Toujours des réveils un peu frais en hauteur, mais quelle beauté du paysage !

Notre décor va changer du tout au tout puisque de la nature nous partons en ville. Elle est renommée dans tout le Portugal, car ancienne capitale du pays qui abrite une vieille ville médiévale, mais elle est surtout réputée pour son université. Notre destination ? Coimbra où a été fondée la première université portugaise en 1290. Elle compte parmi les plus anciennes d’Europe avec la Sorbonne, Bologne, Oxford ou Salamanque.
La vieille ville et les universités sont situées sur la colline de l’Alcaçova ; on y accède par un enchevêtrement de ruelles étroites et pittoresques parfois entrecoupées d’escaliers au nom significatif, « escadas de quebra-costas “ soit escalier brise-dos.
C’est donc un lieu hautement touristique où nous nous rendons. Ces carrefours de foules ne sont pas obligatoirement notre tasse de thé, mais parfois pour ne pas rester simplet et découvrir quelque chose d’extraordinaire il faut s’y coller.
En traversant le fleuve Mondego, la vue sur la cité universitaire ne nous enthousiasme pas vraiment et nous sommes plus dans une désillusion, avec une exclamation, « ce n’est pas très beau » qu’à se dire « c’est magnifique. » Mais attendons d’être sur place pour juger.

Le soleil étant déjà bien chaud pour gravir la colline, nous décidons de traverser le jardin botanique. Les originalités de certaines plantes, la beauté, la grandeur des arbres et la fraîcheur du lieu nous guideront à le retraverser à notre retour.
Nous voici donc dans l’antre des étudiants portugais et notre sentiment vu de loin se confirme, c’est une grande déception. Les bâtiments sont immenses froids et sans cachets. Des énormes statuts implantés à différents endroits rappellent la froideur de certaines villes de l’époque de l’occupation communiste.
Nous apprenons que les bâtiments ont surtout été construits au moment de la dictature, pas étonnant qu’ils ressemblent à la froideur et la rigueur de l’époque.
Il est compliqué d’effectuer une prise de vue sans touristes. Fréquemment, ils sont enfermés dans leur bulle et ne prennent pas conscience que d’autres humains vivent autour d’eux enfin quand la prise de vue est facilitée se sont les échafaudages ou matériel de construction qui perturbent l’objectif, car il y a d’importants travaux de restauration des toitures.

Nous pourrions aller visiter la bibliothèque qui selon les prospectus est exceptionnelle, mais là encore il nous faut affronter une file de gens qui sont prêts à se disputer pour gagner une place et tout cela pour un prix de 40 euros pour deux.
Décidément beaucoup trop de monde pour nous, nous nous contenterons d’un regard sur une tour et de l’entrée de l’une des facultés, puis nous nous évadons dans des petites ruelles hors des circuits touristiques.

Dans une grande tranquillité qui nous permet de flâner, nous découvrons un ancien porche avec de petites ouvertures où la façade est parsemée de sculptures.

Il s’ouvre sur une rue avec une magnifique porte manuéline qui mérite bien l’extase de plus de monde, mais peut-être préfère-t-elle être admirée dans la discrétion, mais des connaisseurs !




Il est temps d’aller retrouver des forces et pour cela une amie portugaise nous a conseillé un restaurant où l’on mange la grande spécialité de Coimbra « le Bifana « . Nous sommes complètement hors circuit touristique et nous nous retrouvons dans une bonne taverne où l’autochtone est roi. Les exclamations et la bonne humeur des gens du pays rythment nos bouchées, mais ici il ne faut pas rechercher le silence.

Nous nous régalons de cette spécialité qui avouons le, n’est pas un met ultra fin, mais c’est bon, il nourrit son homme et nous permet d’être moins ignare puisque nous connaissons maintenant le meilleur bifana de Coimbra, certains prétendent de tout le Portugal.
Pour prendre notre café, nous nous rendons au plus ancien café de la ville qui est installé dans une chapelle désacralisée. Beaucoup moins bruyante.



Après ce temps de repos et malgré la chaleur, nous remontons par de petites ruelles vers le centre étudiantesque avec une motivation, découvrir les rues des logements des étudiants. Certains de mes lecteurs peuvent être surpris, car dans nos villes ce ne sont pas des endroits très originaux, mais je vous laisse la surprise.
En attendant nous longeons le « Jardim da Manga « il étonne par sa couleur jaune et sa forme surprenante ce bâtiment est monument national depuis 1934, il fut érigé au XVI ème siècle en tant que cloitre. Il est synonyme de légende, une source émerge en son centre et évoque la fontaine de vie décrite dans les versets de la Bible. Un symbole de la renaissance spirituelle et éternelle.

Le nom de ce monument peut prêter à interrogation et bien en voici la réponse. Il est intimement lié au roi Joao III qui en visitant eut l’idée de faire construire une fontaine juste à ses côtés. Dans la précipitation et par manque de papier, le souverain en dessina rapidement les contours sur sa manche « Manga « en portugais ! Royalement astucieux !
Alors que nous terminons la montée, nous arrivons devant l’un de ces premiers logements originaux où l’on sent de la part de cette jeunesse un vent de révolte et de liberté. Il ne sert à rien de baratiner et de juxtaposer des mots, je vous laisse regarder.



Il ne nous reste plus qu’à redescendre et quoi de mieux que de repasser par le jardin botanique pour nous extasier devant quelques plantes.
Un tilleul dont le houppier est harmonieux nous offre une pause régénérante,

Le palmier doum d’Égypte est étonnant de par la forme de son tronc.

La saxifrage stolonifère originaire d’Asie est exceptionnelle par sa beauté et sa précision, la nature peut avoir une délicatesse qui émeut les êtres sensibles que nous sommes.

Quant au bégonia heracleifolia originaire d’Amérique centrale, ses picots sur la tige son surprenant.

Ceux qui nous impressionnent le plus sont les ficus macrophylla d’origine australienne.

C’est ainsi que notre visite se termine, nous allons retrouver du calme avec un spot en bord d’un étang où des barques ancestrales permettent de pénétrer la roselière.

Merci , un message de satisfaction touche toujours l’humble écrivain que je suis.🙏
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merci pour ce joli reportage .bisous bonne continuation
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