De Nazaré à Bathala.




Ce matin, départ pour l’un des lieux les plus emblématiques du Portugal.
Nazaré de renommée internationale, là où les records des plus grosses vagues surfées sont battus régulièrement.  Ce phénomène est permis par la présence au large, du canyon de Nazaré qui canalise la houle. Il s’agit du plus grand défilé sous-marin d’Europe qui longe la côte sur 170 kilomètres et qui atteint 5000 mètres de profondeur.
Comme bon nombre de touristes nous nous dirigeons vers cette fameuse plage nord où nous devons découvrir des vagues phénoménales. Nous croisons le cerf de Nazaré,

voici sa légende : en septembre 1182 un gouverneur de château chassait un cerf dans la région. Par un matin de brouillard, soudain l’animal disparu dans un abîme. Arrivant à vive allure dans la direction de cette falaise, le chevalier effrayé par le danger invoqua la Vierge Marie et le cheval s’arrêta brusquement sauvant ainsi la vie du gouverneur. Il existe un symbole de ce miracle, on peut voir l’empreinte du sabot du cheval près d’une grotte.
Quant à nous et bien d’autres touristes aucun danger avec notre pas tranquille de ne pas voir la falaise par contre nous n’appercevons tout au long de cette plage magnifique que des vaguelettes qui feraient rire des enfants en bas âges. Nous avons la sensation de ressembler à tous ces gens se rendant à Lourdes ou Fatima et attendant le miracle. Celui-ci pas lieu car les vagues impressionnantes se créent particulièrement en novembre.
Enfin, vu le nombre de marchandes du temple sur la place du village nous ne devons pas être les seuls à rêver et espérer.
Nous apprendrons quand même que Nazaré possède un climat agréable et une autre plage magnifique en croissant de lune au sable blanc qui contraste avec le bleu de la mer.


Cette ville maintient l’une des traditions les plus anciennes concernant les arts de la pêche et il n’est pas rare de croiser des marchandes de poissons qui portent encore sept jupons comme l’exige la tradition.
Nous reprenons la route et nous allons visiter Batalha, situé dans la région centre du Portugal.  Cette municipalité est surtout renommée pour son énorme monastère.


La ville est fondée par le roi Jean 1er et pour commémorer la victoire des troupes portugaises sur les troupes castillanes le 14 août 1385, un an plus tard est lancée la  construction du monastère qui va durer de 1386 à 1517.
Pendant deux siècles ce monastère fut le grand chantier de la monarchie portugaise où se développa un style gothique national original.

J’adore les gargouilles de ces bâtiments religieux.

Le cloître royal est considéré comme un véritable chef d’œuvre de l’art manuélin.
Ce complexe monumental comprend une cathédrale, le cloître royal, la salle du chapitre, la chapelle funéraire du fondateur et la chapelle imparfaite ou aussi appelée inachevée, ce qui est le cas.


La richesse iconographique du tympan lui permet d’être considéré comme l’une des plus grandes cathédrales d’Europe. Elle à des dimensions impressionnantes sa longueur est de 83 mètres pour une largeur de 22 mètres mais c’est la hauteur de la nef centrale qui impressionne avec ses 32 mètres 50.

Les nombreuses colonnes forment un mur visuel continu qui accentue le sentiment de grandeur.

Les jeux de lumière du soleil au travers des vitraux sont enchanteurs.


La chapelle du fondateur Don Joao 1er où il est exhumé avec son épouse, pour diverses raisons en font un espace magique.


Le cloître est une fantastique harmonie entre les proportions, ce qui lui donne une élégance incomparable.

C’est une exubérance de l’époque Manuéline.


Nous passons devant la fontaine où les moines effectuaient leurs ablutions avant de se rendre au réfectoire.


Nous voici dans cette chapelle connue sous le nom de imparfaite ou d’inachevée. Don Duart roi de l’époque voulait en faire le panthéon de sa famille, une rotonde de huit côtés avec sept chapelles.

Mais il meurt prématurément ainsi que l’architecte et les travaux ne seront jamais terminés.


Tout au long de notre déambulation dans cet art manuélin du XIII et XIV ème siècle nous côtoyons de l’art contemporain réalisé par un sculpteur Roumain. Il est intéressant à mon goût de faire côtoyer, voire de rendre complémentaire ces deux visions d’époque très différentes. Donc en différents lieux de ce bâtiment nous croisons des sculptures qui ne sont pas dénuée de sens avec le lieu puisque le thème de l’œuvre est le triomphe du bien sur le mal.
Ici nous voyons le mal dominé par la colombe.


C’est un hommage à l’amour filial.


Cette statut démontre la force de la femme durant sa grossesse.


Voilà de quoi méditer sur la perte du paradis.


Inquiétude; sur la guerre et la vie pacifique.


Equestre. Méditation sur l’aspiration. A la liberté par exemple.


Notre voyage se termine et nous allons passé la nuit dans les montagnes avec une vue sur un village niché dans une vallée

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