Le soleil




Le soleil serait-ce un ami qui nous veut du mal ?

N’est-ce pas surprenant ? Voici des millénaires que ses rayons mettent 8 minutes pour parcourir les 150 millions de kilomètres qui le séparent de la planète bleue. Qu’a-t-il fait de mal ?

Il fut vénéré par des civilisations anciennes, tels les Incas où il était considéré comme source de chaleur de vie et de fertilité, Inti était le dieu du soleil. Moi-même, avec ma compagne, dès que l’occasion nous en est donnée, nous vénérons son lever ou son coucher.

Nombreux sont ceux qui se précipitent afin d’effectuer une prise de vue insolite ou exceptionnelle alors qu’il tire sa révérence dans des couleurs incroyables et avec une luminosité enchanteresse.

Quoi de plus beau ? De plus émouvant ?

Pourtant les critiques à son encontre sont nombreuses, entre autres :

Le soleil est dangereux et provoque des cancers de la peau.

Le soleil brûle, il faut se protéger avec des crèmes puissantes.

Le soleil assèche les cultures et les rivières.

Le soleil est de plus en plus chaud, c’est intenable.

Le soleil je ne le supporte plus.

Canicule, sécheresse, insolation, mélanome voici quelques reproches faites à celui qui dès son absence va être accusé de ne point se montrer pour nous réchauffer et égayer nos journées.

J’écoute et je suis interpellé par cette facilité de jeter le discrédit sur l’autre, dans ce cas présent c’est le soleil. Mais dans combien d’autres situations, faut-il absolument un coupable ? Est-ce si compliqué d’assumer sa part de responsabilité ? Et dans le cas du soleil comme dans de nombreuses occasions, il n’est coupable de rien.

Il est facile de se déresponsabiliser et de s’en prendre aux rayons de celui qui nous illumine, mais ne serait-ce pas nous les humains qui depuis l’ère industrielle dépassons tout entendement de l’intelligence et dégradons sans vergogne l’atmosphère ?

Certains m’ont répondu à ces arguments, moi fautif ? Ça jamais ! Ce sont les entreprises, les multinationales, les hommes d’État. Oh! bien entendu, je ne dirais pas le contraire, mais… car dans toute histoire il y un mais !
Moi, minuscule gouttelette d’eau dans cet océan d’humains, serais-je si innocent que cela ?
Puis-je comme Ponce Pilate dire, je me lave les mains de cette histoire de dérèglement climatique et tous les jours j’invective l’astre puissant qui illumine ma vie?

Je vais vénérer son lever ou son coucher, mais le haïr quand il va rendre malade un proche ou moi-même. Je vais m’en méfier comme de la peste et oublier que l’apport de sa vitamine D est absolument nécessaire.
En nous exposant au soleil 15 à 20 minutes quotidiennement, on assure à notre organisme un apport journalier suffisant en vitamine D. Les heures les plus chaudes en saison estivale, à savoir entre 12 et 16h, sont à éviter.

Alors soleil dangereux ou pas ?

Et si c’était un lapsus de langage et au lieu de critiquer verbalement, on exprimait ce genre de rhétorique : avec nos comportements irresponsables, nous payons cette nature que nous avons dégradée et qui fonctionnait harmonieusement.
C’est l’aventurier Mike Horn qui écrit : “ La nature est l’arbitre suprême, elle punit durement ceux qui ne la respectent pas”.

Cela implique que nous avons notre part de responsabilité dans la situation qui a détérioré les cycles de la nature. Plutôt que d’hurler c’est l’autre, si j’assumais avec intelligence cet état de fait. Si je réfléchis, que puis-je mettre en œuvre ? Si je considère que mes actes, aussi minimes soient-ils, ont leur importance ? Si je suis capable de penser que les 8 milliards de terriens sont un peu les gouttes d’eau d’un océan. Si chaque goutte d’eau associée à des millions de gouttes d’eau décident que cette vague ne sera pas un tsunami, mais une douce onde qui va bercer des baigneurs, que va-t-il se passer ?



Certains vont dire qu’il y a beaucoup de SI, et avec un si ne mettons-nous pas Paris dans une bouteille ?

Ma grand-mère disait : C’est avec les petits ruisseaux qu’on fait les grandes rivières.

Je ne veux pas passer pour un donneur de leçon, mais on connaît l’importance du sens et de la puissance des mots et d’une phrase. Certains vont dire ce n’est pas grave, c’est une façon de parler. Indiscutablement, accuser la nature c’est évacuer sa responsabilité individuelle et collective humaine. Alors, commençons par reconnaître notre complicité dans les dégâts actuels. Effectuons un, deux, peut-être trois petits gestes reliés par des millions d’autres humains conscients des enjeux alors le monde va changer et la planète va nous sourire.

On a tous vu comme elle a réagi très vite lors de la pandémie quand les activités humaines furent stoppées. Nombreux furent heureux, satisfaits du retour de la nature dans les villes par exemple. Qu’avons-nous retenu de la leçon ?

Attention une leçon mal apprise revient comme le boomerang, avec une force surmultipliée.

Donc tout espoir est permis pour que le Pachacamac ou Pachöu-Kamù, le dieu des terres, des peuples, fils du soleil Inti, de Mama Quilla la lune, entende notre imploration et agisse pour notre bien.













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