Le vide de l’univers réunifie le tout ?

       Episode 15

Fin episode 14

— Je languis accélère ton histoire, elle ne va pas se terminer en drame du style ce sont des vilains qui ont tendu un piège pour dépouiller les voyageurs. J’en serais très fâchée.

— Mais voyons tu oublies le génie, la lampe, crains-tu d’être transformée en princesse ou alors en sorcière ?

À suivre…

Épisode 15

— Sachez monsieur mon mari que dame votre épouse ne porte plus depuis longtemps le hennin et ne se fera pas avoir par vos roublardises.

— Que nenni, cette lumière étincelante n’est autre qu’un groupe de citoyens du monde qui ont pris conscience de la gravité de l’heure. Ils refusent de tomber avec la branche que scient les différents pouvoirs qui souhaitent voir le peuple dominé et obéissant. Ce sont des êtres qui par leur comportement sont en adéquation avec eux et ils rayonnent. Leur lumière c’est l’amour humain qu’ils ont planté dans la terre, il grandit, fleurit, se ramifie dans le ciel et devient une attraction puissante.

— C’est une chose que l’on ressent souvent dans la vie. Lorsque l’on dit je me sens bien avec telle personne, ou quel charisme à cette femme, ou encore avec cet homme je me sens sur la même longueur d’onde. C’est comme dans notre relation, l’on peut affirmer, nous vivons en complicité et synchronisation c’est dire que les ondes de nos vibrations sont harmonieuses.

— Je te félicite de ta perspicacité. Cultivons l’amour pour la nature, la relation et la considération de l’autre, l’élimination de la haine, le refus de se faire manipuler, ne jugeons pas hâtivement avec des certitudes qui détruisent. Voilà l’hétérogénéité qui permet sans avoir besoin du génie ou de la lampe de se sortir de la spirale d’une société déprimante dont l’aimant final attire en direction des addictions drogues ou autres qui peut se conclue par un suicide.

— Je suis étonné que tu ne dises mot sur la santé.

— Notre santé va dépendre de tant de choses et peut-être bien aussi des mots qui peuvent provoquer des maux ! Les stoïciens nous alertent sur la puissance des mots, n’est-ce pas lié avec la puissance de la pensée ? Certains mots à force d’être répétés programment le mental alors choisissons les mots avec rigueur et évitons les plaintes inutiles.

— Selon ce que tu dis, il est probant que toutes ces informations pessimistes influent une crainte de l’avenir et augmentent insidieusement le stress, on connaît ses effets néfastes sur la santé.

— Je vais renchérir sur tes propos, les analphabètes du XXI ème siècle ne sont pas ceux qui ne savent pas lire ou écrire, mais ceux qui ne peuvent pas désapprendre les nombreux mensonges qu’on leur a enseigné et qui se perpétuent.

— Mais alors lorsque l’on parle des dégâts présents et futurs de l’environnement avec son cortège de catastrophes, dois-je douter ? Cette histoire devient déprimante. Devons-nous jouer à l’autruche ?

— Jouer à l’autruche face à la comédie des hommes politiques qui veulent que l’on danse comme ils chantent, c’est une manière de protéger sa santé. Par contre, enfouir sa tête dans le sable face à la réalité de la terre qui souffre et dont les calamités se succèdent de plus en plus vite, ne serait-ce pas un comportement de peur ? La crainte de devoir remettre en question sa manière de vivre ? L’appréhension de l’effort à fournir ? La prémonition que le modernisme avec son cortège de consommation sonne faux ? Patrick Buisson, essayiste, journaliste disait : le seul vrai progrès c’est de douter du progrès.


— Cela me fait penser à un merveilleux texte de Charles-Ferdinand Ramuz, écrivain et poète, il y a 100 ans, il a écrit ceci : Le grand message circule d’un continent à l’autre par-dessus les océans. Pourtant rien n’est entendu, les grandes paroles passent inaperçues. Tout va tellement changer pour les hommes qu’ils ne se reconnaîtront plus eux-mêmes. Mais en attendant, rien ne change, tout est calme, tout reste si tranquille, si extraordinairement tranquille sur les eaux. » Un visionnaire, l’homme là !

— Certes, la non-réaction des gens est inquiétante, énervante, car l’heure du non-retour n’est pas loin. Gardons l’espoir, sans bruit, de nombreux individus changent leur manière de vivre, éduquent les enfants différemment. Des associations mobilisent les municipalités et les citoyens pour des actions concrètes. À Etretat par exemple, une petite ville qui s’étend sur quatre kilomètres carrés accueille 1,5 million de visiteurs par an. Quotidiennement, c’est 300 kg de galets qui disparaissent de la plage, ils ne se renouvellent pas et ont un rôle important de protection de la ville. Une association au nom « d’Etretat Demain » est créée à l’initiative de jeunes pour sensibiliser les visiteurs. En Bretagne à Crozon sur l’île Vierge, une plage considérée comme l’une des plus belles d’Europe est envahie de touristes, le maire a eu le courage de l’interdire afin de protéger le site. De nombreuses petites communes dans les Landes ou encore à Porquerolle, les élus, des associations ont le courage d’intervenir.
— J’aime tes exemples qui donnent l’espoir, tristement passé sous silence par les grands médias. Ou alors encore critiqué, car cela représente des restrictions aux libertés, on va faire endosser ces mesures répressives aux écolos. Agissons doucement, mais sûrement, émerveillons-nous face à la création du monde, face à la nature ou tout est utile et harmonieux. Dans notre bouche, ce doit-être un énoncé de mots positif qui développe une volupté d’espoir.

