Nouvelles rêves de bohème.

Chers amies et amis,


Les rêves de bohème viennent encore de réaliser leur rêve ! Partiront-ils encore en bohème… ? Mais qu’est-ce que la bohème si ce n’est vivre selon ses désirs dans la simplicité, rêver sa vie ou vivre sa vie rêvée ?

La vie est comme une rivière, parfois nous avons des idées qui nous obnubile et nous aimerions bien accoster, mais rien à faire le courant nous en empêche et il est toujours le plus fort.

Alors nous, humains, représentant une feuille fragile suspendue à un arbre, qui dès la première bise risque de s’envoler nous voudrions forcer les évènements.

Nous nous énervons, nous nous emportons, pour finir par crier et impulsivité oblige nous voici en colère et si nous insistons, l’embarcation va chavirer et nous allons nous lamenter, car nous sommes submergés par tant de soucis. N’est-il pas plus sage de faire confiance et se laisser porter vers l’improbable, car le courant de cette vie sait ce qui est bon et juste pour nous. Le frêle canot se glisse avec légèreté et souplesse dans  les quelques boucles que forme la rivière. Tout à coup, alors que les passagers somnolent bercés par les ondoiements de l’embarcation, ils sont subjugués. Là, devant eux, un coin de paradis, leur surprise n’est pas finie, car le bateau doucement aborde la rive. Ils sont accueillis par une représentante du lieu qui les invite à visiter. Abasourdis, on leur présente leur cocon de vie, un coin de paradis !

Invisible de toute voie circulante, bordée d’une forêt ou de garrigue se trouve un terrain de 6000 m2, tout plat, entouré de collines, niché dans un écrin de verdure. Le soleil depuis son zénith illumine le lieu où déjà une multitude de fleurs resplendissent comme des étoiles. Des arbres attendent impassibles l’altruisme de quelques humains afin d’être dorlotés, taillés, libérés des rejets, ronces, lierre… Sur ce petit coin de terre, plus de cinquante oliviers, trente caroubiers, quatre figuiers et amandiers qui ont besoin de soin et d’amour. Le tout bordé d’un admirable muret alors qu’à plusieurs endroits des tas de roches, certainement enchantés où se cachent lutins et fées, donnent au lieu une âme surnaturelle.

Notre cœur ? On ne sait plus s’ il s’est mis à battre la chamade ou s’ il s’est arrêté, mais c’est ici que nous déposons notre sac à dos.

Dans ce monde irrespectueux de la terre, nous ne pouvions continuer à faire comme si de rien ne se passait. Créer un cocon de vie où notre responsabilité est de protéger chaque pousse et de prélever le nécessaire afin que chaque plante trouve sa juste place, cela est devenu une nécessité à nos yeux. Vivre dans la simplicité en harmonie avec la nature, n’est-ce pas le sens de la vie ? Certains s’exclament que de travail !  Que nenni, de l’effort certes pour une satisfaction et c’est cela qui rend profondément heureux.

De ce fait, en deux coups de cuillère à pot l’acquisition est réalisée. La passion a repris le dessus et déjà l’amour des arbres nous appelle pour effectuer les premiers nettoyages et valoriser l’espace des pivoines sauvages. Laisser les fleurs des prés s’épanouir, engraisser les pollinisateurs et réensemencer naturellement le lieu. Bien entendu, des capucines ont rapidement trouvé leur place au pied de rochers qu’elles vont escalader.

Face à la grandeur de se verger ou des poules vont gambader, Laetitia va retrouver un statut de paysanne familiale comme il est dit dans les textes portugais. Voici la troisième naissance de la ferme de Capucine ou Quinta de Capucina, après le département de la Creuse puis des Vosges, dépaysement assuré en Algarve au Portugal.


C’est au hameau de Amendoeira à mi-chemin de Loulé et Sao Bras de Alportel que se trouve ce cocon de vie où nous allons poser notre caravane. Laetitia ne s’en laisse point compter, elle ajoute des cordes à son violon d’Ingres, elle va pratiquer massages et soin biomagnétique en présentiel ou à distance. Si vous avez quelques douleurs persistantes, n’hésitez pas à la contacter.

Quant à moi, de temps à autre je laisserais pioche ou sécateur pour retrouver la plume et écrire quelques lignes, quelques articles et j’ai encore deux livres en tête.

Voilà la grande nouvelle : dès cet été s’inscrit à notre agenda pour fin juillet début août la récolte des caroubes et novembre, décembre les olives.

Août, septembre nous tenterons une petite aventure en France.

Notre avenir est chamboulé, mais notre cœur et notre tête se réjouissent de ce nouveau virage où la rivière de la vie nous a menés avec douceur.

Bises

Pascal

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