres :

« La nature est l’arbitre suprême, elle punit durement ceux qui ne la respectent pas. »

À suivre…

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