Aventurier de la vie ?





Episode 21



Fin épisode 20

e– Je te coupe la parole, excuse moi ton questionnement me conduit dans une fièvre ardente d’interrogations. À quoi je sers ? Ai-je une utilité ici-bas ? Me battre ? Tuer mes frères ? Les mépriser et gagner beaucoup d’argent ? Polluer ? Être irrespectueux, tout méprisé, bafoué ? Et après ? Une fois que je suis dans le trou ou incinéré, à quoi cela a servi ? L’héritage pour mes enfants qui vont s’entredéchirer ?



épisode 21

— Ce qui peut nous aider à répondre individuellement à cette question ne serait-ce pas d’accepter une évidence qui fout la trouille, la mort ? Elle nous accueille tous à un moment donné. Ayons l’honnêteté, le courage de se demander si entre notre naissance et la mort, le seul intérêt serait de grandir, être scolarisé et jongler dans cette sélection par élitisme, devenir adulte et trouver un travail ? Est-ce que le seul intérêt c’est de se marier, d’avoir des enfants ? Ou encore avoir une maison, une voiture, une piscine pour divorcer dans une dispute invraisemblable ? Est-ce que le seul intérêt c’est de vivre la pression en entreprise, être stressé, découvrir la maladie et pleurer sur la mort d’un être aimé ?

e– Dis donc ton état des lieux n’est pas réjouissant.

— Je peux aggraver le tableau, car certains meurent sous des bombes, des tortures ou la faim et ceci depuis des millénaires. Alors notre présence sur terre, pourquoi ? À quoi tous ces gestes pervers, bestiaux servent-ils ?

e– La solution ne serait-ce pas de mettre une dose de spiritualité dans la vie ? S’intéresser à la création du monde pour découvrir que tout n’est qu’un vide plein de vibrations où j’ai le libre arbitre de jouer ma partition avec une harpe ou un violon.

— La réponse ne serait-elle pas donnée par Bouddha, quand à la fin d’un enseignement il dit ceci à ces élèves :
« Ne me croyez pas, expérimentez !
Lorsque vous saurez par vous-même que quelque chose vous est favorable, alors suivez-le !
Quand vous saurez par vous-même que quelque chose ne vous est pas favorable, alors renoncez ! »
Que veut-il exprimer ? Sortez de tous les principes et de la morale inculqués. Soyez un être libéré qui n’ignore plus ce qui est bon et juste pour lui.

— Ne serait-ce pas à ce moment que nous aurions cette partition, cette sonate à jouer sur les cordes de l’univers ? Trouver l’harmonie entre notre esprit, notre âme et notre cœur, voici notre liberté accompagnée d’une volupté d’altruisme. Notre valeur ne passe pas par une profession, la possession de bien ou une richesse. Notre valeur c’est de nous épanouir dans une profession qui passionne, qui enrichit. C’est de mettre nos actes en accord avec notre éthique. Le journaliste, romancier brésilien Paulo Coelho écrit : « C’est mon exemple qui change le monde pas mes opinions.»

— Notre vie est une chose palpitante nous en somme les aventuriers et devons aborder tous les évènements comme une expérience qui va nous enrichir.
— Conduits par l’empathie, nous nous élevons dans la montagne de la joie de vivre. Nous comprenons que c’est dans la simplicité, l’humilité que l’on s’épanouit. La nature en retour nous nourrit par sa beauté, sa diversité, sa complexité. Sous nos yeux, elle est l’exemple de la naissance et de la mort et pourtant elle n’est que splendeur !

— J’aime beaucoup ce que tu dis. Ne sommes-nous pas au cœur du sens de la vie en parlant de la mort ? Montaigne disait :  » aucune vie durablement heureuse n’est possible sans réflexion sur la mort.  » Pourquoi avons-nous tant peur ? Pourquoi refuse-t-on de relever la tête et de la regarder dans les yeux ? J’en conviens la séparation est douloureuse, être triste, pleurer, même hurler, aller dans une forêt exprimer sa rage en cassant des branches, mais avons-nous le droit de nous éterniser dans cette situation ?

— Soyons honnête, regardons-nous dans les yeux sur quoi pleurons-nous ? L’ami(e) parti est juste de l’autre côté du chemin et il ne demande qu’une chose que l’on parle de lui comme s’il était encore avec nous, que l’on rit et que l’on prononce son nom sans arrière-pensée. Alors tristesse sur nous même ? C’est notre égo qui vit mal une séparation ? Notre peur d’être seul, car la solitude n’est pas facile. Est-ce facile pour l’alpiniste qui passe la zone de la mort à plus de 7000 mètres d’altitude ? Il n’hésite pas, son amour de la montagne le conduit, il réussit, il gagne et si notre chemin était identique ?

— Nous nous agrippons au monde connu et même si cette vie nous fait souffrir nous y restons attachés. La mort c’est l’inconnu comme le passage des 7000 mètres pour l’alpiniste, il ne sait jamais s’ il va revenir ou dans quel état et pourtant il y va, confiant et en revient riche, fier de la force que cette expérience lui a procurée. Dans ce que nous appelons épreuve particulièrement celle de la mort, soit nous en demeurons terrassé et détruit, soit nous la traversons et l’on découvre, se révèle à nous une force intérieure.