— Des Hommes dans leur silence inquiètent, mais d’autres dans la discrétion agissent. Les mots, les pensées de bienveillance pour la nature seront créatrices d’un renouveau, la nature ne tend pas de pièges, c’est l’homme conquérant qui s’empêtre lui-même dans une sale histoire.

— C’est une belle leçon qui m’inspire ! Rien n’est plus beau que la vie, pourtant l’Homme met tout en place pour la détruire et de ce fait s’auto-détruit par des méthodes douloureuses ( accidents, maladies). Parfois, je n’ai qu’un désir, m’éloigner des gens qui ne cessent de se lamenter et qui ne voient que du négatif. Il y a une réflexion que j’ai du mal à entendre et pourtant qui est énoncée chaque jour en un nombre de fois incalculable : « Il ne fait pas bon vieillir. »

— Très juste, reprenons la pensée et les mots, ils sont vibrations: quel est l’impact de cette locution sur la santé ? Dans la vie, il ne faut pas se présenter en victime, mais en bâtisseur et les mots sont des piliers de notre construction. D’où l’importance d’être toujours positif tout au long de sa vie.
— Je me souviens d’une période ou dans ma vie j’utilisais ces phrases : je ne peux pas, je ne suis pas capable, un jour j’ai pris conscience que c’était des chaines que je mettais à mes pieds et j’étais prisonnière dans une cellule d’infériorité et d’incapacité. J’ai changé mon discours envers moi-même. Par exemple, au lieu de dire, je ne vais pas être à la hauteur, je dis maintenant c’est un défi que je vais relever. Les mots parlent à l’âme.

— C’est tout à fait cela, des mots positifs et encourageants renforcent une image positive de soi, tandis que des mots jugeant, critiquant, rabaissants pourront avoir l’effet inverse. Ici, je pourrais boucler la boucle, qu’est-ce que l’on entend le plus souvent ? Crise économique, crise sociale, crise environnementale, crise sanitaire. Comment face à cela l’Homme peut redresser l’échine ? Ces mots ont les mêmes effets sur les humains que lorsque dans notre métier de paysan l’on abattait la masse sur le piquet pour qu’il s’enfonce dans le sol.

— Dès l’école que l’on devrait nous apprendre l’importance des mots et ces effets sur la santé. Il est vrai que la société n’est pas positive et je comprends mieux pourquoi tant de personnes se plaignent de leur santé. Dans les entreprises, il est quand même rare d’être gratifié.

— C’est bien pour cela que de nombreux thérapeutes, relaxologues conseillent les promenades dans la nature. C’est bien le lieu où tout peut nous enchanter et où l’on peut se libérer des carcans qui enserrent notre cerveau, notre cœur et notre liberté. Observez la petite fleur gracieuse, le chant léger de l’oiseau, la beauté du chevreuil, les couleurs du martin-pêcheur, l’originalité du crabe, etc. Dans la nature, tout est fait pour garder notre équilibre et nous rendre notre joie.

— J’ai besoin de récapituler, car j’ai la sensation que tout est lié en définitive. L’univers est un vide dans lequel circule des vibrations, si l’on veut que celles-ci jouent une partition sans fausses notes, il me faut avoir des pensées de gratitude et de bienveillance. De ce fait, je vais savoir m’émerveiller, ce qui va me combler de sagesse et mon comportement va s’adapter pour aider, tel le colibri, à modifier petit à petit le dérèglement climatique. Mes pensées et mes mots positifs vont participer au maintien de ma santé.

— Tu lis dans mes pensées et je d’ailleur pour m’aider à maintenir cet état, je médite de ce fait je me sens plus détendu, j’arrive à reprendre une activité physique et un dynamisme grandit en moi. C’est à ce moment que je me suis souvenu des paroles de mes parents. « Nous avons un capital santé en arrivant ici-bas et c’est à nous de l’entretenir et de faire attention à nos faits et gestes. »

— Les expressions suivantes, une fois n’est pas coutume, font l’unanimité : la santé n’a pas de prix, il n’a rien de plus beau que la santé, quand la santé va tout va, etc. Mais que font les humains surtout dans nos sociétés occidentales pour préserver ce merveilleux capital santé ?

À suivre…

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