— Écoute, le pinson dans son arbre alors que le soleil du matin arrive, il nous chante ; ton escalade est moins dangereuse et ta victoire est assurée car là où tu vas, l’amour est partout, alors que crains-tu ?

— Ce monde moderne que nous critiquons souvent effectue des découvertes très passionnantes qui se recoupent. Des médecins, des chercheurs de par le monde accumulent les preuves d’une vie après la mort, bien plus belle. Il y a une masse de témoignages de ceux qui ont connu la mort imminente ou clinique, certains disent qu’ils n’avaient pas envie de revenir. Ils parlent de lumière d’une blancheur insoupçonnable, d’une musique angélique et le sentiment d’un amour de grande douceur.

— Et si nous, les habitants de la planète, nous nous unissions pour que nous mourions tous en bonne santé et heureux. Plutôt que malade ou sur un champ de bataille. Ne serait-ce pas cela le but de la vie ? Nous donner la main, être solidaire, apprendre à vivre ensemble dans la bienveillance et le respect des différences. Le reste n’étant que des aventures individuelles enrichissantes et un jour au sommet de la montagne, nous sommes prêts dans la joie pour le grand saut.

— Je me souviens de ma tante qui disait : je sais que je vais bientôt mourir et je n’ai pas peur. Trois jours plus tard, elle s’envolait.

— Je crois bien mon cher et tendre que nous revenons au début de notre histoire et il nous faut accepter que nous n’ayons pas de réponse.

— Je te confirme que nous n’en aurons point.

— Comment prétends-tu cela ; te voici scientifique ?

— Ho que non ! Mais je m’instruis comme tu me le conseillais afin que mon cerveau reste dynamique. Alors j’ai lu et voici ce que disait le physicien allemand Max Planck : « La science est incapable de résoudre le mystère ultime, parce que nous sommes nous-même une partie de ce mystère que nous cherchons à résoudre. »

— Il ne nous reste qu’à avancer en recherchant notre équilibre intérieur, une joie de vivre et de nous sentir justes avec chacun de nos actes, de garder confiance en cette inconnue en se nourrissant de l’harmonie et la beauté de la nature.

— Tu sais que cette nature je l’aime, elle me ressource, mais je dois avouer qu’il m’arrive d’avoir de gros moments de doute sur un possible retour sur « le vivre dans un paradis. » J’ai des informations qui me désarçonnent et comme tu m’aimes et tu es toujours partante pour les folies de la vie tu sauras me remonter le moral.

— Vas-y confis-toi, tu mets trop d’énergie dans ton côté révolutionnaire, cela t’épuise.

— Que veux-tu depuis mon adolescence je ne supporte pas l’injustice. À seize ans, je collais des affiches pour la paix et la justice sur les arrêts de bus à Colmar. Je crois bien que je me suis mal lavé les mains, l’injustice ravive des braises de la révolte, cela me colle à la peau.

— Je ne vais pas te dire va te les laver, avec le temps la colle à séchée et ces émotions sont ancrées dans tes entrailles, je peux t’écouter et t’apporter tendresse comme soutien.

— Mais comment en 2025 avec tout ce que l’on sait, les politiques et leurs administrations, des chefs d’entreprises et même des syndicats agricoles peuvent consentir à l’utilisation les insecticides, fongicides, herbicides, inhibiteurs de germination, etc., envahir nos champs ? Ces préparations chimiques qui tuent la vie de la nature d’une manière ou d’une autre vont terminer dans notre assiette accompagnée d’une louche d’engrais chimique.

— Dans ton impulsivité, tu m’amuses et tu es beau, car tu retrouves la vitalité et la naïveté de ta jeunesse. Alors comme cela m’amuse, voici un peu d’huile pour animer le feu. Ces produits dans leur définition, il est dit qu’ils sont là pour protéger les végétaux contre les organismes nuisibles.

— Eu égard à la délicatesse de tes flatteries et percevant ton amour, je vais rester calme. Ces produits étouffent nombre d’espèces de la flore et faune qui disparaissent définitivement. Ils rendent malades agriculteurs ou salariés du monde agricole. Les preuves existent, tout le monde a entendu parler de ces hommes morts à cause des algues vertes en Bretagne. On sait que la plupart de nos eaux sont polluées au PFAS, polluants éternels dans nos cellules. Nombre de reportages, conférences ont dénoncé les sulfatages des vignes ou des vergers, dans ce milieu professionnel, combien de cancer ou toute autre maladie dégénérative souvent passée sous silence. Il est estimé qu’un être sur deux risque d’avoir un cancer. N’est-ce pas révoltant et que faire ?

À suivre…

Renseignez-vous, un film existe dénonçant plus fermement mes propos

 » Les algues vertes », en lien ci-dessous:

Bande annonce du film

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